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16 août 2020

Que se passe-t-il au Mozambique ?- Le nouvel eldorado gazier d’Afrique australe en grand danger !

carte (c) Petroleum Economist 

Les médias occidentaux s’intéressent depuis quelques mois à la République du Mozambique, ce pays de 30 millions d’habitants baigné par l’océan indien. C’est que depuis trois ans le pays fait face à une insurrection armée dans la province de Cabo Delgado. Le pays ancienne province portugaise est habituée à ce type d’instabilité en raison de la guerre civile qui opposa la FRELIMO à la RENAMO soutenue par l’Afrique du sud. Malgré l’accord de paix de 1994, il y avait eu de nombreuses résurgences du conflit qui a affaibli l’état mozambicain et permis l’émergence de nouvelles menaces. Il subsiste ainsi une certaine instabilité dans le centre du pays liée aux éléments résiduels de la RENAMO.

Le pays régulièrement balayé par les ouragans dont Idai en 2019 est en proie aux difficultés économique et au sous-développement. L’état se trouve aussi dans une situation financière très délicate et souffre d’un manque de crédibilité vis-à-vis des autorités internationales. Une rébellion s’est développée dans la province de Cabo Delgado au nord-est du pays qui a pour capitale la ville de Pemba. Frontalière de la Tanzanie elle compte 2,5 millions d’habitants répartis sur 17 districts. Si le Mozambique est majoritairement chrétien près de 18% de sa population est musulmane ; ce taux atteint les 58% dans la province avec un chômage élevé et un sous-développement socio-économique sévère. 

Un nouveau foyer d’instabilité

Le groupe Ansar al-Sunnah , est  une organisation religieuse, qui est apparue dans la province de Cabo Delgado en 2015, puis s'est militarisée. En octobre 2017, le groupe mène sa première attaque contre le port de Mocímboa da Praia. Il attaque trois postes de police et s’empare d’armes et de munitions. Son objectif est d’harceler les forces de sécurité et civiles dans le but ultime serait d'établir un état islamique dans la province.

Le 4 juin 2019, la propagande de l'Etat islamique revendique pour la première fois une opération armée au Mozambique. De nombreuses attaques sont perpétrées, détruisant l’infrastructure étatique qui existait, incendiant les maisons des particuliers et volant le bétail. En décembre 2018, le bilan s’établissait déjà à 90 morts et un millier de maisons incendiées.

 Cette semaine, les shebabs comme les ont baptisés la population locale ont capturé la ville de Mocímboa de Praia. Il s’agit de leur quatrième attaque contre le chef-lieu du district. 2 bases militaires près de la ville ont également été capturées. Mocímboa da Praia, ville d'origine d'une grande partie des chefs rebelles, est aussi une zone très stratégique pour les jihadistes, à une soixantaine de kilomètres seulement de sites de gaz naturels dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars. C’est une prise symbolique pour le mouvement islamiste qui souhaite en faire sa capitale.

Selon des médias locaux, les combattants islamistes ont débordé l’armée du Mozambique qui avait déployé ses forces spéciales appuysé par des mercenaires sud-africains. Les Forces Armées de défense du Mozambique (FADM ) auraient manqué de de munitions et le soutien aérien étaient trop loin pour arriver à temps. Le ministre de la Défense a déclaré « L’ennemi s'est infiltré dans plusieurs quartiers, habillé en civil et bénéficiant de diverses complicités, attaquant la ville de l'intérieur, provoquant la destruction, le pillage et le meurtre de citoyens sans défense, avec des manœuvres de sabotage et des attaques contre les moyens de secours navals à partir du port ». En juillet déjà une attaque avait coûté la vie à plusieurs soldats. 

Les insurgés utilisent les recettes habituelles de la guérilla. Très mobiles, ils disposent maintenant de nombreuses armées récupérées, de drones et utiliseraient la population civile comme boucliers humains. Les attaques ciblent tant les civils que les forces de l’ordre.  Plus de 210000 habitants ont fui la zone des combats. Il y aurait actuellement une vingtaine d’attaques par mois. 

Les projets gaziers au Mozambique

Le Mozambique attise les appétits économiques du monde entier en raison de son potentiel de développement futur. Le principal projet vise à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du pays. Les djihadistes menacent désormais le projet gazier et les infrastructures liées à ce gigantesque projet qui se trouvent dans la province de Cabo Delgado.

Le 27 juin huit ouvriers d’une société sous-traitante du pétrolier français ont été tués dans une embuscade. Une double attaque contre le groupe pétrolier américain Anadarko avait eu lieu en février 2019. Les sociétés pétrolières habituées à évoluer dans des environnements difficiles ont renforcé leur sécurité et font appel à des sociétés privées en complément des FDS locales. 

L’intervention des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM)

L’intervention des forces de sécurité mozambicaine a été depuis le début de cette insurrection trop faible par rapport à la menace croissante de ces groupes. L'État mozambicain a initialement considéré ces violences comme une menace à l'ordre public impliquant initialement la police de la République du Mozambique. Si les forces de sécurité ont réussi à conduire quelques opérations, détruisant des campements d’insurgés ; elles n’ont jamais pu porter de coups suffisamment sévères.  

Les FADM sont un outil obsolète fragilisée par les confrontations récentes avec la RENAMO. Les FADM ne semblent donc pas en mesure de circonscrire cette insurrection alimentée sans doute par des financements extérieurs. Elles parviennent difficilement à contrôler les grands axes de circulation, Comme la plupart des armées engagées dans des opérations de contre-insurrection les FADM sont maintenant accusées de commettre de nombreux abus soumettant les populations au racket et commettant des actes de violence contre celles-ci. Les militaires mozambicains issus pour la majorité du sud du pays ne sont pas familiers de cette région. 

L’action des sociétés de sécurité privées

Le recours aux private military company (PMC) a été rapidement envisagé en raison des difficultés des FADM à régler le problème.  Le groupe russe Wagner est intervenu en 2019 à la demande des autorités du Mozambique en échange de potentiels contrats gaziers. La compagnie aurait déployé 200 opérateurs disposant d’équipements sophistiqués, dont des hélicoptères d’attaque MI-24 et de transport MI-171Sh. Ils ont d’abord opéré le long de la frontière tanzanienne avant de le faire à l’intérieur de la province. L’arrivée des russes aurait créé un appel d’air et des volontaires de plusieurs pays africains auraient rejoint le Mozambique particulièrement de Somalie. L’action russe aurait plutôt mis de l’huile sur le feu et aggravé la situation dans la province. Plusieurs russes ont été tués dans plusieurs embuscades et les relations avec les FADM se sont rapidement dégradées. Les mercenaires russes ont semblé ne pas être réellement adapté à la menace et aux conditions d’opération particulièrement dures de la région. Ils se sont retirés il y a plusieurs mois. 

Frontier Service Group une société basée à Hong-Kong a fourni une paire de Gazelle anciennement de l’ALAT. Début avril, une d’entre elle (ZU-ROJ) a été abattue par les insurgés.  

La société Dyck Advisory Group (DAG) fournit des services aériens au profit des FDS. La société a perdu un hélicoptère lors de l'une de ses premières sorties, mais a depuis lors été crédité d'avoir dissuadé une avance des insurgés sur Pemba et d'avoir soutenu les efforts des forces gouvernementales pour reprendre Macomia, fin mai et Mocímboa da Praia, fin juin. DAG a perdu un ULM Bat Hawk, près de Miangalewa en juin. Jusqu'à présent, l'efficacité des hélicoptères est entravée par la nécessité de faire le plein à Pemba au sud de la zone de conflit et à 185 km de Mocímboa da Praia. L’appui aérien a fait défaut lors de la bataille de Mocímboa de Praia. Une autre option de ravitaillement est la base militaire de Mueda, à 94 km de Mocímboa da Praia. Les hélicoptères de combat du DAG sont accusés de pertes civiles, en particulier dans la bataille de Macomia. 

La société OAM international a aussi fourni des prestations au profit du gouvernement du Mozambique. Divers aéronefs mis en œuvre par les PMC ont été observés au Mozambique. Il s’agit notamment d’un UH-1 Huey, un Cessna Caravan, un Bell Long Ranger, un Diamond DA 42 et un ULM de reconnaissance CADG Helix. Erik Prince, bien connu dans le domaine des compagnies de sécurité est en lice pour « pacifier » la province de Cabo Delgado.

La réaction de la SADC 

L’organisation de l’Afrique australe s’est déjà réunie pour évoquer la situation au Mozambique. Un sommet réunira demain, les chefs d’état. Des experts de l'Institut sud-africain d'études de sécurité (ISS) militent pour une « intervention urgente » de la SADC et de l'Union africaine pour mettre fin à cette situation. La Tanzanie est prête à renforcer son contrôle de la frontière. Jusqu’à présent, le gouvernement de Maputo préférerait une intervention de troupes du Zimbabwe mais pas de la SADC.

Toute la stabilité de la région est menacée et l’Afrique du Sud qui est la grande puissance économique africaine pourrait être la prochaine cible. La menace terroriste est déjà présente dans le pays.  Le 23 juillet, la police a fait une descente près de Johannesburg et cinq terroristes présumés de l'Etat islamique ont été arrêtés. Les armes et le véhicule saisis lors du raid semblent relier cette cellule de l'Etat islamique aux fusillades du Nouvel An à Melville et Mary Fitzgerald Square, et à l'attaque d'une mosquée à Verulum près de Durban en 2018.

En conclusion, le terrorisme islamiste tente de poursuivre sa descente dans l’est du continent africain. Il s’appuie comme souvent une population musulmane qui a été négligée par le pouvoir central. Ansar al Sunna utilise le ressentiment de la population locale envers le pouvoir central accusé de corruption.  Il est urgent pour les états de la région (SADC), d’agir car l'insurrection de Sunnah Wal Jamaah monte régulièrement en gamme au niveau militaire et deviendra un adversaire toujours plus redoutable dans les mois à venir.


27 janv. 2014

L’Ethiopie rejoint la force de l’union africaine en Somalie (AMISOM)



Le 22 Janvier, les forces de l'Ethiopian National Defense Force (ENDF) ont  officiellement  rejoint la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM). La contribution de l’Éthiopie  comprendra trois bataillons qui seront principalement déployés dans les zones frontalières du sud, dans les villes de Baidoa et Beledweyne.

Les troupes éthiopiennes (3 à 4000 hommes) ont été en plusieurs occasions déployées en Somalie, la dernière fois en novembre 2011. Il est possible que d’autres unités éthiopiennes continueront à opérer dans le pays sans appartenir à l’AMISOM. L’Éthiopie a reçu le commandement du secteur 3 qui sera placé sous l’autorité du  Brigadier General Gebremedhin Fikadu Hailuqui rendra compte au commandement de l’AMISOM. Le sector 3 comprendra les régions de  Bay, Bakool et Gedo.

En novembre, le conseil de sécurité par la résolution 2124 a autorisé le renforcement de l’AMISOM et porté son effectif à 22126 personnels en uniforme. Les principaux contributeurs sont l’Ouganda et Burundi, rejoint il y a plusieurs mois par le Kenya. Djibouti et la Sierra Leone fournissent aussi des contingents. Djibouti a annoncé l’envoi possible d’un second bataillon.

Le renforcement de  l'AMISOM permettra de redonner une marge de manœuvre aux planificateurs et envisager la prise de contrôle de l’ensemble du territoire somalien. Une offensive serait en préparation contre des bases d'Al-Shabaab dans les régions de Lower and Middle Shabelle, alors que les unités kenyanes avanceront à partir du sud, l’Ouganda et Burundi fournissant un effort depuis le nord.


AMISOM Force commander Lt. Gen. Silas Ntigurirwa
Photos : AU UN IST PHOTO / Tobin Jones



5 févr. 2012


Situation en Somalie


Les opérations de l'armée kényanes se poursuivent en Somalie. Vendredi, le porte parole de l'armée Kenyane a révélé que la KDF(Kenya defence force) avait mené un raid aérien qui avait porté un coup important aux milices Al-Shabaab . Ce raid a été mené par deux hélicoptères d'attaque aux abords du village de Dalayat, province du bas Juba.
Selon le Col Oguna : « ils planifiaient d'attaquer nos troupes stationnées dans la ville de Badhadhe. neuf camions et autant de véhicules 4x4 armés ont été détruits». Le même colonel a déclaré que les villes occupées par Al-Shabaab sont utilisées comme zone de transit pour faire entrer des explosifs au Kenya.

Le major Emmanuel Chirchir porte parole de l'armée Kenyane et très actif sur facebook a déclaré que plus de 100 combattants d'Al Shabaab avaient été tués dans l'attaque, sans aucune perte. Dans ce combat des communiqués, Sheikh Abdiasis Abu Musab, porte parole d'Al Shabaab's a déclaré que le Kenya n'avait ni détruit ni même attaqué aucun point d'appui, c'est de la propagande" a-t'il déclaré.

Le communiqué du conseil de paix et de sécurité l'UA du 5 Janvier, approuve l'augmentation du niveau des troupes l'AMISOM à une force pouvant aller jusqu'à 17 731 personnels qui comprendra aussi les forces kenyanes sous double commandement.
M. Hague, ministre des affaires étrangères britannique qui est arrivé au Kenya mercredi, a ajouté que la Grande-Bretagne soutiendra l'offensive diplomatique en cours au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que les forces du Kenya se joignent officiellement aux Forces de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Retrait supposé des éléments Al shabaab
Selon, Somalie Report, reprenant des informations en provenance de la région du Lower Juba ; il semble que les combattants des milices islamiques ont déserté les iles Kudhaa à 70 kilomètres au sud-ouest de Kismayo, au moment ou les troupes kenyanes, celles du TFG et des milices pro-gouvernement partant de Ras Kamboni avancent vers le nord.

Selon radio RBC, les forces Kenyane de Raskamboni ont pris le contrôle de la ville stratégique de Badhadhe dans la région de Juba inférieur alors qu'Al Shabaab renforce ses forces à Afmadow pour mieux défendre Kismayo.

Attentat au Kenya
Trois personnes ont été tuées et une victime est dans un état critique à l'Hôpital général de Garissa à la suite d'une fusillade survenue vendredi soir à l'hôtel Jubba à Garissa. Cette attaque dans une ville du nord-est du Kenya est attribuée à des membres du groupe islamiste.

Visite de nombreuses personnalités
La communauté internationale a montré un regain d'intérêt sur ​​la Somalie à la suite amélioration de la sécurité dans le pays qui a été en guerre depuis le renversement de Siad Barre en 1991. Le 19 Août 2011, le premier ministre turc Erdogan avait ouvert la voie en effectuant une première visite en Somalie.

Cette semaine selon le Sunday Nation,le secrétaire britannique des Affaires étrangères William Hague, a effectué une première visite à Mogadiscio , une première depuis 1992. Matt Baugh, le premier ambassadeur de Grande-Bretagne accrédité en Somalie depuis 21 ans l'accompagnait. Le ministre britannique a rencontré le président, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, et celui a accepté de participer à une conférence sur la Somalie qui se déroulera à Londres le 23 février . L'ambassadeur Baugh sera basé au Kenya jusqu'à ce que les conditions de sécurité permettent l'ouverture d'une ambassade en Somalie.

Retour de l'envoyé des nations unies
Le 24 Janvier 2012 – l'envoyé des nations unies pour la Somalie, Augustine P. Mahiga, a officiellement déménagé ses bureaux dan la capitale somalienne, Mogadiscio,en provenance du Kenya ou le bureau a été installé pendant 17 ans.

Conclusion
Le chef du renseignement américain a déclaré mardi que l'opération militaire du Kenya a contribué à éroder le contrôle d'Al-Shabaab dans le sud de la Somalie, Les insurgés islamistes ont été affaiblis par des divisions internes "et la diminution soutien local» en partie en raison de la pression militaire du Kenya, de l'Éthiopie, et des forces de l'AMISOM.

Certains observateurs estiment que la capture de Badhadhe ce jeudi est le gain le plus important du territoire jusqu'à présent par le Kenya - et d'une grande importance politique. Les mois à venir seront cruciaux pour la Somalie.



photo AMISOM 2012/ caricature trouvé sur internet

Liens internet
AMISOM
-Média monitoring


30 janv. 2012


brève

Entrée de troupes éthiopiennes en Somalie

Depuis plusieurs semaines, la tension monte en Somalie, l'union africaine cherche à renforcer l'AMISOM et le Kenya est installé durablement au sud du pays. L'Éthiopie le puissant voisin rentre à nouveau dans le jeu.

Selon le blog du journal le Monde, plusieurs centaines de soldats éthiopiens lourdement armés et circulant à bord de véhicules blindés et de chars d'assaut ont franchi la frontière somalienne, venant renforcer les troupes déjà présentes depuis novembre dans le pays, ont affirmé lundi 30 janvier des témoins.

De nombreux médias ont repris cette information

Selon le site Garowe online , Les troupes éthiopiennes sont entrées par la ville frontière de Dolow et ont été repérés dans Luq situé dans la région de Gedo. Au même moment et selon les mêmes sources, les miliciens shebab ont interdit les activités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lui ordonnant d'arrêter ses opérations de secours d'urgence dans les régions qu'il contrôle.

Les responsables de l'Union africaine ont demandé il y a quelque semaines au Conseil de sécurité d'augmenter le nombre maximum de soldats de l'AMISOM pouvant être déployés. Une nouvelle résolution porterait ce nombre de 12.000 à 17 731. L'Union africaine a aussi besoin d'une aide financière plus importante pour cette force dont l’efficacité contre les militants shebab commence à s'améliorer.

photo ministère de la défense Ethiopie
Vidéo




28 déc. 2011

Brèves africaines

Arrivée des premiers soldats Djiboutiens en Somalie

Le premier contingent Djiboutien de l'Union Africaine est arrivé a l'aéroport de Mogadiscio le 20 Décembre 2011. Le gouvernement somalien a officiellement accueilli les 200 soldats premiers soldats. Djibouti s'est engage a envoyer 900 personnels pour étoffer l'AMISOM et porter ses effectifs à 9700 hommes. Il s'agit pour ce petit pays d'un des premiers déploiement de ses forces armées. Le challenge est risqué en raison de la proximité de la Somalie et de la diaspora somalienne qui vit a Djibouti. La mission est de plus très risquée sur le plan militaire car les milices somaliennes sont rompues au combat.

Photo
Photographer: Mohamed Abdiwahab
Copyright/Source: AFP/Getty Images

La Tanzanie reçoit des nouveaux chars de combat

Lors d'une cérémonie militaire, les forces armées Tanzaniennes ont dévoilé un nouveau blindé qui serait une amélioration du type chinois 59. Il pourrait recevoir le nom de type 59G.
Le Type 59G est équipé de blindage additionnels monté sur la tourelle très similaire a celle du Type 96G. L'armement du blindé Type 96G se compose d'un canon à âme lisse de 125 mm avec chargeur automatique de conception russe. L'armement secondaire se compose de mitrailleuse de 7.62 mm et 12.7-mm anti-aérienne.
Les Tanzania Peoples’ Defence Force (TPDF) comptent approximativement 27000 personnels. Cette armée dispose déjà de chars de type 59et de modeles plus anciens comme des T62.

Photo Army recognition

4 nov. 2011


Des nouvelles de l'offensive du Kenya
Il semble que les troupes kényanes se rapprochent de la ville de Kismayo qui est maintenant en état de siège. Les miliciens d'al-Shabaab seraient en train d'organiser la défense de la cité. Comme évoqué sur le blog ligne de défense, les ânes sont devenus des cibles prioritaires car ils forment l'épine dorsale de la logistique des groupes islamistes en période de forte pluies.

Le blocus de kismayo
Selon le blog, Le courant: Un appel commun au soutien international a été lancé le 31 octobre par le Kenya et la Somalie afin d’organiser le blocus du port de Kismayo, fief des islamistes shebabs à 250 km de la frontière kényane.

La réponse du département d’état
Lors d'un point de presse au département d'état , le porte parole a répondu la question de savoir si les USA participeraient au blocus de ce port.

Réponse officielle Nous sommes conscients de la demande en provenance du Kenya et de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) D'imposer un blocus à Kismayo. Les blocus sont généralement difficiles à appliquer et peuvent avoir des conséquences inattendues au milieu d'une crise humanitaire. Cette proposition doit être discutée avec les partenaires internationaux, en particulier l'Union africaine , le Conseil de sécurité de l'ONU et soigneusement considéré dans le contexte de la stratégie globale pour rétablir la paix et la stabilité en Somalie.

Soutien du sénateur US Mark Kirk

Le sénateur républicain Mark Kirk de l'Illinois est intervenu devant le sénat et a demandé le soutien des USA et des ses alliés dont l'OTAN. L'élu américain annonce 4000 soldats Kényans engagés dans cette bataille.

Lien vidéo

Une armée qui s'initie aux réseaux sociaux
Le porte parole de l'armée, kényane donne régulièrement sur twitter ( #operationlindanchi)

des informations et commente les actions kényanes Il nous annonce ainsi que les étrangers qui combattent au sein d'al-Shabaab seraient en train d'évacuer la Somalie en direction du Yémen à partir des villes de Marka et Barawe. Il demande aux navires croisant dans cette zone d'être très vigilant et a annoncé hier la destruction de plusieurs embarcations par la marine kényane.

PHOTO : beegeagle.wordpress.com

2 nov. 2011


Avancée des troupes kényanes vers Kismayo
Selon le journal kényan La Nation, les forces de défense du Kenya avancent en sol somalien vers le canal de Burgavo en direction de la ville portuaire de Kismayo. Les forces terrestres reçoivent le soutien de la marine et de la Kenya Air Force qui assure des vols de reconnaissance. Le génie de l'armée de terre construit des ponts pour faciliter l'avance des troupes motorisées car le réseau routier est quasi inexistant. Le journal rapporte que huit miliciens Al-Shabaab ont été blessés près de la ville de Bilis Qooqani lors d'affrontements récents.
Des avions de transport ravitaillent les milices
Les Kenya Defence Forces annoncent que deux avions transportant de l'armement ont atterri, ce mardi, à Baidoa, ville contrôlée par Al-Shabaab.

Selon le New York times, des sources militaires de la région pensent que les appareils proviendrait de l'Érythrée. Ce pays est accusé régulièrement de ravitailler les milices Al Shabab. En 2009 le conseil de sécurité a imposé un embargo l'enjoignant de “cessez d'armer, d’entraîner et d'équiper ces groupes armés.” L'Érythrée a réfuté ces informations arguant vouloir la paix et la stabilité en Somalie. L'idée d'un embargo aérien a été évoqué à plusieurs reprises pour interdire le ravitaillement des groupes armés.

le premier ministre somalien a rencontré à Nairobi des responsables kényans et évoqué avec eux l'intervention armée, et les pertes civiles liés au bombardement d'un camps de réfugiés. Lors d'une conférence de presse, le premier ministre somalien a rappelé qu'il y avait un besoin urgent de soutien de la part des grands pays donateurs. Les besoins humanitaires sont très importants pour les provinces du sud de la Somalie. Une aide massive ne peut se concevoir dans cette région sans l'établissement d'une sécurité effective. Les Kényans rappèlent que la mission de leur pays ne doit pas être vu comme un effort solitaire mais comme une contribution d'un effort plus vaste pour rétablir la paix en Somalie.

Des renforts de l'EASF


La brigade Est des forces africaines en attente (Eastern African Standby Force) a indiqué vouloir dépêcher en Somalie plus de 100 militaires dont des officiers, du personnel médical, des formateurs, des équipements logistiques en soutien à l'AMISOM .

vidéo


vidéo 2

Lien avec la résolution des nations Unies

31 oct. 2011



La marine kényane pourrait se joindre a la bataille de Kismayo

Citant des sources militaires, le journal Kenyen La Nation, annonce que l'attaque prévue sur Kismayo, le grand port maritime et bastion d'Al-Shabaab va certainement impliquer la Marine.

Carte des opérations


Depuis quelques jours, de nombreux pays de la corne de l’Afrique apportent leur soutien au Kenya dans sa bataille contre les milices islamistes.

Vidéo des dernières opérations

29 oct. 2011



Troisième semaine de l'offensive kényane en Somalie

L’opération militaire kényane, baptisée Linda Nchi (« Protéger le Kenya »),qui a officiellement pour objectif d’établir une zone tampon de 100 kms rentre dans sa troisième semaine. La situation devient de plus en plus délicate pour les Kényans dans ce pays où les USA, les Éthiopiens se sont cassés les dents. Selon leur commandement, les soldats kényans ont "totalement libéré" la province somalienne frontalière de Gedo et conquis plusieurs localités dans celle, voisine, du Bas Juba.

Opposition de principe du TFG
Selon l'agence chinoise Xinhua, le gouvernement somalien a réitéré mercredi son opposition à l'incursion kényane en Somalie pour lutter contre les militants islamistes. Lors d'une conférence de presse conjointe, le président somalien Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le Premier ministre Abdelweli Mohamed Ali, et le ministre de la Défense Hussein Arab Isse, ont réaffirmé la position du gouvernement somalien qui s'oppose à la présence des troupes kényanes dans le pays. Le ministre de la sécurité intérieure, George Saitoti a déclaré vendredi que le Kenya avait pour seule ambition de protéger ses frontières mais pas d'annexer la Somalie.

Le rôle des états-Unis
Les USA ont démenti toute implication directe dans les opérations en cours contre les groupes somalien Al-Shabaab. L'ambassadeur américain au Kenya Mr Scott Gration (général de division de l' USAF en retraite)a déclaré vendredi que son pays assurait un soutien au Kenya pour assurer sa sécurité intérieure. Nous n'avons pas d'opérations militaire à l'extérieur des frontières du Kenya.Les états-unis ont fourni au mois de juin du matériel à l'AMISOM a hauteur de 45 millions de dollars.

Selon le site du département d'état, Les USA confirment qu'ils disposent en Éthiopie de drones Reaper non armés basés dans la ville d'Arba Minch. Selon le site du Washington Post : "L'USAF a investi des millions de dollars pour moderniser cet aérodrome , où il a construit une petite annexe pour abriter une flotte de drones qui peuvent être équipés de missiles Hellfire et des bombes guidées. Les Reapers ont commencé leurs missions de reconnaissance cette année, au dessus de la Somalie voisine."

Le Washington Post évoque une constellation de petites bases américaines qui hébergeraient des drones dans cette région du monde. Si le déploiement de drones au Seychelles est a été rendu public dans le cadre de la lutte contre la piraterie, certains autres ont été tenus secrets.

Des opérations relativement modestes
Après deux semaines, l'armée kenyane, dont la progression est gênée par de fortes pluies, semble avoir consolidé les positions acquises. Le seul combat au sol à ce jour a eu lieu à l'initiative des shebab, qui ont attaqué une colonne kenyane jeudi. L'armée kenyane y a perdu son premier soldat et revendiqué avoir tué neuf combattants shebab. RFI précise que l'hélicoptère qui s'est écrasé est un Harbin Z-9 de fabrication chinoise.



Selon RFI, "les militaires kenyans progressent en direction de la ville somalienne d’Afmadow, où se masseraient les Shebabs, après avoir réquisitionné de nombreux véhicules pour y transporter leurs partisans. L’objectif principal pourrait être la ville portuaire de Kismayo, à 120 km plus au sud, qui sert de quartier général aux islamistes et par où leur parviennent d’importantes rentrées financières."
Le bilan est plus lourd du côté des civils kényans, puisque cinq ont été tués dans une série d'attentats perpétrés lundi, jeudi et vendredi à Nairobi puis dans le nord-est du pays frontalier avec la Somalie, près de Mandera et à Garissa.



Le Kenya a enfin annoncé samedi la tenue d'un sommet régional d'Afrique de l'Est le 15 novembre, sous les auspices de l'IGAD (Initiative intergouvernementale pour le développement, qui réunit Ouganda, Éthiopie, Djibouti, Kenya, Soudan et Somalie). Ce sommet devrait décider de renforcer de plusieurs milliers d'hommes l'AMISOM, a indiqué le ministre kényan de la Défense Yusuf Haji.

Le mot du CEMA kenyan
"Quand le gouvernement et la population du Kenya estimeront qu'ils sont suffisamment en sécurité, nous nous retirerons", a déclaré le général Julius Karangi, chef des forces armées kényanes, dressant un premier bilan de l'opération devant la presse à Nairobi. "Il n'y a pas de limite de temps", a-t-il ajouté.
photos internet, médias kényans
vidéo général Karangi

23 oct. 2011



Offensive du Kenya en Somalie

Le Kenya vient de lancer une importante opération militaire en territoire somalien, impliquant plusieurs milliers d'hommes. Il s'agit de la plus importante opération pour une armée qui, depuis des décennies, n'a connu aucun engagement à l'exception d' opérations de maintien de la paix. La situation en Somalie dégénère depuis de nombreuses années. Une série d'enlèvements de touristes étrangers et des travailleurs humanitaires ont ramené ce pays aux premières pages de nos journaux. Les milices Shebabs sont très affaiblies depuis quelques mois par la famine qui sévit dans le sud somalien et l'action conjointe du TFG et de l'AMISOM. C'est le moment qu'a choisi le Kenya pour lancer une offensive inédite.

Les préparatifs
Les médias ont rapporté que de long convois de camions militaires de différents bataillons en provenance des villes de Moyale, Kiunga, Mandera et Garissa avant la lancement de l'offensive le 16 octobre 2011.
L'avancée des unités kenyanes
Selon Associated Press, le Kenya engagerait deux bataillons, Chaque bataillon d'un effectif de 800 soldats, est appuyé par des blindés, des hélicoptères d'attaque et de l'artillerie. Les états-unis utiliseraient des drones Predator et Reaper en soutien Les troupes se sont enfoncées en Somalie sur plusieurs axes répartis le long de la frontière. Elle se sont emparés de la ville d'Oddo et de cinq autres villes.
Selon des officiels de l'armée kenyane et des habitants, la progression continue vers la ville de Burgavo conjointement avec celles du TFG (gouvernement de transition somalien), épaulés par les milices locales alliées. "Les forces de défense kenyanes ont aussi effectué des bombardements aériens dans la région de Munarani, à 10 km d'Oddo, touchant le centre de commandement des Shebabs", a déclaré un officiel.
Selon le Monde, les troupes kényanes semblent avoir progressé vers Bulo Hadj, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, à mi-chemin entre la frontière et le port de Kismayo, source importante de recettes des Shebabs.
A l'intérieur du pays, une autre partie du contingent Kenyan cherchait toujours, depuis Qoqani à une centaine de km à l'intérieur du pays, à avancer sur la ville Afmadow contrôlée par les milices islamistes. Le port de Kismayo, donnera sans doute lieu a une féroce bataille car ce port est vital pour les insurgés somaliens. Il semble que désormais, les opérations kényanes soient entravées par les intempéries.



Selon certains médias, un drone américain a tué 44 combattants Shebab près de Ras Kamboni. Cette implication américaine n'est pas encore confirmée pour le moment, mais des informations diffusées plus tôt affirmaient que les États-Unis n'avaient pas été informés de l'opération de l'armée kényane.

Action contre les camps de pirates
Le porte-parole militaire kenyan, le major Emmanuel Chirchir déclaré jeudi que Ras Kamboni a été saisi par les troupes qui sont entrées en Somalie, Ras Kamboni était un refuge pour les pirates qui attaquent des navires dans l'océan Indien. On y trouvait aussi des camps d'entraînement pour le groupe terroriste Al-Qaïda.

Guerre de l'information
L'armée kenyane a mis en garde contre la propagande des Shebabs qui prétend avoir tué quelque 70 soldats de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom) lors d'une bataille jeudi. La seule perte concédée par le Kenya est le crash dimanche dernier, d'un hélicoptère qui aurait couté la vie à 5 militaires.

Surveillance renforcée au Kenya
Une importante communauté somalienne vit au Kenya et la police est particulièrement vigilante. Elle a d'ailleurs lancé une vaste opération de contrôle des résidents somaliens. L'ambassade américaine à Nairobi a mis en garde samedi contre le risque d'attaques terroristes imminentes contre des étrangers au Kenya. Elle fait état d'informations crédibles sur une menace imminente d'attaques terroristes contre d'importantes installations et zones du Kenya, où les étrangers ont l'habitude de se réunir.

Soutien international
Selon Le Monde, l'offensive Kenyane, qui a été décidée en étroite collaboration avec les États-Unis et les pays de la région, ressemble donc à une poussée finale pour tenterd'infliger aux islamistes une défaite décisive
Les six pays de l'IGAD ont promis un soutien complet pour l'offensive militaire du Kenya contre Al-Qaïda. Le ministre des Affaires étrangères éthiopien Hailemariam Dessalegn a déclaré que son pays envisage de se joindre à la campagne militaire en cours . Il a déclaré qu'il était "grand temps" qu'une réponse régionale soit organisée face aux provocations d'Al-Shabab. En 2006,l'Ethiopie avait occupé une grande partie du territoire somalien avant de se retirer .

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Sources
Journaux: Daily nation, Le Monde , Washington Post, CTV photos : AFP photo/Tony karumba

10 juil. 2010


Aggravation de la situation en Somalie


La situation s'est aggravée ces derniers jours en Somalie et particulièrement a Mogadiscio. Le gouvernement fédéral de transition semble vaciller malgré les différentes initiatives pour le soutenir. L'AMISOM, la force de l'Union africaine est en première ligne face aux miliciens pro islamistes, Cette force qui devait compter 8000 hommes atteint encore aujourd'hui à peine 6000 soldats à l'équipement insuffisant pour mener sa mission.
L'armée somalienne est elle aussi en grande difficultés et ses personnels désertent facilement au gré des évènements.

À l’issue d’un sommet extraordinaire de l’IGAD tenu à Addis-Abeba, les pays membres ont décidé « de déployer immédiatement 2000 soldats de maintien de la paix au sein de l’AMISOM » et ont demandé « aux chefs d’état-majors des États membres d’organiser une réunion d’urgence pour soumettre à la Commission de l’Union africaine un plan d’action ».

L'organisation régionale est composée de sept pays: Ouganda, Ethiopie, Djibouti, Kenya, Soudan, Somalie mais le septième, l'Erythrée, est actuellement suspendu. Il y a quelques heures encore, le ministre érythréen de l'information appelait les pays d'Afrique de l'est à se mobiliser pour renforcer le maigre contingent de l'AMISOM. La France aurait demande à l'Ouganda et au Burundi de fournir des troupes supplémentaires. De nombreux pays comme le Nigéria, l'Algérie, Ghana, Malawi ont déclaré qu'ils allaient envoyer des troupes...


La situation est très difficile pour les personnels de l'AMISOM, sans cesse pris pour cible par les insurgés, mal équipés et mal rémunérés. Une mutinerie avait d'ailleurs éclaté en 2009 au sein du contingent burundais et 33 soldats de ce pays ont été poursuivis pour s'être révoltés alors qu'ils servaient au sein de la force .

Le soutien fourni par l' Union Africaine est en deçà des standards des Nations Unies et limite l'action de la force. L'Union Européenne, les États-Unis et des pays sur des bases bilatérales appuient le mission. L'OTAN a assuré le déploiement de certains de ces bataillons. Malgré cela l'AMISOM ne parvient pas à s'imposer.


Documents sur les conditions de vie des personnels de l'AMISOM
Reportage France 24 (en anglais)


Enfin, l'AMISOM est accusée régulièrement d'effectuer des tirs sans discrimination après avoir été prise à partie par les insurgés. Un rapport de l'organisation Human Right Watch du printemps 2009 visant toutes les parties au conflit l'accuse de d'agir sans discernement.

Menaces des Shebab
Plusieurs centaines de militants shebab ont juré mercredi, à Beledweyne, dans le centre de la Somalie, d'intensifier leur jihad contre les troupes de l'Union africaine, selon un journaliste de l'AFP. "Une nouvelle phase de recrutement a déjà débuté à travers le pays pour un jihad uni contre l'ennemi, dont le but est détruire notre religion et notre intégrité", a affirmé le leader shebab.



L’armée ougandaise a rejeté mardi les menaces du chef des milices islamistes radicales somaliennes shebab, celui-ci ayant déclaré qu’il lancerait des attaques contre l’Ouganda et le Burundi parce que ces pays ont déployé des forces de paix dans le pays ravagé par la guerre. L'armée ougandaise, qui dirige la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) a demandé encore récemment, que cette mission soit étendue pour devenir une mission de l'ONU.

Retour sur l'histoire récente de la Somalie par Stéphane Mantoux

photos AMISOM