Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles

26 avr. 2021

L’Air Force of Zimbabwe (AFZ) a reçu un hélicoptère Airbus EC225 pour les déplacements présidentiels

L'hélicoptère présidentiel actuel  en vol

Un hélicoptère Airbus EC225 est arrivé à l’aéroport international de Harare, la capitale, le jeudi 15 avril. L'hélicoptère a été transporté par un Antonov An-124 cargo exploité par Volga-Dnepr Airlines (immatriculation RA-82077). Il était en provenance de Rzeszow en Pologne.

Selon Helihub, le H215 pourrait en fait être un AS332L2 ou EC225 remis à neuf car le point de départ de Rzeszow est un centre de stockage et de maintenance pour Heli-One, qui détient un grand nombre d'hélicoptères en stock, y compris AS332L2 et EC225, et une sélection des S92. Les cellules stockées comprennent deux VIP H225 échangé par Leonardo à l'armée de l'air algérienne lors de la réception des AW101.

Le Cougar actuellement en service a connu des problèmes de sécurité durant des vols récents. Le président Mnangaga effectuera de nombreux voyages intérieurs dans des régions reculées du pays à l'approche des élections présidentielles et législatives prévues pour (août) 2023.

L'AFZ a perdu plusieurs avions et hélicoptères au cours des dernières années. Sous le coup de sanctions économiques et d'un embargo sur les armes imposé par les États-Unis et l'Union européenne, le Zimbabwe a eu du mal à maintenir sa flotte constitué d'appareils anciens. Un Agusta Bell 412 s'est écrasé le 23 avril, tuant trois membres d'équipage et un enfant au sol. Un des pilotes était une jeune femme ce qui a crée une grande émotion dans le pays. 

photo (c) William Whaley

16 août 2020

Que se passe-t-il au Mozambique ?- Le nouvel eldorado gazier d’Afrique australe en grand danger !

carte (c) Petroleum Economist 

Les médias occidentaux s’intéressent depuis quelques mois à la République du Mozambique, ce pays de 30 millions d’habitants baigné par l’océan indien. C’est que depuis trois ans le pays fait face à une insurrection armée dans la province de Cabo Delgado. Le pays ancienne province portugaise est habituée à ce type d’instabilité en raison de la guerre civile qui opposa la FRELIMO à la RENAMO soutenue par l’Afrique du sud. Malgré l’accord de paix de 1994, il y avait eu de nombreuses résurgences du conflit qui a affaibli l’état mozambicain et permis l’émergence de nouvelles menaces. Il subsiste ainsi une certaine instabilité dans le centre du pays liée aux éléments résiduels de la RENAMO.

Le pays régulièrement balayé par les ouragans dont Idai en 2019 est en proie aux difficultés économique et au sous-développement. L’état se trouve aussi dans une situation financière très délicate et souffre d’un manque de crédibilité vis-à-vis des autorités internationales. Une rébellion s’est développée dans la province de Cabo Delgado au nord-est du pays qui a pour capitale la ville de Pemba. Frontalière de la Tanzanie elle compte 2,5 millions d’habitants répartis sur 17 districts. Si le Mozambique est majoritairement chrétien près de 18% de sa population est musulmane ; ce taux atteint les 58% dans la province avec un chômage élevé et un sous-développement socio-économique sévère. 

Un nouveau foyer d’instabilité

Le groupe Ansar al-Sunnah , est  une organisation religieuse, qui est apparue dans la province de Cabo Delgado en 2015, puis s'est militarisée. En octobre 2017, le groupe mène sa première attaque contre le port de Mocímboa da Praia. Il attaque trois postes de police et s’empare d’armes et de munitions. Son objectif est d’harceler les forces de sécurité et civiles dans le but ultime serait d'établir un état islamique dans la province.

Le 4 juin 2019, la propagande de l'Etat islamique revendique pour la première fois une opération armée au Mozambique. De nombreuses attaques sont perpétrées, détruisant l’infrastructure étatique qui existait, incendiant les maisons des particuliers et volant le bétail. En décembre 2018, le bilan s’établissait déjà à 90 morts et un millier de maisons incendiées.

 Cette semaine, les shebabs comme les ont baptisés la population locale ont capturé la ville de Mocímboa de Praia. Il s’agit de leur quatrième attaque contre le chef-lieu du district. 2 bases militaires près de la ville ont également été capturées. Mocímboa da Praia, ville d'origine d'une grande partie des chefs rebelles, est aussi une zone très stratégique pour les jihadistes, à une soixantaine de kilomètres seulement de sites de gaz naturels dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars. C’est une prise symbolique pour le mouvement islamiste qui souhaite en faire sa capitale.

Selon des médias locaux, les combattants islamistes ont débordé l’armée du Mozambique qui avait déployé ses forces spéciales appuysé par des mercenaires sud-africains. Les Forces Armées de défense du Mozambique (FADM ) auraient manqué de de munitions et le soutien aérien étaient trop loin pour arriver à temps. Le ministre de la Défense a déclaré « L’ennemi s'est infiltré dans plusieurs quartiers, habillé en civil et bénéficiant de diverses complicités, attaquant la ville de l'intérieur, provoquant la destruction, le pillage et le meurtre de citoyens sans défense, avec des manœuvres de sabotage et des attaques contre les moyens de secours navals à partir du port ». En juillet déjà une attaque avait coûté la vie à plusieurs soldats. 

Les insurgés utilisent les recettes habituelles de la guérilla. Très mobiles, ils disposent maintenant de nombreuses armées récupérées, de drones et utiliseraient la population civile comme boucliers humains. Les attaques ciblent tant les civils que les forces de l’ordre.  Plus de 210000 habitants ont fui la zone des combats. Il y aurait actuellement une vingtaine d’attaques par mois. 

Les projets gaziers au Mozambique

Le Mozambique attise les appétits économiques du monde entier en raison de son potentiel de développement futur. Le principal projet vise à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du pays. Les djihadistes menacent désormais le projet gazier et les infrastructures liées à ce gigantesque projet qui se trouvent dans la province de Cabo Delgado.

Le 27 juin huit ouvriers d’une société sous-traitante du pétrolier français ont été tués dans une embuscade. Une double attaque contre le groupe pétrolier américain Anadarko avait eu lieu en février 2019. Les sociétés pétrolières habituées à évoluer dans des environnements difficiles ont renforcé leur sécurité et font appel à des sociétés privées en complément des FDS locales. 

L’intervention des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM)

L’intervention des forces de sécurité mozambicaine a été depuis le début de cette insurrection trop faible par rapport à la menace croissante de ces groupes. L'État mozambicain a initialement considéré ces violences comme une menace à l'ordre public impliquant initialement la police de la République du Mozambique. Si les forces de sécurité ont réussi à conduire quelques opérations, détruisant des campements d’insurgés ; elles n’ont jamais pu porter de coups suffisamment sévères.  

Les FADM sont un outil obsolète fragilisée par les confrontations récentes avec la RENAMO. Les FADM ne semblent donc pas en mesure de circonscrire cette insurrection alimentée sans doute par des financements extérieurs. Elles parviennent difficilement à contrôler les grands axes de circulation, Comme la plupart des armées engagées dans des opérations de contre-insurrection les FADM sont maintenant accusées de commettre de nombreux abus soumettant les populations au racket et commettant des actes de violence contre celles-ci. Les militaires mozambicains issus pour la majorité du sud du pays ne sont pas familiers de cette région. 

L’action des sociétés de sécurité privées

Le recours aux private military company (PMC) a été rapidement envisagé en raison des difficultés des FADM à régler le problème.  Le groupe russe Wagner est intervenu en 2019 à la demande des autorités du Mozambique en échange de potentiels contrats gaziers. La compagnie aurait déployé 200 opérateurs disposant d’équipements sophistiqués, dont des hélicoptères d’attaque MI-24 et de transport MI-171Sh. Ils ont d’abord opéré le long de la frontière tanzanienne avant de le faire à l’intérieur de la province. L’arrivée des russes aurait créé un appel d’air et des volontaires de plusieurs pays africains auraient rejoint le Mozambique particulièrement de Somalie. L’action russe aurait plutôt mis de l’huile sur le feu et aggravé la situation dans la province. Plusieurs russes ont été tués dans plusieurs embuscades et les relations avec les FADM se sont rapidement dégradées. Les mercenaires russes ont semblé ne pas être réellement adapté à la menace et aux conditions d’opération particulièrement dures de la région. Ils se sont retirés il y a plusieurs mois. 

Frontier Service Group une société basée à Hong-Kong a fourni une paire de Gazelle anciennement de l’ALAT. Début avril, une d’entre elle (ZU-ROJ) a été abattue par les insurgés.  

La société Dyck Advisory Group (DAG) fournit des services aériens au profit des FDS. La société a perdu un hélicoptère lors de l'une de ses premières sorties, mais a depuis lors été crédité d'avoir dissuadé une avance des insurgés sur Pemba et d'avoir soutenu les efforts des forces gouvernementales pour reprendre Macomia, fin mai et Mocímboa da Praia, fin juin. DAG a perdu un ULM Bat Hawk, près de Miangalewa en juin. Jusqu'à présent, l'efficacité des hélicoptères est entravée par la nécessité de faire le plein à Pemba au sud de la zone de conflit et à 185 km de Mocímboa da Praia. L’appui aérien a fait défaut lors de la bataille de Mocímboa de Praia. Une autre option de ravitaillement est la base militaire de Mueda, à 94 km de Mocímboa da Praia. Les hélicoptères de combat du DAG sont accusés de pertes civiles, en particulier dans la bataille de Macomia. 

La société OAM international a aussi fourni des prestations au profit du gouvernement du Mozambique. Divers aéronefs mis en œuvre par les PMC ont été observés au Mozambique. Il s’agit notamment d’un UH-1 Huey, un Cessna Caravan, un Bell Long Ranger, un Diamond DA 42 et un ULM de reconnaissance CADG Helix. Erik Prince, bien connu dans le domaine des compagnies de sécurité est en lice pour « pacifier » la province de Cabo Delgado.

La réaction de la SADC 

L’organisation de l’Afrique australe s’est déjà réunie pour évoquer la situation au Mozambique. Un sommet réunira demain, les chefs d’état. Des experts de l'Institut sud-africain d'études de sécurité (ISS) militent pour une « intervention urgente » de la SADC et de l'Union africaine pour mettre fin à cette situation. La Tanzanie est prête à renforcer son contrôle de la frontière. Jusqu’à présent, le gouvernement de Maputo préférerait une intervention de troupes du Zimbabwe mais pas de la SADC.

Toute la stabilité de la région est menacée et l’Afrique du Sud qui est la grande puissance économique africaine pourrait être la prochaine cible. La menace terroriste est déjà présente dans le pays.  Le 23 juillet, la police a fait une descente près de Johannesburg et cinq terroristes présumés de l'Etat islamique ont été arrêtés. Les armes et le véhicule saisis lors du raid semblent relier cette cellule de l'Etat islamique aux fusillades du Nouvel An à Melville et Mary Fitzgerald Square, et à l'attaque d'une mosquée à Verulum près de Durban en 2018.

En conclusion, le terrorisme islamiste tente de poursuivre sa descente dans l’est du continent africain. Il s’appuie comme souvent une population musulmane qui a été négligée par le pouvoir central. Ansar al Sunna utilise le ressentiment de la population locale envers le pouvoir central accusé de corruption.  Il est urgent pour les états de la région (SADC), d’agir car l'insurrection de Sunnah Wal Jamaah monte régulièrement en gamme au niveau militaire et deviendra un adversaire toujours plus redoutable dans les mois à venir.


23 mai 2020

La Force aérienne angolaise a reçu ses premiers avions d’entrainement K8



La Force aérienne nationale d'Angola (FANA) aurait reçu six avions d’entrainement K-8W Karakorum. Les numéros de série I-61 et I-62 et I-65 ont été identifiés selon les informations relayées sur les médias sociaux.

LeK-8 est un avion d'entraînement intermédiaire biplace et un avion d'attaque léger conçu conjointement par Aircraft Manufacturing Factory (AMF), Pakistan Aeronautical Complex, Kamra et China Nanchang Aircraft Manufacturing Company (CNMC). 

Le FANA aurait payé 52 millions de dollars à la société chinoise AVIC pour la commande initiale, comprenant, les appareils (8), des pièces de rechange, la logistique et la formation des instructeurs / techniciens.

Le FANA utilisera le K-8 comme avion de formation au sein de l’Académie la force aérienne (AFAN) qui se trouve à Catumbela près de Lobito. Ce type d’appareil est nécessaire pour la formation des futurs pilotes de Su-30K/KN. Cet avion pourrait aussi servir d'avion d'attaque léger et compléter la flotte de L-39C ou de Super-Tucano. L’appareil d’une masse maximale de 4 468 kg, peut voler jusqu’à 800 km /h, avec une autonomie de 1560 km et un plafond de 13 600 m.

Photo/CATIC via Alan Warnes 

20 mai 2020

Le Sénégal a réceptionné ses premiers avions d’entrainement coréens KT-1.




Le Sénégal a pris livraison de ses deux premiers appareils biplaces de formation KT-1S construit par la société Korea Aerospace Industries (KAI). En 2016, le pays d’Afrique de l’ouest a passé une commande de quatre appareils d’entrainement.Les deux appareils ont été livres le 3 avril selon la firme sud-coréenne pour pouvoir participer à la fête nationale sénégalaise. Les deux derniers appareils seront livrés avant le mois d’octobre 2020. Il est à noter qu’il s’agit de la première exportation de matériel militaire de la Corée en Afrique.

Le KT-1 est équipé du turbopropulseur  PT6A-62 de Pratt & Whitney Canada développant 950 ch et offrant une vitesse de pointe de 648 km/h. La formation des pilotes et mécaniciens a été conduite en Corée. Le KT-1 est un avion de formation mais peut être configuré pour des missions d'attaque légère et désigné KA-1. Sous cette forme, il est équipé de nacelles, de bombes, de roquettes et de missiles Sidewinder AIM-9.

Le Sénégal est engagé depuis plusieurs années dans la reconstruction de son Armée de l’air. Le nouveau chef d’état-major général des armées, le général Birane Diop en est d’ailleurs membre. En 2018, le Sénégal avait commandé quatre avions L-39NG auprès de la république Tchèque. Ceux-ci seront équipés de missiles Sidewinder AIM-9L pour une capacité air-air et disposeront de cinq points d’emport pour de l’armement. En 2014, la France avait fait don de avions d’entrainement quatre Epsilon au Sénégal puis deux autres en mai 2019.

Au-delà de ses appareils d’entrainement et d’appui au sol, l’armée de l’air dispose de d’un Casa 235 et d’un Fokker F-27. Un Casa 212 assure les missions de surveillance maritime. Pour remplacer certains appareils anciens, un Casa CN-235 et un NC-212i sont en commande.
 

23 oct. 2019

Premier atterrissage de 2 Tupolev 160 en Afrique


Deux Tupolev 160M2 russes se sont posés aujourd'hui sur la base aérienne de Waterkloof à Tshwane. C'est la première fois que des appareils de ce type se posent sur le continent africain dans un rare déploiement de coopération entre les forces de défense des deux pays.

Les deux bombardiers, lourds supersoniques ont été escortés par des avions de combat  Gripen et Hawk de l'armée de l'air sud-africaine. Leur l'arrivée  a été reportée de plus de 24 heures en raison de problèmes techniques. Les deux bombardiers avaient été précédés par l’arrivée d'un Ilyushin Il62 et d'un avion cargo AN 124.  Les bombardiers qui ont atteint l' Afrique du Sud, après un ravitaillement en vol, témoigne de la capacité stratégique de l'armée russe a déployer des aéronefs loin de ses bases. Le groupe aérien a décollé  de la base aérienne d'Engels (Russie) et a survolé la mer Noire, l'Iran, la mer d'Oman, l'océan Indien et le canal du Mozambique jusqu'à Waterkloof.

Leur atterrissage a coïncidé avec le début du sommet Russie-Afrique à Sotchi auquel participe le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Ce type de déploiement diplomatique a déjà été effectué en Amérique du Sud avec trois visites au Venezuela en 2003, 2008 et 2018.

Dans les années 80, dans un contexte de guerre froide et d'apartheid, des avions TU-95/142  opéraient depuis l'Angola et  effectuaient  des reconnaissances vers la sud-ouest africain et les côtes sud-africaines. Les temps ont bien changé.

Dans le cadre de la coopération avec l'Afrique du Sud, la Russie participera fin novembre à l'exercice naval Mosi avec les marines chinoise et sud-africaine. Une conférence de planification a récemment eu lieu au siège de la flotte de la marine sud africaine à Simon’s Town.
photo Jacques Nelles The citizen 

28 sept. 2019

La Russie livre un hélicoptère au Mozambique


L'armée mozambicaine ou Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM) semblent avoir réceptionné au moins un nouvel hélicoptère Mi-17 selon des photographies publiées sur les réseaux sociaux.

Deux des trois photographies montraient un Antonov An-124-100 de la 224ème unité de l'armée de l'air russe en train de décharger du matériel, à un endroit pouvant être identifié comme l'aéroport de Nacala, dans le nord du Mozambique. Selon Flightradar24, l’avion a quitté l’Europe de l’Est le 24 septembre pour revenir le 26 septembre.

La troisième photo montre un hélicoptère Mi-17 déplacé manuellement par un groupe d'hommes en tenue de camouflage mozambicaine et en civil. L’hélicoptère est démonté pour le transport et ne dispose des pales du rotor principal. Il porte un camouflage assez comparable aux appareils de la force aérienne du Mozambique.

Le vice-ministre de la défense a indiqué à la presse nationale, que les FADM, comme toutes les autres armées, ont besoin de matériel et souligné que même si le gouvernement achetait du matériel, cette information n’avait pas vocation à être médiatisée.

Plusieurs rapports indiquent une activité militaire russe significative dans ce pays d'Afrique australe. Des conseillers militaires russes seraient déployés au Mozambique depuis la fin du mois d'août. Les médias locaux ont annoncé qu'au moins 160 militaires russes se trouvaient à Cabo Delgado pour neutraliser les groupes qui perpétuent des attaques dans la région.

La Russie et le Mozambique entretiennent des liens étroits depuis les années soixante. La Russie a fourni une aide d'urgence au Mozambique à la suite du cyclone Idai et allégé la dette du pays en échange de facilité pour des investissements dans le domaine énergétique.

Sources defenceweb/ janes/ opais.sapo.mz
photo parue dans o pais

15 avr. 2019

Récapitulatif des moyens engagés au profit du Mozambique

document des Nations-unies trouvé sur le site nairaland

7 avr. 2019

La frégate portugaise Álvares Cabral de retour de mission dans le golfe de Guinée

​​La France est le seul pays qui maintient une présence navale permanente dans le golfe de Guinée. En plus du Brésil, quelques marines européennes sont des acteurs importants de la zone. On peut ainsi citer l’Espagne et le Portugal qui participent à la sécurisation des eaux ouest-africaines. La frégate portugaise Álvares Cabral qui avait appareillé de Lisbonne le 22 janvier est de retour de mission ce 6 avril.

Coopération à San Tomé Photo marinha pt 
Sa mission s’inscrit dans le cadre de l’Iniciativa Mar Aberto, qui a pour objectif de contribuer à l’effort international de montée en puissance des marines des pays du golfe de guinée avec un tropisme affirmé vers les pays lusophone de ladite région. La navire a parcouru en 75 jours de mission 11500 miles nautiques, visité 8 ports dans 5 pays (Cap Vert, Cameroun, São Tomé e Príncipe, Angola et la Cote d’Ivoire). Il a conduit 38 actions de formation dans le domaine de la sécurité maritime et distribué plus de 30 tonnes de matériel humanitaire provenant de diverses institutions sociales.

Coopération au Cap Vert  photo marinha.pt

Le navire a transporté des véhicules et du fret donné par le grand-duché du Luxembourg aux garde côtes du Cap Vert, appuyé la visite du président portugais en Angola et participé à l’exercice multinational de sécurité maritime Obangame Express 2019.  Le navire avec son équipage de 159 membres, a conduit de nombreuses actions médicales et sociales au profit des populations des pays de la région.

Selon les chiffres du premier trimestre de 2019, 32 attaques ont été perpétrées dans le Golfe de guinée avec le vol de cargaisons diverses et l’enlèvement de 34 personnes. Chaque semaine en moyenne, 20 bateaux battant pavillon portugais croisent dans cette zone.
La montée en puissance des marines africaines du golfe de Guinée se poursuit à petit pas au sein de nombreuses instance et avec une multitude d'intervenants. On peut citer le G7++ des amis du Golfe de Guinée dont la France assure la présidence en 2019. Au delà des moyens militaires et des bonnes pratiques techniques, la réalisation d'un cadre juridique uniforme pour les pays de l’ensemble de la zone est un objectif prioritaire.

Source marinha.pt

3 avr. 2019

Indian Africa Field Training Exercise (AFINDEX)-2019

L’Inde vient de conduire un premier  exercice multinational en collaboration avec plusieurs pays africains. Celui-ci a été conduit au camp d’Aundh et à l’école du génie de Pune du 18 au 27 Mars 2019 et visait à créer des synergies dans le domaine du déminage humanitaire  et des opérations de maintien de la paix. L’exercice baptisé Africa-India Field Training Exercise 2019 a regroupé des participants de 17  pays africains ; chaque pays envoyant 10 militaires pour cette activité. La Namibie y a participé avec deux officiers et 8 sous-officiers.

Le thème choisi était volontairement consensuel et lié aux opérations de maintien de la paix dont l’Inde est un des plus gros pays contributeur et au déminage humanitaire. Cela a permis d’aborder entre autres, la création et le fonctionnement d’équipes de déminage, l’identification et la surveillance des zones contaminées et les techniques mécanique et  manuelle de déminage.

Derrière ce type d’exercice, il y a toujours l’idée de vouloir exporter des armements vers les pays africains. Une présentation d’équipements de défense développés en Inde a été planifiée les 26 et 27 mars sous l'égide de la Fédération des chambres indiennes de commerce et d’industrie.
Le premier exercice AFINDEX démontre l’implication croissante de l’Inde dans les pays africains. Cette coopération s’est intensifiée sous le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi depuis 2014. Il s’agit tout à la fois de contrebalancer l’influence chinoise sur le continent que de trouver des débouchés sur le continent.


 

Photos blog nairaland/ Namibian defence Forces

2 avr. 2019

L'Angola envoie une mission humanitaire au Mozambique


Le président de la République angolais a décidé l'envoi d'une mission civilo-militaire en réponse au cyclone tropical Idai qui a frappé il y a quelques semaines l'est de l'Afrique et particulièrement le Mozambique. Cette mission humanitaire et de solidarité est composée de 54 techniciens de santé appartenant au ministère de la santé et 46 de la défense. Quelques militaires des forces spéciales participent à cette mission, prévue initialement pour durer trente jours selon le ministre de la santé. Par ailleurs, l’Angola a livré par vol militaire près de 80 tonnes de nourritures et de médicaments à destination des déplacés. 

A la demande du Mozambique, la Force Aérienne Nationale Angolaise (FANA) engage pour la première fois hors de ses frontières deux hélicoptères de sauvetage AW139 de construction italienne. Ceux ci sont spécialisés dans les opérations de recherche en zone difficile mais se concentreront dans la distribution de nourriture dans des zones isolées. Ils peuvent emporter jusqu'à 2,6 tonnes d'aide. Les hélicoptères sont arrivés à Beira le mardi 26 mars avec des équipes de soutien au sol.

Après l'intervention «  militaire » au Lesotho ; l’Angola s'engage une seconde fois en Afrique australe.

Voici quelques images tirées des médias angolais.








7 mars 2019

L'Angola dans l'attente d'avions d'entrainement chinois K8 Karakorum ?


Selon plusieurs médias et une photographie publiée sur un réseau social chinois, l’Angola serait dans l’attente de la livraison d’avions de formation K-8 Karakorum. Un de ces avions d’entrainement à réaction [1] apparaît sur une photo prise lors de la visite de Mr Luo Ronghuai, président de la société Aviation Industry Corporation of China (AVIC) dans l’usine de Hongdu.

Un unique K-8 apparait avec la cocarde de la force aérienne nationale angolaise (FANA). Celui est partiellement recouvert de papier et semble encore en cours de fabrication.

L’Angola dispose pour la formation de ses pilotes de combat d’appareils tchèques L29/39 acquis il y a de nombreuses années. La formation des officiers de l’armée de l’air est assurée depuis 2015 par l’académie de la force aérienne installée sur la base aérienne de Catumbela près de Lobito.  Avec l’arrivée imminente des Sukhoi 30 reconditionnés ; il semble nécessaire de moderniser l’outil de formation.

Le K-8 a été conçu en Chine par la société China Nanchang Aircraft Manufacturing mais est produit par Hongdu Aviation Industry Corporation.  L’avion est propulsé par un réacteur de fabrication ukrainienne AI-25TLK développant 1 680 kg de poussée qui permet à l’appareil d’atteindre 800 km / h ou du turboréacteur Garet TFE731-2A.

Les versions exportées disposent en général de des sièges éjectables Martin Baker, d’un cockpit avec affichage tête haute et des écrans multifonctions ainsi que des missiles air-air PL-5E / PL-7 ou AIM-9 P et une nacelle avec un canon de 23 mm.

Selon le blog Chinese Military Blog huit appareils aurait été commandés.

Lien : http://chinese-military-aviation.blogspot.com/p/trainers.html



[1] avion d’attaque léger

24 janv. 2014

L’armée malienne une force en reconstruction ?



 La commémoration du  53ème anniversaire de la création de l’Armée malienne s'est déroulée le long du boulevard de l’Indépendance à Bamako. Comme l'indiquait le président dans son discours à l'armée, « Le 20 janvier 1961, devant le corps diplomatique convoqué à l’occasion, Modibo Kéita annonçait la création de l’armée malienne dont l’acte de naissance avait été signé le 1er octobre 1960, huit jours après la proclamation de l’indépendance du Mali ».

Depuis cette date, l’armée malienne a connu bien des hauts et des bas. Cette année, l’anniversaire  revêtait une dimension particulière en raison des évènements de début 2013. Il a été fêté en grande pompe comme pour marquer le début d’une nouvelle ère. Officiellement, la commémoration du  53e anniversaire était placée sous le signe de la force et  de la cohésion retrouvée

Le chef de l’Etat a été accueilli par le Premier ministre Oumar Tatam Ly, le ministre de la Défense et des Anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga et le chef d’Etat-major général des armées, le général Mahamane Touré. Le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian a assisté au défilé militaire.

Le défilé militaire était ouvert par  le colonel Harouna Samaké,  commandant de la 3ème région militaire 3. Cet officier, diplômé de l’Académie militaire de l'État-major des forces armées russes, semble selon la presse malienne recueillir le satisfecit  de ses camarades et semble être un officier emblématique de l’armée nouvelle.


Le défilé comprenait plus de  4000 hommes, dont des détachements de la Force Serval, de la MINUSMA et  d’EUTM. Quatre sections  EUTM, composées de militaires espagnols, français, allemands et belges et une délégation de l’état-major multinational du camp d’entrainement de Koulikoro ont défilé aux côtés des forces internationales présentes au Mali (Serval et MINUSMA) et de 3000 soldats maliens.
 
Côté malien, l’école militaire interarmes de Koulikoro, l’école des sous-officiers de Banankoro, les corps habillés (SNJ, des Eaux et forêts, de l’Administration pénitentiaire et Douanes) ont participé à la cérémonie. Ils ont été suivis par  les pompiers, la police nationale, la gendarmerie, les directions des sports militaires et des services de santé des armées, les transmissions et télécommunications des armées, le génie, la garde nationale et l’armée de l’air. L’armée de terre clôturait le défilé avec entre autre, le 33ème régiment des commandos parachutistes (Djicoroni para).
Comme le journaliste Bertin DAKOUO l’indique, l'ensemble du personnel a été équipé de neuf pour la cérémonie pour un montant estimé à deux milliards F CFA.


Seul point d’achoppement à l’euphorie ambiante ;  la signature de l’accord de défense franco-malien a été reportée à une date ultérieure.
Comme le président la déclaré dans son discours : Les accords de coopération militaire, en discussion ou à venir, ne tiendront compte que de l’intérêt du Mali, de tous les intérêts du Mali et des Maliens, tout en renforçant nos capacités et celles de nos partenaires à faire face à l’insécurité structurelle de l’espace sahélo-saharien.  Le Mali n’exclut pas  de nouer des accords avec d’autres pays que le France.

La refondation de l’armée malienne
Comme l'indiquait aussi  le président dans son discours : « les causes de la défaite de  2012 doivent être tirées. Le passif est tragique qui requiert une sincère introspection, un audit profond de ce naufrage national ; avec un seul objectif : que la vérité soit sue sur les causes de notre déshonneur. »

« Le travail de reconstruction avance : Il sera accéléré et mené à son terme de même qu’une action de relecture visant :

- l’amendement du corpus doctrinal,
- la réorganisation opérationnelle et territoriale des forces sous-tendue par une formation de qualité,
- l’instruction, la préparation opérationnelle des forces. »

Le bilan d’ EUTM Mali
Le site du ministère de la défense français rappelle qu'EUTM Mali repose sur deux piliers : une mission de formation des unités combattantes des forces armées maliennes sur le camp d’entraînement de Koulikoro et une mission d’expertise et de conseil assurée par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la réorganisation de l’armée malienne.
Trois GTIA de l’armée malienne ont été formés par la mission européenne commandée par un général français. Il s’agit  en premier lieu des GTIA Waraba et Elou, dont les formations se sont achevées en juin et septembre 2013. Le bataillon  Waraba est  déployé depuis juillet 2013 à Tessalit.
Le GTIA  Elou  « les éléphants » en langue tamashek  a effectué une formation d’une durée de 10 semaines  qui s’est achevée par un  exercice de synthèse conduit du 10 au 12 septembre 2013. Ce bataillon constitué de 700 soldats est articulé en trois compagnies d’infanterie, renforcées d’unités d’appui spécialisées (un escadron blindé, une batterie d’artillerie, une compagnie logistique, une section génie).Les EFS de Dakar ont participé à la formation de pilotes maliens qui conduiront les VLRA.
La formation du 3ème  GTIA baptisé « Sigu » (« les buffles » en langue bambara) a débuté  le 7 octobre 2013 pour s’achever Le 7 décembre 2013. Depuis le 16 décembre 2013, une trentaine de commandants d’unité et chefs de section du 4ème  GTIA ont entamé un stage de formation préliminaire au camp d’entraînement de Koulikoro.
Il est encore trop tôt pour savoir si l’armée retrouvera son statut au sein de la société malienne.  Son efficacité militaire restez encore faible et il faudra encore plusieurs années pour constituer une force apte à assurer la protection des territoires du  septentrion.

12 janv. 2014

La contribution britannique à l’opération Serval















photo RAF
Il y a un an, la France lançait l’opération Serval  en réponse à la demande du gouvernement malien. The Official Annual Review de la RAF pour 2014 dresse un rapide bilan de cette opération.

Très rapidement après le déclenchement de l’opération Serval, la Grande Bretagne, propose un soutien logistique et dès le 13, l’opération Newcombre débute.
Deux jours après la décision du premier ministre, deux  C-17 Globemaster III du  99 Squadron de la base de la RAF de Brize Norton se posent sur la base aérienne d’Évreux. Durant les quatre premiers jours de l’opération, les deux appareils ont transporté des véhicules blindés, des hélicoptères et du personnel vers le théâtre malien. Un des appareils est ensuite reparti en Grande Bretagne.

Un détachement de liaison a été déployé à Évreux avec des éléments du 1 Air Mobility Wing. Leur mission était la maximisation du chargement des véhicules et des charges lourdes. Des personnels se trouvaient à bord pour le déchargement des véhicules.

Rien n’est simple en termes d’acheminement car les véhicules français n’avaient pas au préalable qualifiés pour l’embarquement à bord des C-17. Le Joint Air Delivery Test and Evaluation Unit en charge de travail a déployé une petite équipe en France pour réaliser cette opération avant l’embarquement des véhicules français. Les règles appliquées ont été les mêmes que celles en usage en Grande Bretagne.

Le détachement C17 s’est ensuite installé à Istres, qui constituait la base de départ de la majorité des acheminements. Le 09 février, les appareils de la RAF sont intervenus pour la mise en place des unités ghanéennes de la MINUSMA (AFISMA en anglais, African led international support mission to Mali). Leur mission a duré 4 semaines durant lesquelles 11 sorties ont été conduites.

Un autre aéronef de transport, un BAe146 C Mk3 du 32 Squadron, acquis en Mars 2012 a été engagé en mission de transport au profit des différentes équipes de reconnaissance et aux instructeurs mis en place au profit d’EUTM Mali.  

Le 25 Janvier, le ministère de la défense  britannique annonce le déploiement du  système de surveillance électronique Sentinel R1 en soutien des forces françaises. L’appareil et son environnement a été déployé à Dakar pendant 4 mois. Il devait parcourir plusieurs centaines de kilomètres avant de rejoindre la zone d’opération. Selon le bilan de la RAF, la France avait beaucoup apprécié les informations fournies par ce type d’aéronefs lors de l’opération en Libye.
L’appareil a été déployé avec son personnel de soutien à Dakar ; ce qui a constitué un défi important en raison dans de conditions climatiques exigeantes et changeantes. L’immensité du territoire a amené à sélectionner le renseignement « utile » à chercher pour l’état-major français. Selon le blog Bruxelles 2, la prise d’otages d’In Amenas avait joué un rôle déterminant dans la décision de déployer le Sentinel



Le bilan
Côté britannique, le bilan semble positif à cette période où la coopération avec la France est devenue indispensable. Pour la France, on peut dire que la contribution britannique a été primordiale pour l’opération Serval car la rapidité de la mise en place des moyens roulants pour les unités de combat a permis de monter très rapidement vers le Nord et de bousculer les groupes terroristes.   



Sentinel R1 (Photo RAF) 
Comme le publiait le ministère de la défense, plusieurs pays avaient répondu aux demandes de soutien de la France.
La Belgique a fourni deux avions C 130 Hercules et deux hélicoptères A109 Medevac. Les Danois ont quant à eux envoyé un avion C 130 Hercules. Le Canada, la Grande-Bretagne et la Suède ont engagé des avions C-17.Les Pays-Bas ont mis à disposition 2 avions KDC 10 ainsi que 4 C130 et 1 DC10. L’Espagne a fourni dans un premier temps un avion C 130 Hercules puis un avion Casa. Enfin, l’Allemagne a fourni 3 avions C 160 Transall et un avion A 310 multi-rôle de ravitaillement en vol et de transport.

Selon un rapport du sénat du 16 avril 2013, la France ne dispose plus des capacités de transport stratégique et de ravitaillement en vol lui permettant de rentrer de façon autonome sur un théâtre d’opérations. Ainsi, 75 % des affrètements aériens militaires ont été fournis par les pays alliés. Ces derniers ont transporté les trois quarts de nos matériels et de notre personnel durant les trois premières semaines de l’opération.Les alliés  ont également assuré une part significative (30 %) du ravitaillement en vol de nos avions.

Pour conclure
Meilleurs voeux 2014 










  


BAe146 C Mk3 (photo RAF prise en Afghanistan)