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11 mars 2012


photo UNIFIL

Le Brésil et le commandement de la composante navale de la FINUL


La force des nations unies au Liban UNIFIL crée en 1978, a été renforcée à la suite du conflit israélo-libanais de 2006. Cette mission compte au début du mois de mars 2012, 11751 soldats de la paix de 37 pays contributeurs sous les ordres d'un général italien.


La force multinationale maritime

L'UNIFIL Maritime Task Force (MTF) établie le 15 octobre 2006, est la première composante navale à avoir été crée au sein d'une mission de maintien de la paix. Certaines missions comme la Monusco au Congo possèdent des unités fluviales sans aucune comparaison avec ce qui existe au large du Liban.


La TF 448, composante maritime de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), est mandatée pour aider les autorités libanaises à contrôler les flux maritimes et à empêcher notamment le trafic d'armes. Agissant en vertu du chapitre 6 de la charte des Nations Unies, la force maritime a été mise sur pied à la demande du Gouvernement Libanais pour éviter l'entrée massive d'armes sur son territoire.Elle est aussi chargée comme son volet terrestre de former l'armée libanaise conformément aux résolutions 1701 et 1773 du Conseil de sécurité de l'ONU.


Le commandement de cette force a été initialement assuré par l'EUROMARFOR, puis par plusieurs pays européens dont la France, l'Allemagne et la Belgique. Cette force sera dirigée pour la deuxième fois consécutive, par un amiral brésilien.



Photo Bundeswehr

Le ravitailleur allemand Werra et la frégate Uniao


Actuellement la FINUL-MTF dispose d'unités navales en provenance du Bangladesh (2 navires), Brésil (1 navire - navire amiral), d'Allemagne (3 navires),de Grèce (1 navire), d'Indonésie (1 navire) et de Turquie (1 navire). Le bangladesh a dépêché pour cette mission se principale unité, la frégate BNS OSMAN, et le patrouilleur BNS MADHUMATI.


Un total de 15 pays ont contribué à la MTF : Bangladesh, Belgique, Brésil, Bulgarie, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Indonésie, Italie, les Pays Bas, la Norvège, l'Espagne, la Suède et la Turquie.


Le 24 Février 2011, le major-général Alberto Cuevas Asarta, commandant de la FINUL la remis le commandement de la TF au contre-amiral Luiz Henrique Caroli du Brésil. Ce n'est seulement qu'en novembre 2011, que la brésilienne Frégate "UNIAO" a rejoint les côtes du Liban.


La frégate Uniao

Immatriculé F45, il s'agit d'une frégate de la classe Niteroi d'un déplacement de plus de 3000 tonnes, développé pour le brésil et la Grande Bretagne par les chantiers britanniques sous le nom de type 21.

Le bâtiment est déployé avec l'ensemble de ses systèmes de combat opérationnels sa dotation guerre, son hélicoptères et son équipe de visite.

Le blog brésilien Alide détaille les préparatifs de cette mission.


Pour la marine brésilienne

Cité par le blog Poder Naval: Pour le commandant de la marine brésilienne l',Almirante-de-Esquadra, Julio Soares de Moura Neto: "La participation du Brésil à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) est un motif de fierté pour la Marine du Brésil, car il s'agit de la première mission à caractère naval, que l'ONU conduit et car pour la première le commandement de la Task Force maritime (MTF) de la FINUL est à la charge d'un état non-membre du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).


« La présence de la frégate de l'Union dans la région, au delà de la stricte contribution à la mission, cela a une grande signification pour le Brésil dans le domaine des relations internationales, car elle démontre l'engagement du pays pour la FINUL, le maintien de la paix au Liban et la stabilité au Moyen-Orient. "


Pour le brésil, il s'agit de commencer à démontrer son importance sur l'échiquier mondial. Ce début est certes modeste mais permet déjà de sortir des zones habituelles du brésil que sont l'Amérique centrale et l'Afrique.

Lien avec un reportage de la télévision brésilienne

30 janv. 2012


brève

Entrée de troupes éthiopiennes en Somalie

Depuis plusieurs semaines, la tension monte en Somalie, l'union africaine cherche à renforcer l'AMISOM et le Kenya est installé durablement au sud du pays. L'Éthiopie le puissant voisin rentre à nouveau dans le jeu.

Selon le blog du journal le Monde, plusieurs centaines de soldats éthiopiens lourdement armés et circulant à bord de véhicules blindés et de chars d'assaut ont franchi la frontière somalienne, venant renforcer les troupes déjà présentes depuis novembre dans le pays, ont affirmé lundi 30 janvier des témoins.

De nombreux médias ont repris cette information

Selon le site Garowe online , Les troupes éthiopiennes sont entrées par la ville frontière de Dolow et ont été repérés dans Luq situé dans la région de Gedo. Au même moment et selon les mêmes sources, les miliciens shebab ont interdit les activités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lui ordonnant d'arrêter ses opérations de secours d'urgence dans les régions qu'il contrôle.

Les responsables de l'Union africaine ont demandé il y a quelque semaines au Conseil de sécurité d'augmenter le nombre maximum de soldats de l'AMISOM pouvant être déployés. Une nouvelle résolution porterait ce nombre de 12.000 à 17 731. L'Union africaine a aussi besoin d'une aide financière plus importante pour cette force dont l’efficacité contre les militants shebab commence à s'améliorer.

photo ministère de la défense Ethiopie
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