15 déc. 2020

Réception de six K8-W par la Force Aérienne Nationale Angolaise (FANA)

La Force Aérienne Nationale Angolaise (FANA) a officiellement reçu le lundi 14 décembre, le deuxième lot de six appareils de formation et d’entrainement K8-W, acquis auprès de la Chine par la société d’importation d’armement Simportex. Les six premiers avions de ce nouveau modèle, arrivés en janvier/février, ont déjà effectué 1 265 vols pour un total de 1 770 heures. L'accord avec Simportex comprenait également la livraison de deux avions de transport militaire de type MA-60, entre autres équipements de soutien.

le K8
Photo Jornal de Angola Edições Novembro

Le K-8 est un avion d'entraînement intermédiaire biplace et un avion d'attaque léger conçu conjointement par Aircraft Manufacturing Factory (AMF), Pakistan Aeronautical Complex, Kamra et China Nanchang Aircraft Manufacturing Company (CNMC). Il mesure 11, 60 mètres de long, 9, 63 m d'envergure. Il est équipé du réacteur ukrainien Ivchenko-Progress AI-25TLK de 16.9 kN de poussée. Le K8 est doté de deux sièges éjectables chinois de type TY-7A et dispose d’une autonomie de 1900 kilomètres à une vitesse maximale de 800 km/h.

La cérémonie de livraison des avions a eu lieu au Régiment Aérien de Chasseurs-Bombardiers (RACB) de Catumbela (entre Lobito et Benguela) et a coïncidé avec la fin de stage de six pilotes instructeurs angolais formés par des spécialistes chinois. Le régiment utilisera ces appareils qui pourront être armés de deux bombes à fragmentation, ou quatre bombes d'entraînement aérien, deux missiles air-air et un canon de 23 mm. La FANA utilise le K-8 comme avion de formation au sein de l’Académie la force aérienne (AFAN) qui se trouve aussi à Catumbela. Ce type d’appareil est nécessaire pour la formation des futurs pilotes de Su-30K/KN.

Photo agence de presse Angop

S'exprimant lors de l'événement, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants de la patrie, João Ernesto dos Santos, a déclaré qu'il s'agissait d'un « investissement énorme » et justifié par la nécessité de renforcer le système de sécurité et de défense du pays. Le représentant général de CATIC en Angola, Yuan Mu, a promis que la société chinoise spécialisée dans la fourniture d'une solution intégrée pour l'aviation militaire garantirait l'exploitation et la maintenance des avions déjà livrés.

 

Photo agence de presse Angop

 

16 août 2020

Que se passe-t-il au Mozambique ?- Le nouvel eldorado gazier d’Afrique australe en grand danger !

carte (c) Petroleum Economist 

Les médias occidentaux s’intéressent depuis quelques mois à la République du Mozambique, ce pays de 30 millions d’habitants baigné par l’océan indien. C’est que depuis trois ans le pays fait face à une insurrection armée dans la province de Cabo Delgado. Le pays ancienne province portugaise est habituée à ce type d’instabilité en raison de la guerre civile qui opposa la FRELIMO à la RENAMO soutenue par l’Afrique du sud. Malgré l’accord de paix de 1994, il y avait eu de nombreuses résurgences du conflit qui a affaibli l’état mozambicain et permis l’émergence de nouvelles menaces. Il subsiste ainsi une certaine instabilité dans le centre du pays liée aux éléments résiduels de la RENAMO.

Le pays régulièrement balayé par les ouragans dont Idai en 2019 est en proie aux difficultés économique et au sous-développement. L’état se trouve aussi dans une situation financière très délicate et souffre d’un manque de crédibilité vis-à-vis des autorités internationales. Une rébellion s’est développée dans la province de Cabo Delgado au nord-est du pays qui a pour capitale la ville de Pemba. Frontalière de la Tanzanie elle compte 2,5 millions d’habitants répartis sur 17 districts. Si le Mozambique est majoritairement chrétien près de 18% de sa population est musulmane ; ce taux atteint les 58% dans la province avec un chômage élevé et un sous-développement socio-économique sévère. 

Un nouveau foyer d’instabilité

Le groupe Ansar al-Sunnah , est  une organisation religieuse, qui est apparue dans la province de Cabo Delgado en 2015, puis s'est militarisée. En octobre 2017, le groupe mène sa première attaque contre le port de Mocímboa da Praia. Il attaque trois postes de police et s’empare d’armes et de munitions. Son objectif est d’harceler les forces de sécurité et civiles dans le but ultime serait d'établir un état islamique dans la province.

Le 4 juin 2019, la propagande de l'Etat islamique revendique pour la première fois une opération armée au Mozambique. De nombreuses attaques sont perpétrées, détruisant l’infrastructure étatique qui existait, incendiant les maisons des particuliers et volant le bétail. En décembre 2018, le bilan s’établissait déjà à 90 morts et un millier de maisons incendiées.

 Cette semaine, les shebabs comme les ont baptisés la population locale ont capturé la ville de Mocímboa de Praia. Il s’agit de leur quatrième attaque contre le chef-lieu du district. 2 bases militaires près de la ville ont également été capturées. Mocímboa da Praia, ville d'origine d'une grande partie des chefs rebelles, est aussi une zone très stratégique pour les jihadistes, à une soixantaine de kilomètres seulement de sites de gaz naturels dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars. C’est une prise symbolique pour le mouvement islamiste qui souhaite en faire sa capitale.

Selon des médias locaux, les combattants islamistes ont débordé l’armée du Mozambique qui avait déployé ses forces spéciales appuysé par des mercenaires sud-africains. Les Forces Armées de défense du Mozambique (FADM ) auraient manqué de de munitions et le soutien aérien étaient trop loin pour arriver à temps. Le ministre de la Défense a déclaré « L’ennemi s'est infiltré dans plusieurs quartiers, habillé en civil et bénéficiant de diverses complicités, attaquant la ville de l'intérieur, provoquant la destruction, le pillage et le meurtre de citoyens sans défense, avec des manœuvres de sabotage et des attaques contre les moyens de secours navals à partir du port ». En juillet déjà une attaque avait coûté la vie à plusieurs soldats. 

Les insurgés utilisent les recettes habituelles de la guérilla. Très mobiles, ils disposent maintenant de nombreuses armées récupérées, de drones et utiliseraient la population civile comme boucliers humains. Les attaques ciblent tant les civils que les forces de l’ordre.  Plus de 210000 habitants ont fui la zone des combats. Il y aurait actuellement une vingtaine d’attaques par mois. 

Les projets gaziers au Mozambique

Le Mozambique attise les appétits économiques du monde entier en raison de son potentiel de développement futur. Le principal projet vise à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du pays. Les djihadistes menacent désormais le projet gazier et les infrastructures liées à ce gigantesque projet qui se trouvent dans la province de Cabo Delgado.

Le 27 juin huit ouvriers d’une société sous-traitante du pétrolier français ont été tués dans une embuscade. Une double attaque contre le groupe pétrolier américain Anadarko avait eu lieu en février 2019. Les sociétés pétrolières habituées à évoluer dans des environnements difficiles ont renforcé leur sécurité et font appel à des sociétés privées en complément des FDS locales. 

L’intervention des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM)

L’intervention des forces de sécurité mozambicaine a été depuis le début de cette insurrection trop faible par rapport à la menace croissante de ces groupes. L'État mozambicain a initialement considéré ces violences comme une menace à l'ordre public impliquant initialement la police de la République du Mozambique. Si les forces de sécurité ont réussi à conduire quelques opérations, détruisant des campements d’insurgés ; elles n’ont jamais pu porter de coups suffisamment sévères.  

Les FADM sont un outil obsolète fragilisée par les confrontations récentes avec la RENAMO. Les FADM ne semblent donc pas en mesure de circonscrire cette insurrection alimentée sans doute par des financements extérieurs. Elles parviennent difficilement à contrôler les grands axes de circulation, Comme la plupart des armées engagées dans des opérations de contre-insurrection les FADM sont maintenant accusées de commettre de nombreux abus soumettant les populations au racket et commettant des actes de violence contre celles-ci. Les militaires mozambicains issus pour la majorité du sud du pays ne sont pas familiers de cette région. 

L’action des sociétés de sécurité privées

Le recours aux private military company (PMC) a été rapidement envisagé en raison des difficultés des FADM à régler le problème.  Le groupe russe Wagner est intervenu en 2019 à la demande des autorités du Mozambique en échange de potentiels contrats gaziers. La compagnie aurait déployé 200 opérateurs disposant d’équipements sophistiqués, dont des hélicoptères d’attaque MI-24 et de transport MI-171Sh. Ils ont d’abord opéré le long de la frontière tanzanienne avant de le faire à l’intérieur de la province. L’arrivée des russes aurait créé un appel d’air et des volontaires de plusieurs pays africains auraient rejoint le Mozambique particulièrement de Somalie. L’action russe aurait plutôt mis de l’huile sur le feu et aggravé la situation dans la province. Plusieurs russes ont été tués dans plusieurs embuscades et les relations avec les FADM se sont rapidement dégradées. Les mercenaires russes ont semblé ne pas être réellement adapté à la menace et aux conditions d’opération particulièrement dures de la région. Ils se sont retirés il y a plusieurs mois. 

Frontier Service Group une société basée à Hong-Kong a fourni une paire de Gazelle anciennement de l’ALAT. Début avril, une d’entre elle (ZU-ROJ) a été abattue par les insurgés.  

La société Dyck Advisory Group (DAG) fournit des services aériens au profit des FDS. La société a perdu un hélicoptère lors de l'une de ses premières sorties, mais a depuis lors été crédité d'avoir dissuadé une avance des insurgés sur Pemba et d'avoir soutenu les efforts des forces gouvernementales pour reprendre Macomia, fin mai et Mocímboa da Praia, fin juin. DAG a perdu un ULM Bat Hawk, près de Miangalewa en juin. Jusqu'à présent, l'efficacité des hélicoptères est entravée par la nécessité de faire le plein à Pemba au sud de la zone de conflit et à 185 km de Mocímboa da Praia. L’appui aérien a fait défaut lors de la bataille de Mocímboa de Praia. Une autre option de ravitaillement est la base militaire de Mueda, à 94 km de Mocímboa da Praia. Les hélicoptères de combat du DAG sont accusés de pertes civiles, en particulier dans la bataille de Macomia. 

La société OAM international a aussi fourni des prestations au profit du gouvernement du Mozambique. Divers aéronefs mis en œuvre par les PMC ont été observés au Mozambique. Il s’agit notamment d’un UH-1 Huey, un Cessna Caravan, un Bell Long Ranger, un Diamond DA 42 et un ULM de reconnaissance CADG Helix. Erik Prince, bien connu dans le domaine des compagnies de sécurité est en lice pour « pacifier » la province de Cabo Delgado.

La réaction de la SADC 

L’organisation de l’Afrique australe s’est déjà réunie pour évoquer la situation au Mozambique. Un sommet réunira demain, les chefs d’état. Des experts de l'Institut sud-africain d'études de sécurité (ISS) militent pour une « intervention urgente » de la SADC et de l'Union africaine pour mettre fin à cette situation. La Tanzanie est prête à renforcer son contrôle de la frontière. Jusqu’à présent, le gouvernement de Maputo préférerait une intervention de troupes du Zimbabwe mais pas de la SADC.

Toute la stabilité de la région est menacée et l’Afrique du Sud qui est la grande puissance économique africaine pourrait être la prochaine cible. La menace terroriste est déjà présente dans le pays.  Le 23 juillet, la police a fait une descente près de Johannesburg et cinq terroristes présumés de l'Etat islamique ont été arrêtés. Les armes et le véhicule saisis lors du raid semblent relier cette cellule de l'Etat islamique aux fusillades du Nouvel An à Melville et Mary Fitzgerald Square, et à l'attaque d'une mosquée à Verulum près de Durban en 2018.

En conclusion, le terrorisme islamiste tente de poursuivre sa descente dans l’est du continent africain. Il s’appuie comme souvent une population musulmane qui a été négligée par le pouvoir central. Ansar al Sunna utilise le ressentiment de la population locale envers le pouvoir central accusé de corruption.  Il est urgent pour les états de la région (SADC), d’agir car l'insurrection de Sunnah Wal Jamaah monte régulièrement en gamme au niveau militaire et deviendra un adversaire toujours plus redoutable dans les mois à venir.


21 juil. 2020

L'armée de l'air angolaise a reçu un Daher Kodiak 100



Un Kodiak portant les couleurs de la Forca Area Nacional de Angola (Force aérienne Angolaise) a été vu à l'aéroport de Monchengladbach en Allemagne le 23 juin avant sa livraison. L'avion était temporairement immatriculé D-FSST. Le ou les appareils acquis par l’Angola seront mis en œuvre au profit du Centre pour la sécurité publique récemment créé en décembre 2019. Le CISP (Centro Integrado de Segurança Publica, Centre pour la sécurité publique) doit répondre aux problèmes de sécurité publique, catastrophes et coordonner les réponses entre la police et les agences de sécurité à travers le pays. Il porte le matricule R-756 des appareils de reconnaissance.  



L’appareil angolais (numéro de série 100-0252) a été exporté des États-Unis en 2018. Il a été photographié à Bonn en octobre 2019. SST Flugtechnik a modifié l’appareil pour qu’il puisse accomplir des tâches de cartographie. Le système de mission est équipé d’un scanner de cartographie stabilisé et une porte coulissante automatique dans le milieu du fuselage. Une console operateur est installée à l’intérieur de l’appareil qui dispose de moyens de communications satellitaires.

Daher, constructeur de la famille des TBM, a acquis en 2019, l’Américain Quest, fabricant du Kodiak 100, installé à Sandpoint dans l’Idaho. 20 Kodiak 100 Série II ont été livrés en 2019 par le constructeur. Le Kodiak 100 Series II est un avion non pressurisé de 10 places qui a une masse maximale au décollage de 3 290 kg et une charge utile de 1 603 kg. Propulsé par un turbopropulseur Pratt & Whitney PT6A-34 de 750 ch, il a une vitesse de croisière de 339 km/h et l'autonomie de 1 861 km.  Il est équipé de l’avionique Garmin G1000 NXi. L'avion de dix places a été conçu pour les opérations de décollage et d'atterrissage courts et de flottement, ce qui, selon son constructeur, le rend idéal pour une utilisation en Afrique. Sa robustesse lui permet de réaliser des opérations très diversifiées : commerciales, missions gouvernementales, évacuation médicale, plate-forme de parachutisme.

D'autres pays d'Afrique utilisent le Kodiak pour des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR), y compris le Botswana, qui a reçu un Kodiak en 2016 pour des activités anti-braconnage.







19 juin 2020

Le livre blanc de la Force Aérienne thaïlandaise


AU-23 Peacemaker de la Royal Thai Air Force (c) RTAF 

Traditionnel  allié  militaire  des  États-Unis  en  Asie  du  sud-est,  la  Thaïlande est l’un des pays qui dépense beaucoup pour sa défense. Malgré cela  son  appareil militaire  est  vieillissant.  L’armée  de l’air  a  rendu  public son livre blanc en début d’année 2020 et le programme est ambitieux  entre  nouvelles  acquisitions  et  modernisation  de  l’existant.  Le  programme prévoit le remplacement des chasseurs F-16, des L-39 , la  modernisation  des  systèmes  de  guet  aérien,   l’acquisition  d’avions  de  transport, d’hélicoptères VIP et de drones.
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23 mai 2020

La Force aérienne angolaise a reçu ses premiers avions d’entrainement K8



La Force aérienne nationale d'Angola (FANA) aurait reçu six avions d’entrainement K-8W Karakorum. Les numéros de série I-61 et I-62 et I-65 ont été identifiés selon les informations relayées sur les médias sociaux.

LeK-8 est un avion d'entraînement intermédiaire biplace et un avion d'attaque léger conçu conjointement par Aircraft Manufacturing Factory (AMF), Pakistan Aeronautical Complex, Kamra et China Nanchang Aircraft Manufacturing Company (CNMC). 

Le FANA aurait payé 52 millions de dollars à la société chinoise AVIC pour la commande initiale, comprenant, les appareils (8), des pièces de rechange, la logistique et la formation des instructeurs / techniciens.

Le FANA utilisera le K-8 comme avion de formation au sein de l’Académie la force aérienne (AFAN) qui se trouve à Catumbela près de Lobito. Ce type d’appareil est nécessaire pour la formation des futurs pilotes de Su-30K/KN. Cet avion pourrait aussi servir d'avion d'attaque léger et compléter la flotte de L-39C ou de Super-Tucano. L’appareil d’une masse maximale de 4 468 kg, peut voler jusqu’à 800 km /h, avec une autonomie de 1560 km et un plafond de 13 600 m.

Photo/CATIC via Alan Warnes 

22 mai 2020

Annonce du retrait des États-Unis du traité ciel ouvert (Open Skies)




Les États-Unis notifieront aujourd’hui aux dépositaires du traité (Gouvernements du Canada et de la Hongrie) et à tous États parties, leur décision de se retirer du traité Open Skies. Leur décision prendra effet dans six mois.

Signé le 24 mars 1992, le traité Ciel ouvert autorise chaque État à effectuer des vols de reconnaissance sur court préavis et sans armes au-dessus de l'ensemble des territoires des autres pour collecter des données sur les forces et activités militaires. Ce mécanisme qui visait à renforcer la confiance entre les états de la zone euratlantique est entré en application le 1er janvier 2002. Il couvre globalement une zone de Vancouver à Vladivostok.

Les avions d'observation utilisés doivent être équipés de capteurs qui permettent d’observer et d'identifier les équipements militaires importants, tels que l'artillerie, les avions de chasse et les véhicules blindés. Bien que les satellites puissent fournir des informations plus détaillées, les 34 États parties au traité n'ont pas tous ces capacités. Chaque pays utilise les avions qu’il souhaite mais ceux-ci doivent passer une inspection pré-vol avant la mission.

La déclaration du Département d’état évoque les points suivants pour le retrait américain. La Russie a refusé l'accès aux vols d'observation dans un couloir de 10 kilomètres le long de sa frontière avec les régions géorgiennes sous contrôle de la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. La désignation par la Russie d'un aérodrome de ravitaillement en Crimée, n’a pas pu être accepté par les USA qui ne reconnaissent pas l’annexion de cette partie du territoire ukrainien. La Russie a également restreint les vols au-dessus de Kaliningrad, malgré le fait que cette enclave soit devenue le lieu d'une importante concentration de matériels militaires, y compris des missiles à courte portée nucléaire. En 2019, la Russie a refusé de manière injustifiée un vol d'observation commun aux États-Unis et au Canada au cours d'un important exercice militaire russe.

Les USA avaient envisagé de quitter le traité à la suite d’une interdiction du gouvernement russe, d’autoriser un vol le 14 avril 2014. Plus de 1 500 vols ont été effectués en vertu du traité, et le retrait de ce mécanisme est un coup dur pour la sécurité de l’Europe.selon le Département d'état, cette décision pourrait être reconsidérée si la Russie revient au plein respect du Traité. 

PHOTO : avion TU-154M LK - 1 au-dessus du territoire américain
Ministry of Defence of the Russian Federation 

20 mai 2020

Le Sénégal a réceptionné ses premiers avions d’entrainement coréens KT-1.




Le Sénégal a pris livraison de ses deux premiers appareils biplaces de formation KT-1S construit par la société Korea Aerospace Industries (KAI). En 2016, le pays d’Afrique de l’ouest a passé une commande de quatre appareils d’entrainement.Les deux appareils ont été livres le 3 avril selon la firme sud-coréenne pour pouvoir participer à la fête nationale sénégalaise. Les deux derniers appareils seront livrés avant le mois d’octobre 2020. Il est à noter qu’il s’agit de la première exportation de matériel militaire de la Corée en Afrique.

Le KT-1 est équipé du turbopropulseur  PT6A-62 de Pratt & Whitney Canada développant 950 ch et offrant une vitesse de pointe de 648 km/h. La formation des pilotes et mécaniciens a été conduite en Corée. Le KT-1 est un avion de formation mais peut être configuré pour des missions d'attaque légère et désigné KA-1. Sous cette forme, il est équipé de nacelles, de bombes, de roquettes et de missiles Sidewinder AIM-9.

Le Sénégal est engagé depuis plusieurs années dans la reconstruction de son Armée de l’air. Le nouveau chef d’état-major général des armées, le général Birane Diop en est d’ailleurs membre. En 2018, le Sénégal avait commandé quatre avions L-39NG auprès de la république Tchèque. Ceux-ci seront équipés de missiles Sidewinder AIM-9L pour une capacité air-air et disposeront de cinq points d’emport pour de l’armement. En 2014, la France avait fait don de avions d’entrainement quatre Epsilon au Sénégal puis deux autres en mai 2019.

Au-delà de ses appareils d’entrainement et d’appui au sol, l’armée de l’air dispose de d’un Casa 235 et d’un Fokker F-27. Un Casa 212 assure les missions de surveillance maritime. Pour remplacer certains appareils anciens, un Casa CN-235 et un NC-212i sont en commande.