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27 janv. 2014

L’Ethiopie rejoint la force de l’union africaine en Somalie (AMISOM)



Le 22 Janvier, les forces de l'Ethiopian National Defense Force (ENDF) ont  officiellement  rejoint la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM). La contribution de l’Éthiopie  comprendra trois bataillons qui seront principalement déployés dans les zones frontalières du sud, dans les villes de Baidoa et Beledweyne.

Les troupes éthiopiennes (3 à 4000 hommes) ont été en plusieurs occasions déployées en Somalie, la dernière fois en novembre 2011. Il est possible que d’autres unités éthiopiennes continueront à opérer dans le pays sans appartenir à l’AMISOM. L’Éthiopie a reçu le commandement du secteur 3 qui sera placé sous l’autorité du  Brigadier General Gebremedhin Fikadu Hailuqui rendra compte au commandement de l’AMISOM. Le sector 3 comprendra les régions de  Bay, Bakool et Gedo.

En novembre, le conseil de sécurité par la résolution 2124 a autorisé le renforcement de l’AMISOM et porté son effectif à 22126 personnels en uniforme. Les principaux contributeurs sont l’Ouganda et Burundi, rejoint il y a plusieurs mois par le Kenya. Djibouti et la Sierra Leone fournissent aussi des contingents. Djibouti a annoncé l’envoi possible d’un second bataillon.

Le renforcement de  l'AMISOM permettra de redonner une marge de manœuvre aux planificateurs et envisager la prise de contrôle de l’ensemble du territoire somalien. Une offensive serait en préparation contre des bases d'Al-Shabaab dans les régions de Lower and Middle Shabelle, alors que les unités kenyanes avanceront à partir du sud, l’Ouganda et Burundi fournissant un effort depuis le nord.


AMISOM Force commander Lt. Gen. Silas Ntigurirwa
Photos : AU UN IST PHOTO / Tobin Jones



24 janv. 2014

L’armée malienne une force en reconstruction ?



 La commémoration du  53ème anniversaire de la création de l’Armée malienne s'est déroulée le long du boulevard de l’Indépendance à Bamako. Comme l'indiquait le président dans son discours à l'armée, « Le 20 janvier 1961, devant le corps diplomatique convoqué à l’occasion, Modibo Kéita annonçait la création de l’armée malienne dont l’acte de naissance avait été signé le 1er octobre 1960, huit jours après la proclamation de l’indépendance du Mali ».

Depuis cette date, l’armée malienne a connu bien des hauts et des bas. Cette année, l’anniversaire  revêtait une dimension particulière en raison des évènements de début 2013. Il a été fêté en grande pompe comme pour marquer le début d’une nouvelle ère. Officiellement, la commémoration du  53e anniversaire était placée sous le signe de la force et  de la cohésion retrouvée

Le chef de l’Etat a été accueilli par le Premier ministre Oumar Tatam Ly, le ministre de la Défense et des Anciens combattants Soumeylou Boubèye Maïga et le chef d’Etat-major général des armées, le général Mahamane Touré. Le ministre français de la Défense Jean Yves Le Drian a assisté au défilé militaire.

Le défilé militaire était ouvert par  le colonel Harouna Samaké,  commandant de la 3ème région militaire 3. Cet officier, diplômé de l’Académie militaire de l'État-major des forces armées russes, semble selon la presse malienne recueillir le satisfecit  de ses camarades et semble être un officier emblématique de l’armée nouvelle.


Le défilé comprenait plus de  4000 hommes, dont des détachements de la Force Serval, de la MINUSMA et  d’EUTM. Quatre sections  EUTM, composées de militaires espagnols, français, allemands et belges et une délégation de l’état-major multinational du camp d’entrainement de Koulikoro ont défilé aux côtés des forces internationales présentes au Mali (Serval et MINUSMA) et de 3000 soldats maliens.
 
Côté malien, l’école militaire interarmes de Koulikoro, l’école des sous-officiers de Banankoro, les corps habillés (SNJ, des Eaux et forêts, de l’Administration pénitentiaire et Douanes) ont participé à la cérémonie. Ils ont été suivis par  les pompiers, la police nationale, la gendarmerie, les directions des sports militaires et des services de santé des armées, les transmissions et télécommunications des armées, le génie, la garde nationale et l’armée de l’air. L’armée de terre clôturait le défilé avec entre autre, le 33ème régiment des commandos parachutistes (Djicoroni para).
Comme le journaliste Bertin DAKOUO l’indique, l'ensemble du personnel a été équipé de neuf pour la cérémonie pour un montant estimé à deux milliards F CFA.


Seul point d’achoppement à l’euphorie ambiante ;  la signature de l’accord de défense franco-malien a été reportée à une date ultérieure.
Comme le président la déclaré dans son discours : Les accords de coopération militaire, en discussion ou à venir, ne tiendront compte que de l’intérêt du Mali, de tous les intérêts du Mali et des Maliens, tout en renforçant nos capacités et celles de nos partenaires à faire face à l’insécurité structurelle de l’espace sahélo-saharien.  Le Mali n’exclut pas  de nouer des accords avec d’autres pays que le France.

La refondation de l’armée malienne
Comme l'indiquait aussi  le président dans son discours : « les causes de la défaite de  2012 doivent être tirées. Le passif est tragique qui requiert une sincère introspection, un audit profond de ce naufrage national ; avec un seul objectif : que la vérité soit sue sur les causes de notre déshonneur. »

« Le travail de reconstruction avance : Il sera accéléré et mené à son terme de même qu’une action de relecture visant :

- l’amendement du corpus doctrinal,
- la réorganisation opérationnelle et territoriale des forces sous-tendue par une formation de qualité,
- l’instruction, la préparation opérationnelle des forces. »

Le bilan d’ EUTM Mali
Le site du ministère de la défense français rappelle qu'EUTM Mali repose sur deux piliers : une mission de formation des unités combattantes des forces armées maliennes sur le camp d’entraînement de Koulikoro et une mission d’expertise et de conseil assurée par le détachement de liaison et d’expertise (ALTF), destiné à appuyer la réorganisation de l’armée malienne.
Trois GTIA de l’armée malienne ont été formés par la mission européenne commandée par un général français. Il s’agit  en premier lieu des GTIA Waraba et Elou, dont les formations se sont achevées en juin et septembre 2013. Le bataillon  Waraba est  déployé depuis juillet 2013 à Tessalit.
Le GTIA  Elou  « les éléphants » en langue tamashek  a effectué une formation d’une durée de 10 semaines  qui s’est achevée par un  exercice de synthèse conduit du 10 au 12 septembre 2013. Ce bataillon constitué de 700 soldats est articulé en trois compagnies d’infanterie, renforcées d’unités d’appui spécialisées (un escadron blindé, une batterie d’artillerie, une compagnie logistique, une section génie).Les EFS de Dakar ont participé à la formation de pilotes maliens qui conduiront les VLRA.
La formation du 3ème  GTIA baptisé « Sigu » (« les buffles » en langue bambara) a débuté  le 7 octobre 2013 pour s’achever Le 7 décembre 2013. Depuis le 16 décembre 2013, une trentaine de commandants d’unité et chefs de section du 4ème  GTIA ont entamé un stage de formation préliminaire au camp d’entraînement de Koulikoro.
Il est encore trop tôt pour savoir si l’armée retrouvera son statut au sein de la société malienne.  Son efficacité militaire restez encore faible et il faudra encore plusieurs années pour constituer une force apte à assurer la protection des territoires du  septentrion.

5 févr. 2012


Situation en Somalie


Les opérations de l'armée kényanes se poursuivent en Somalie. Vendredi, le porte parole de l'armée Kenyane a révélé que la KDF(Kenya defence force) avait mené un raid aérien qui avait porté un coup important aux milices Al-Shabaab . Ce raid a été mené par deux hélicoptères d'attaque aux abords du village de Dalayat, province du bas Juba.
Selon le Col Oguna : « ils planifiaient d'attaquer nos troupes stationnées dans la ville de Badhadhe. neuf camions et autant de véhicules 4x4 armés ont été détruits». Le même colonel a déclaré que les villes occupées par Al-Shabaab sont utilisées comme zone de transit pour faire entrer des explosifs au Kenya.

Le major Emmanuel Chirchir porte parole de l'armée Kenyane et très actif sur facebook a déclaré que plus de 100 combattants d'Al Shabaab avaient été tués dans l'attaque, sans aucune perte. Dans ce combat des communiqués, Sheikh Abdiasis Abu Musab, porte parole d'Al Shabaab's a déclaré que le Kenya n'avait ni détruit ni même attaqué aucun point d'appui, c'est de la propagande" a-t'il déclaré.

Le communiqué du conseil de paix et de sécurité l'UA du 5 Janvier, approuve l'augmentation du niveau des troupes l'AMISOM à une force pouvant aller jusqu'à 17 731 personnels qui comprendra aussi les forces kenyanes sous double commandement.
M. Hague, ministre des affaires étrangères britannique qui est arrivé au Kenya mercredi, a ajouté que la Grande-Bretagne soutiendra l'offensive diplomatique en cours au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que les forces du Kenya se joignent officiellement aux Forces de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Retrait supposé des éléments Al shabaab
Selon, Somalie Report, reprenant des informations en provenance de la région du Lower Juba ; il semble que les combattants des milices islamiques ont déserté les iles Kudhaa à 70 kilomètres au sud-ouest de Kismayo, au moment ou les troupes kenyanes, celles du TFG et des milices pro-gouvernement partant de Ras Kamboni avancent vers le nord.

Selon radio RBC, les forces Kenyane de Raskamboni ont pris le contrôle de la ville stratégique de Badhadhe dans la région de Juba inférieur alors qu'Al Shabaab renforce ses forces à Afmadow pour mieux défendre Kismayo.

Attentat au Kenya
Trois personnes ont été tuées et une victime est dans un état critique à l'Hôpital général de Garissa à la suite d'une fusillade survenue vendredi soir à l'hôtel Jubba à Garissa. Cette attaque dans une ville du nord-est du Kenya est attribuée à des membres du groupe islamiste.

Visite de nombreuses personnalités
La communauté internationale a montré un regain d'intérêt sur ​​la Somalie à la suite amélioration de la sécurité dans le pays qui a été en guerre depuis le renversement de Siad Barre en 1991. Le 19 Août 2011, le premier ministre turc Erdogan avait ouvert la voie en effectuant une première visite en Somalie.

Cette semaine selon le Sunday Nation,le secrétaire britannique des Affaires étrangères William Hague, a effectué une première visite à Mogadiscio , une première depuis 1992. Matt Baugh, le premier ambassadeur de Grande-Bretagne accrédité en Somalie depuis 21 ans l'accompagnait. Le ministre britannique a rencontré le président, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, et celui a accepté de participer à une conférence sur la Somalie qui se déroulera à Londres le 23 février . L'ambassadeur Baugh sera basé au Kenya jusqu'à ce que les conditions de sécurité permettent l'ouverture d'une ambassade en Somalie.

Retour de l'envoyé des nations unies
Le 24 Janvier 2012 – l'envoyé des nations unies pour la Somalie, Augustine P. Mahiga, a officiellement déménagé ses bureaux dan la capitale somalienne, Mogadiscio,en provenance du Kenya ou le bureau a été installé pendant 17 ans.

Conclusion
Le chef du renseignement américain a déclaré mardi que l'opération militaire du Kenya a contribué à éroder le contrôle d'Al-Shabaab dans le sud de la Somalie, Les insurgés islamistes ont été affaiblis par des divisions internes "et la diminution soutien local» en partie en raison de la pression militaire du Kenya, de l'Éthiopie, et des forces de l'AMISOM.

Certains observateurs estiment que la capture de Badhadhe ce jeudi est le gain le plus important du territoire jusqu'à présent par le Kenya - et d'une grande importance politique. Les mois à venir seront cruciaux pour la Somalie.



photo AMISOM 2012/ caricature trouvé sur internet

Liens internet
AMISOM
-Média monitoring


20 mars 2011

Mise en place des moyens de coordination

"Cinq officiers français, cinq britanniques, deux italiens et deux canadiens" sont à bord du Mount Whitney, navire amiral de la VIe flotte américaine en Méditerranée, a affirmé le capitaine de vaisseau Dawn Cutler, de la marine américaine. (Le monde)

Confirmation de la participation du Qatar

Le Qatar a décidé de déployer 4 avions Mirage 2000 dans le ciel libyen pour participer à l'intervention militaire de la coalition contre les forces du colonel Kadhafi. L'annonce a été faite par le ministère français de la Défense.

Bilan des frappes

Voici une photo de certains véhicules qui auraient été détruit ce matin sur la route à l'ouest de benghazi.

On reconnaît sur cette photo, un obusier de 155 Palmaria de construction italienne. Ce matériel acheté par la Libye en nombre assez important est un matériel relativement performant d'une portée de 30 kilomètres. Une batterie semble avoir été détruite par des tirs air-sol.




Précision sur la participation britannique

Selon le ministère de la défense britannique, les Tornado de la Royal Air Force ont tiré des missiles Stormshadow. Les actions offensives ont été coordonnées un AWACS britannique E3D Sentry alors que des VC10 et Tristar assuraient le ravitaillement en vol. Les Tornado ont quitté leur base de Marham et conduit une mission a plus de 3300 miles nautiques. Il s'agit d'une des mission les plus longues depuis la guerre des Malouines.

Un sous-marin britannique de la classe Trafalgar a procédé au lacement de missile Tomahawk dans le cadre de l'attaque coordonnées de la soirée.

L'espagne confirme sa participation

L'Espagne participera à partir de dimanche aux opérations militaires avec quatre chasseurs F-18, un avion de ravitaillement en vol (B707), un avion de surveillance maritime, une frégate et un sous-marin, a annoncé samedi le ministère espagnol de la Défense.

Trois bombardiers B2 ont participé ce matin au bombardement d'aérodromes libyens en provenance de leur base américaine.

Le dispositif naval actuellement en place

Deux frégates britanniques se trouvent actuellement au large de la Libye pour participer au blocus naval. Il s'agit des HMS Westminster et Cumberland. Un sous-marin se trouve ne mission dans cette zone de la méditerranée.

La France a déployé sur zone la frégate antiaérienne Forbin. Elle est capable de détecter une menace aérienne dans un rayon de 400 kilomètres et de tirer des missiles ASTER d'une portée de 100 kms contre les avions.

Le Jean Bart, frégate antiaérienne équipé du système TARTAR (missile SM1) complète le dispositif.

19 mars 2011



Coordination des opérations
Le Monde: La coordination des opérations aériennes serait assuré par le commandement des forces américaines en Europe, basé à Stuttgart en Allemagne", a déclaré un responsable français. "Ce QG fait de la coordination avec les centres opérationnels aériens français basé à Lyon et britannique implanté à Northwood", a-t-il ajouté. Le commandant des forces américaines en Europe est l'amiral Stavridis par ailleurs commandant des forces de l'OTAN (SHAPE).

Les forces navales de l'opération seront intégrés à la Joint Task Force Odyssey Dawn sous le commandement de l'amiral américain Samuel J. Locklear embarqué sur le navire de commandement USS Mount Whitney. L'amiral Locklear est commandant des forces navales américaines en Europe mais aussi commandant du Joint Force Command de Naples (OTAN).

En France, le commandement des opérations est assuré par le CPCO au niveau stratégique . Le CDAOA assure le commandement des opérations aériennes depuis Lyon.
photo US NAVY : tir de missile Tomahawk 19 mars 2011 depuis le destroyer USS Barry.



Les Etats-unis et la Grande Bretagne entrent en action
En fin de soirée, Peu après 20h30, les Etats-Unis ont annoncé avoir frappé des sites anti-aériens libyens à l'aide de missiles de croisière Tomahawk pour faciliter la mise en oeuvre de la zone d'exclusion aérienne par les forces de la coalition. Plus de 110 missiles Tomahawk ont d'ores et déjà été tirés contre une vingtaine d'objectifs libyens par des sous-marins et navires américains et britanniques, selon le Pentagone. Le Royaume-Uni indique, lui, être entré en action au-dessus du pays.
Il semble que la Libye n'ai pas eu le temps de moderniser sa défense sol-air. Le pays était en train de négotier l'achat de systèmes S300 de fabrication russe.

Première action offensive française opération HARMATTAN en Libye

Selon le porte parole de l'état-major des armées, une vingtaine d'avions français ont été engagés aujourd'hui. Les opérations ont été conduite depuis le territoire national (Saint-Dizier, Dijon, Istres, Nancy). Les avions ont effectué plusieurs ravitaillements en vol alors qu'un AWACS coordonne les opérations.

Vers 17h45, l'EMA annonçait une première action au sol contre des militaires libyens. Il y a quelques minutes, un responsable du ministère de la défense français a indiqué que plusieurs chars et véhicules blindés avaient bien été détruits lors de la frappe.

Huit rafale, certains équipés de nacelles Reco NG et de l'AASM ont été engagés. Des Mirage 2000-D et 2000-5 de défense aérienne ont aussi volé aujourd'hui.
Photo armée de l'air

Le déploiement aérien se précise mais certains pays ne pourront intervenir que dimanche ou lundi. Début des opérations de reconnaissance aériennes au dessus du territoire Libyen.

Une source militaire française contactée par l'AFP a précisé que le survol du territoire libyen par des avions Rafale s'effectue dans le cadre de missions de reconnaissance. Il pourrait s'agir dans le cadre de ce type de mission, des rafale qui mettent en oeuvre une nacelle de reconnaissance. L'escadron 1/7 PROVENCE basé à Saint Dizier dispose du pod reco NG en service opérationnel depuis janvier 2011.

L'appareil dispose d'une liaison de données haut débit permettant de transmettre en temps réel des images. Une station de réception de données se charge de la collecte des informations. Selon un article publié dans le AIR FAN de janvier 2011, les images fournies sont géo-référencées et de grande qualité. Selon ce même magazine, cette unité devait recevoir aussi le pod Damoclés de désignation laser.

Selon le Nouvel Obs: Cinq nouveaux F-18 américains, deux C-17 et un avion-cargo Hercules C-130 ont atterri samedi, selon des témoins sur la base de Sigonella. L'Italie a offert l'usage de sept bases militaires pour faire respecter la zone d'exclusion aérienne autorisée par l'ONU. La Norvège prévoyait d'envoyer six chasseurs F-16 pour faire respecter la zone de non-survol, mais ils ne devaient pas être opérationnels avant cinq à six jours. Akrotiri, l'une des deux bases de l'armée de l'Air britannique à Chypre servira de base de soutien aux appareils de surveillance AWACS chargés de surveiller la zone d'exclusion. Les appareils se trouvent déjà sur la base située sur la côte sud de l'île, selon le porte-parole Kristian Gray.

Six avions militaires de type F-16 appartenant au Danemark ont atterri sur la base aérienne américaine de Sigonella, en Sicile, rapporte Associated Press.

Le Canada, favorable à une action rapide contre la Libye, a besoin de deux jour pour préparer une mission, selon un porte-parole canadien cité par Reuters.

photo Archive armée air




Le journal britannique Guardian publie cette infographie sur les bases militaires et le dispositif militaire autour de la Libye.

26 déc. 2010


Le Brésil envisage d'envoyer un navire militaire au large du Liban

Durant le premier semestre 2011, la marine brésilienne souhaite envoyer un bâtiment de guerre pour participer aux opérations navales de la FINUL II. Ce détachement comprendrait au moins 200 personnels.
Selon le journal Folha de São Paolo, le contre-amiral Luiz Henrique Caroli a révélé que la marine planifiait ce déploiement dans une des zones les plus agitées du monde. Cela faisait partie de la stratégie du gouvernement Lula d 'augmenter la projection mondiale du Brésil.
Le plan devrait sans doute être repris par le gouvernement de Mme Rousseff. Pour l'envoi de troupes et de navires, les militaires ont besoin de l'approbation du Congrès. La Marine est convaincu qu'il n'y aura pas de problèmes, compte tenu de la confortable majorité que le président aura à l'Assemblée législative.

Selon l'amiral les gouvernements israéliens et libanais seraient favorables à la participation brésilienne. Le type de navire qui participera à la mission n'est pas encore fixé mais il s'agira sans doute d'une frégate avec un déploiement de trois mois .

Moyens de la FINUL (Source UN)

23 déc. 2010



Renforcement et prolongation de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM)

Adoption de la résolution 1964

Les Nations Unies ont adopté à l’unanimité la résolution 1964 qui autorise, une augmentation des effectifs de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) jusqu’à un maximum de 12 000 militaires, contre 8 000 actuellement, « afin de lui donner des moyens accrus de s’acquitter pleinement de son mandat ».La résolution adoptée mercredi par le Conseil de sécurité prolonge jusqu'au 30 septembre 2011 le mandat accordé par les Nations unies à l'Amisom, qui vient à expiration le 31 janvier. Le texte invite les Etats membres et les organisations internationales à contribuer "généreusement et rapidement" à un fonds des Nations unies au bénéfice de la mission.

Cette année face à la détérioration de la situation à Mogadiscio les effectifs avaient sensiblement augmenté . Au 1er décembre, il était de 7 100 hommes et il a, depuis cette date, atteint le maximum autorisé. Selon l'AFP, les soldes des soldats supplémentaires seront prises en charge, comme pour les autres, par l'Union européenne, tandis que l'ONU prendra en charge le soutien logistique des 12.000 hommes.

Des promesses de renforcement

En juillet, plusieurs pays avaient promis de fournir des unités pour renforcer la force. l'IGAD avait annoncé 2000 hommes supplémentaires, la Guinée devait fournir un bataillon, et Djibouti plusieurs centaines d'hommes.

État des préparatifs

La presse Ougandaise annonce la préparation des soldats qui vont renforcer les unités déployées. Un contingent de 1800 soldats de la paix supplémentaire sera envoyé en Somalie prochainement. Ces soldats on été passés en revus par le Président Yoweri Museveni mardi lors de l'inauguration du centre d'entrainement au combat urbain qui a été installé sur le camp militaire de Singo.




Du côté de Djibouti et de la Guinée , les informations sont plus fragmentaires. Dans son édition du 13 décembre, le journal La Nation (Djibouti) mentionne néanmoins la création d'un centre de formation au maintien de la paix au camp d’Ali Ouney.

"La mise en œuvre de ce centre permettra de reconduire la deuxième phase de la formation d’un contingent djiboutien hautement cadrés où un effectif total de 600 à 700 hommes y est regroupé... Composés essentiellement de deux régiments d’infanterie, ces derniers vont donc débuter leur formation au cours de la deuxième semaine du mois de janvier 2011 jusqu’au mois de mars."

Sur place, la situation évolue peu et les attaques continuent. Selon l'AFP, Six personnes, dont cinq soldats des forces gouvernementales, ont été tuées lundi à Mogadiscio par l'explosion d'un engin piégé.

Des changement d'alliance se produisent régulièrement. Les groupes islamistes somaliens Al Shabaab et Hezbul Islam ont déclaré dimanche qu'ils unissent leurs forces dans leurs combats contre le gouvernement et les troupes de l'Union africaine (UA). "Nous avons formé une union sous le nom d'Al Shabaab car nous voulons confronter ensemble contre l'ennemi d'Allah, au lieu de nous combattre entre nous mêmes", a déclaré Mohamed Osman Arus, porte-parole de Hezbul Islam.


18 déc. 2010

Amélioration de la situation sécuritaire à Mogadiscio

Il semble que le gouvernement fédéral de transition somalien souffle un peu a Mogadiscio. Le ministre de l'information a annoncé que Le gouvernement contrôle maintenant plus que la moitié de la ville et que les troupes de l'Union Africaine supplémentaires annoncées seront utilisées pour étendre le contrôle à travers le pays.

Le conseil de sécurité de l'ONU doit voter la semaine prochaine une résolution autorisant l'Union Africaine à augmenter les effectifs de l' AMISOM de 8000 à 12000 soldats, selon des sources diplomatiques.

Selon le ministre de l'information, de vastes zones de la ville de Mogadiscio, plus de 55 %, sont contrôlées par les forces gouvernementales et celles de l' AMISOM. Entre 70 et 80 % de la population de la ville vit dans les zones tenues par le gouvernement. Ces progrès sont à mettre au crédit du renforcement de la force de l'Union africaine et par l'impulsion insufflée par le nouveau gouvernement nommé en novembre 2010.

De son côté le président somalien Sharif Cheikh Ahmed s'est dit déterminé à réorganiser l'armée gouvernementale, après avoir passé trois jours sur une base militaire à Mogadiscio. "Nous avons passé les derniers jours aux côtés de l'armée ici", a déclaré jeudi soir le président Sharif, devant plusieurs centaines de soldats des forces gouvernementales et leurs officiers.

Cité par l'AFP: "Nous avons rassemblé toutes les informations qui nous permettront d'améliorer le fonctionnement de l'armée et de réorganiser les forces de sécurité", a-t-il expliqué."Je peux vous assurer que les forces armées seront bientôt en mesure d'apporter des changements considérables à la situation militaire dans le pays, et à Mogadiscio en particulier", a affirmé le chef de l'Etat.

L'armée du TFG s'est souvent montrée incapable de mener ses missions en particulier en raison du non paiement des soldes et des défections de certains de ses membres. La communauté internationale avec l'UE et les États-Unis apportent depuis quelques mois un soutien massif à la création de nouvelles unités qui semble payant...

photo: AP / Farah Abdi Warsameh (archive)