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6 avr. 2019

Le marché des hélicoptères au début de l'année 2019

NH 90 belge photo auteur
L’hélicoptère constitue pour les services de sécurité, les forces armées et les compagnies pétrolières, un outil de travail à la fois précieux et rare. Si Airbus détient cette année, 54% de part de marché, la concurrence est féroce dans un marché marqué par net recul net des commandes civiles en raison de la chute des cours du pétrole. Leonardo qui progresse sur de nombreux marchés détient 21% de part, Bell (12%), Russian Helicopter 10%, Sikorsky (1%) et les autres constructeurs (2%).

Le salon Heli-Expo 2019 de la HAI[1]  qui s’est tenu du 4 au 7 mars à Atlanta a été marqué par les 43 ventes fermes et options qu’Airbus a engrangé. Il s’agit notamment du contrat pour 21 H125 et H135 au profit d’Air Medical Group. Airbus peut se vanter ces années de bons résultats car la société annonce des ventes en hausse de 18% pour l’exercice 2018, soit 381 ventes nettes contre 335 en 2017. Il y a une augmentation des prises de commandes avec 717 unités.

Ce sont les hélicoptères légers qui ont soutenu cette croissance avec 162 livraisons de H125. Les commandes militaires marquent une reprise, avec notamment 148 hélicoptères biturbines légers de la famille H135/H145, ainsi que 15 H160 de nouvelle génération. Le Lakota continue à être commandé par l’armée américaine et Airbus vise désormais un contrat avec l’US Navy avec son H135 pour remplacer la flotte de Bell TH-57 Sea Rangers. Le H145 continue à évoluer avec un nouveau rotor à cinq pales pour une version baptisée D3, aux capacités accrues.

Les nouveaux appareils commencent à être commercialisés mais on note aussi la remontée en cadence des Super Puma après une période difficile pour cette machine. Airbus Helicopters avait livré huit Super Puma en 2017 mais va monter en cadence sa chaine de production en raison des commandes. La chaîne mobilisait 100 personnes en 2017, elles seront 150 cette année et 400 en 2019. On peut citer la Hongrie qui a commandé en décembre 2018, 16 hélicoptères H225M équipés du système d’armes HForce. En ce début d’année 2019, les garde-côtes japonais se sont engagés à acquérir des H225 supplémentaires qui s’ajouteront aux 10 appareils déjà commandés.

EC145 SAMU Lille photo auteur
Le NH 90 poursuit sa carrière avec des commandes allemandes, espagnoles et du Qatar. La disponibilité de l’appareil reste encore un sujet d’inquiétude pour plusieurs pays, notamment la Norvège et la Belgique. Courant 2018, Le commandant du COS a exprimé le besoin de disposer d’un NH90 au standard FS qui pourraient intéresser des pays comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande

Au même moment, Leonardo enregistre aussi de nombreux succès notamment sur des marchés traditionnellement acquis à Airbus. Leonardo a accru sa part de marché dans le secteur commercial et sur le marché américain avec 175 livraisons en 2018. La compagnie se vante d’être le premier fabricant d'hélicoptères civils en valeur en 2018, avec une part de marché de 40%, en hausse de 7% par rapport à 2017.

AW169 Heli expo Amsterdam 2018 photo auteur 

La compagnie vient de livrer les 4 premiers hélicoptères de transport et de soutien MH-139 (Boeing/Leonardo Helicopters) basé sur le modèle AW139 et commandés à 84 exemplaires par l’US Air Force. Le Portugal vient de recevoir ses deux premiers AW119 Koala alors que le premier AW139 kenyan a effectué son premier vol de test.

Le 25 mars 2019 à Rome, Leonardo et le ministère algérien de la Défense nationale ont annoncé aujourd’hui la création d’une coentreprise (ministère de la Défense nationale (51%) et Leonardo (49%) pour le montage, la vente et la maintenance des hélicoptères de l'entreprise. Le siège social sera localisé dans la nouvelle usine d’Aïn Arnat, dans la province de Sétif.

AW 139 photo auteur
Les constructeurs américains restent combatifs et l’hélicoptériste californien Robinson a livré 316 machines en 2018 en légère augmentation par rapport aux 305 de 2017. Le R44 reste le plus vendu avec 209 machines.

MD développe une version profondément modifiée de son MD902 Explorer pour participer au programme Fara (Future Attack Reconnaissance Aircraft) de l’US Army. Bell continue le développement du modèle 525 avec trois prototypes en essais au sol et en vol. Le Bell 505 continue sa carrière avec plus de 100 machines déjà livrées.

De son côté Sikorsky, filiale de Lockheed Martin n’a livré que cinq appareils neufs sur le marché commercial en 2018. Le Black Hawk, fabriqué par la société PZL Mielec continue à se vendre à de nombreux pays sud-américains. Six hélicoptères Black Hawk S-70i commandés en 2016 par l'armée de l'air chilienne ont été livrés très récemment.
A suivre...

Bell 505 au salon de Marrakech  photo auteur




[1] Helicopter Association International

11 juin 2013

4ème ateliers de la Citadelle –Lille 07 juin 2013




Les ateliers de la Citadelle se sont tenus à Lille en présence d'un auditoire nombreux et d'intervenants forts intéressants.
La tenue de ce colloque suit de quelques semaines la publication d’un rapport parlementaire qui dressait un bilan sans concession sur l’Europe de la défense.

Cette année deux thèmes avaient été choisis par les organisateurs des ateliers.
1. Les coopérations militaires, le champ du possible
2. Les coopérations et les mutualisations opérationnelles, capacitaires et industrielles

Quelques idées importantes du débat et du rapport parlementaire
L'Europe de la défense
La PESD a connu une période faste de 2000 à 2008. A cette époque les structures n’étaient pas réellement en place mais il y avait une volonté. Actuellement les structures sont en place mais plus rien de concret ne se passe.
L'Europe de la défense est un concept purement français qui n’est pas repris par la majorité des partenaires européens. Il s'agit malgré plus d'une incantation qu'une réelle volonté de collaborer. La volonté politique étant quelquefois facilement difficilement transposable en termes militaires.

Trois facteurs auront une influence importante sur le futur de la PSDC :

· L’avenir de l’OTAN ;
· Le balancement des USA vers le Pacifique ;
· La crise économique et financière.

Les ambitions de l’Europe de la défense ont souvent été limitées par des conceptions divergentes de la place de l’Europe dans le monde. La France est en effet le seul pays d’Europe à avoir encore des territoires dans tous les océans de la planète, sauf l’Arctique.

Un des participants a justement proposé trois axes qui pourraient constituer une ébauche de définition d’intérêts stratégiques.

-Sécurité du voisinage au sen large (Sahel, Corne de l’Afrique, Golfe Arabo-persique)
-Sécurité maritime dans ces zones et celles adjacentes
-Contribution au système de sécurité collective de l’ONU

Le bilan récent de la PSDC est plutôt négatif :
• Échec grave de l’EUFOR Libye, qui n'a pas obtenue le feu vert des Nations Unies et n’a en réalité jamais été déployée dans le pays.

• L’opération Serval est le type même d’opération que l’Union européenne ambitionne de pouvoir mener collectivement dan le cadre de la PSDC et une fois de plus, comme dans le précédent de la Libye, elle s’est avérée incapable de le faire.

• La solidarité européenne ne s’est pas exprimée dans des conditions satisfaisantes pour la mission de formation EUTM Mali.

il y a un manque de clarté dans le « maquis » des organismes traitant des questions de sécurité au sens large a multiplication des instances compétentes ou parties prenantes qui, dans le cas de la Libye, a débouché sur une véritable paralysie de l’action de l’Union européenne. Forces est de constater que le centre des opérations n’a pas les capacités suffisantes.

Dans la conjoncture actuelle de crise budgétaire, aucun État ne semble disposé augmenter ou même maintenir sa participation aux opérations, qui restent en grande partie à la charge du budget national, le mécanisme de financement ATHÉNA ne permettant de communautariser qu’une faible partie du budget de l’opération (le commandement et certaines tâches communes).

Un constat
La haute représentante a peu fait progresser la PSDC pour de multiples raisons (manque de charisme, de volonté des états, nationalité)

L’application du traité de Lisbonne et la coopération structurée permanente n’en est qu’à ses débuts mais pourrait faire progresser la situation dans un contexte économique très défavorable. La CSP est un réservoir de capacités nationales, mises à disposition par les États membres. Ces derniers conservent leur souveraineté sur ces capacités nationales : s’ils souhaitent qu’elles ne soient pas mises à disposition pour telle ou telle mission, elles ne doivent pas l’être. Mais sauf opposition étatique, l’Union européenne doit pouvoir puiser dans ce réservoir de capacités, pour les utiliser de façon flexible, en fonction des besoins de telle ou telle mission.

La procédure est considérablement assouplie par rapport aux autres coopérations renforcées puisqu’elle n’est pas soumise à un nombre minimal de participants. Selon les rapporteurs, la mise en place de la CSP ne dépend pas, en tout état de cause, d’obstacles financiers, mais bien d’une volonté politique. Certains États ont d’ailleurs manifesté clairement leur intérêt pour la CSP (notamment la Belgique, la Hongrie, la Pologne). L'Europe a donc entre les mains l’instrument de relance de sa politique de défense. Elle peut décider de l’utiliser à tout moment. Le voudra telle ?

Ce traité introduit aussi une innovation fondamentale qui concerne la « clause de défense mutuelle »

Il n'existe aucune force réellement européenne 

Peu de pays même la France sont réellement disposés à fournit des forces en permanence au profit d'une organisation internationale (OTAN,UE). Il n'y a actuellement qu'un seul BG disponible au lieu de deux prévus. Ceux-ci comme la NRF de l'OTAN constituent un excellent cadre pour un entraînement, servant à augmenter l’interopérabilité des troupes et à créer de la solidarité entre nationalités. les groupements tactiques de l’Union européenne n’ont jamais été déployés en opérations : ils sont restés un instrument virtuel. En exagérant un peu ; ce sont des forces de « non emploi »

Les forces multinationales ne sont pas européennes (EUROCORPS,BFA). Elles restent sous commandement national et sont le fruit d'initiatives bi ou multilatérales. Elles sont régulièrement déployées sous commandement national (Afghanistan, BFA en Côte d'ivoire). La dissolution de l'EUROFOR (Florence) montre que si il y a des doublons un effort de rationalisation peut être effectué au regard des capacités de l'OTAN.

L’initiative franco-britannique sert’ elle la défense européenne ?
Oui ; indirectement.
Dans ce domaine, il est nécessaire de prolonger l’impulsion politique par des discussions approfondies sur nos intérêts stratégiques. Pour donner corps à cette vision, le projet de force commune franco Britannique CJEF (Combined Joint Expeditionnary Force) apparaît comme une démarche pertinente. Le rapprochement opérationnel reste une étape. La création à l’étude d’un groupe aéronaval franco-britannique (GAN) à l’horizon 2020 – comportant un porte-avions et son groupe aérien fourni par une des deux nations, l’état major et l’escorte étant communs – permettrait de donner un signal fort à nos partenaires européens

Ce qui fonctionne.

Les petites opérations, les concepts qui offrent aux états de la souplesse leur permettant de récupérer leurs moyens sur court préavis.

• Les coopérations souples, comme le montre, dans le domaine de la coopération aérienne, l’exemple de l’EATC (European Air Transport Command).
• L’opération ATALANTA est un succès et contribue incontestablement à l’amélioration de la lutte contre la piraterie.
• EUFOR SOMALIA : 6000 soldats ont déjà été formés et un lien direct existe entre cette formation de l’armée somalienne et la stabilisation de la Somalie.

On constate que des accords régionaux » qui associent en général des puissances moyennes sont en général un succès.. On peut citer l’étroite collaboration entre les marines hollandaises et belges ; l’intégration récente d’une brigade néerlandaise au sein d’une division allemande.

Les coopérations et les mutualisations opérationnelles, capacitaires et industrielles

On ne peut que constater la difficulté des états à planifier et acquérir des capacités en commun. Il y a quelques succès en commun dans des domaines qui ne sont pas spectaculaires ou visibles. L'approche intergouvernementale a tendance à brider les initiatives.

Il faut constater que beaucoup de pays sont dans des phases de réception de matériels. S'il n'y a pas de projets futurs de grande ampleur les équipes de recherche et développement vont s’éparpiller dans d’autres pays.

Le mariage manqué EADS-BAE laissera des traces importantes dans le paysage industriel européen Cela pourrait se traduire par un éventuel changement de stratégie du groupe et le ratio activité militaire et civile. L’Allemagne n'est pas sensible à l'idée de la base industrielle et technologique de défense.

L’industrie a été échaudée par les drones (Talarion, euromale) et l’A400. L’industrie de la défense est régie par la demande et ne peut se comparer à un autre secteur économique. 

Au niveau eropéen, des choses positives avancent dans les domaines d’environnement et le soutien des forces. Malgré un budget restreint, l’Agence Européenne de Défense (AED) agit à la carte à partir de deux états. Elle interviendra bientôt dans le domaine très complexe de la certification des aéronefs militaires.

Les trois priorités de l’agence

· Le ravitaillement en vol;
· Les drones ;
· La cyber-défense .

En conclusion
Selon le rapport de l'assemblée nationale, l’année 2013 semble être l’année de tous les défis pour l’Europe de la défense.
Tous les intervenants des ateliers de la citadelle sont aussi d'accord pour dire qu'il s’agit de ne pas laisser passer cette fenêtre d'opportunité que représente la mise à l'agenda du Conseil européen des "questions de défense . Ceux-ci sont des enjeux majeurs pour les intérêts stratégiques et économiques de l'Union européenne.

20 oct. 2012



Le Danemark nouveau client de l’industrie de défense française ?

Le Danemark est un petit pays qui possède des forces armées de haute qualité bien équipées.  Il ne possède pas réellement d’une industrie de défense. Le pays n’est pas dogmatique lorsqu’il s’agit de l’équipement de ses armées. Il possède du matériel d’origine très variée mais toujours de pays de l’OTAN. On note ainsi des Chars  et camions allemands, des blindés et avions américains. L’armement individuel du combattant est de conception canadienne et le pays vient de commander ses nouveaux casques à Montréal.

La France a fourni en quelques occasions des matériels pour l’armée danoise.
Il s’agissait en particulier des hélicoptères  comme les alouettes III et plus récemment les Fennec à vocation anti-char mis en œuvre par l’armée de terre. L’armée danoise utilise des voitures Peugeot comme véhicules de liaison. Maigre bilan..

Depuis quelques mois, le Danemark s’est tourné en deux occasions au moins vers notre pays.

Il s’agit de l’achat de 18 automoteurs de 155 mm CAESAR (Camion Equipé d’un Système d’Artillerie) au Danemark, par Nexter. Le contrat atteindrait quelque 90 millions d’euros ce qui met le canon à 5,5 millions d’euros, le montant du contrat. Il s’agit de remplacer les pièces de 155 du type M109 qui deviennent obsolètes et ont une portée limitée à 24 kilomètres. I

Le 19 octobre, Sagem, filiale du groupe Safran, a annoncé qu’elle allait fournir 126 Jumelles Infrarouges au Ministère de la défense du Danemark.  Ces Jumelles Infrarouges "JIM LR" intègrent en un seul équipement optronique portable les fonctions suivantes : vision jour et infrarouge, télémétrie, compas magnétique, GPS, pointeur laser, et transmissions de données. Cette jumelle est utilisée par plusieurs pays de l'Otan pour l'infanterie, l'artillerie, le renseignement, les forces spéciales, l'appui des troupes au contact et la protection des frontières et des côtes (source : La tribune)

Faut’ il y voir un changement profond ; non – je pense que le  ministère sélectionne les « meilleurs produits  » et les achètent.  Ceci est aisé pour eux car l’industrie de défense danoise compterait moins de 2000 techniciens et ingénieurs. 















photos
-NEXTER 
-Blog  Danish army vehicles



4 mai 2011



Brève
Arrivée du second et dernier sous-marin portugais construit par les chantiers allemands TKMS

Le sous marin NRP «Arpão», le second submersible du type U209PN est arrivé à la base navale de Lisbonne le 30 avril 2010.

Le modèle U-209PN, est spécifique à la Marine de Guerre Portugaise, basé sur le type 209 mais avec de nombreuses améliorations des modèles U-212, le rendant équivalent au type 214.



Le bâtiment, d'un déplacement de 2000 tonnes, dispose d'un système AIP (air-independent propulsion ) qui serait supérieur à celui des sous-marins Scorpène.
Il s 'agit pour la marine des premiers sous-marins de construction allemande achetés. Ces deux submersibles modernes remplacent les quatre sous-marins français de la classe “Albacora” (Daphné), acquis au cours des années 1960. Les essais du sous-marin ainsi que des tirs de torpilles vont se poursuivre au cours des mois à venir.

Maintenir une capacité sous-marine est impérative pour les militaires portugais notamment en raison de l'importance de la ZEE à surveiller. Néanmoins, le coût de ce programme (+700 millions d'euros) a été critiqué dans le pays au moment ou il traverse une grave crise économique.

Video

Images animation Expresso

18 avr. 2011


Malgré la crise financière le Portugal contribue à la lutte contre la piraterie

Vendredi 15 avril 2011, un avion P3P ORION de la force aérienne portugaise a quitté la base de béja dans le centre du pays pour rejoindre les Seychelles. Il s'agit du premier aéronef à rejoindre l'opération de contre-piraterie Ocean Shield de l'OTAN. Le détachement aérien sera constitué d'un avion P3 de l'escadrille n° 601 et de 53 personnels dont une femme.

Leur mission sera d'effectuer des vols de reconnaissance le long des côtes de Somalie à la recherche des pirates. Le détachement sera opérationnel à partir du 18 avril pour une durée de trois mois. Ils opérerons à partir de l'Aéroport National de Victoria, sur l'ile de Mahé aux Seychelles.



Au cours des trois prochains, le Portugal participera conjointement à deux missions de lutte contre la piraterie; celle de l'Union européenne et celle de l'OTAN.
Lien et photos : site EMGFA.pt
Vidéo: Force aérienne Portugaise

22 mars 2011


Brève
La Suède se prépare à envoyer des moyens aériens en méditerranée


Si les forces armées suédoises n'ont pas encore reçu pour mandat de soutenir l'opération visant à l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye, elle ont commencé a étudier les ressources qui pourraient être disponibles pour un déploiement dans cette région.

Les militaires ont informé le gouvernement que le pays pourrait déployer de six à huit avions de combat JAS Gripen avec un détachement de protection et de sécurité, et le personnel de soutien.Ce détachement aérien est une composante du Nordic Battle Group.

Un responsable du Swedish National Defense College a mis en avant le fait que pour soutenir des opérations aériennes de ce type sur le long terme, il fallait des ressources importantes au delà du nombre disponible actuel. La population suédoise est favorable à un rôle important de leur pays dans les affaires du monde.

15 mars 2011


La fin de la zone d'exclusion au dessus de la Libye va t' elle sonner le glas de la rébellion ?
Comme le décrit la presse aujourd'hui : les forces fidèles au leader libyen reprennent du terrain, alors qu'à Paris, la communauté internationale peine à se mettre d’accord... (Belga) L'armée libyenne a annoncé mardi soir une opération imminente contre Benghazi (est), deuxième ville du pays où siègent les instances dirigeantes de l'opposition, dans un communiqué diffusé sur la télévision officielle libyenne. Cette option pourrait du reste être déjà "dépassée", selon l'expression du ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, vu la progression sur le terrain des forces de Mouammar Kadhafi face aux insurgés.

Voici donc l'heure du bilan.

Les grandes puissances et la communauté internationale ont donc choisi de ne pas aider militairement la rébellion qui a fait tremblé le régime du président Kadhafi. Le sujet était délicat et toute intervention potentiellement incontrôlable. Deux pays en Europe avaient milité pour l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne sans rallier à leur cause les autres membres de l'UE.

Arnaud Danjean (UMP/PPE, France) cite par Bruxelles 2: Tous nos citoyens nous disent : que fait l’Europe ? Si je leur réponds « planification prudente », je suis foutu ». Et le président de la sous-commission de demander « Pourquoi l’Union européenne n’est pas capable de planifier une opération maritime à quelques kilomètres de ces côtes ? Alors que nous avons réussi à faire une opération maritime, anti-piraterie, à des milliers de kilomètres ?

Le réalisme politique ou la faiblesse aura réduit a néant tout volonté d'intervention de l'UE.

La fin est proche ?

La rébellion aura sans doute beaucoup de mal à conserver la ville de Benghazi au delà de quelques jours tant l' initiative est du côté de l' armée gouvernementale. Que faire pour éviter un bain de sang dans cette ville de plus de 600.000 habitants auxquels s'ajouteront de nombreux réfugiés. La communauté internationale doit elle complètement laisser tomber des populations civiles déjà maltraitées au mois de février ? Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi les combattants en Libye à laisser fuir les civils.

"À Benghazi, notre priorité à l'heure actuelle est de mettre en place les capacités nécessaires pour faire face aux situations d'urgence", a déclaré Simon Brooks, chef de la mission du CICR dans cette ville libyenne. Comme l'Alliance atlantique l'a aussi indiqué jeudi dernier lors d'une réunion de ses ministres de la Défense, elle doit être en mesure, si nécessaire, de sécuriser des opérations humanitaires, "y compris des évacuations d'urgence" de personnes fuyant la Libye, a estimé ce diplomate.

Évacuer les « éléments militaires» de la rébellion ou des populations menacées devrait être le minimum que l'Europe puisse faire pour éviter un bain de sang. PS: en pièce jointe, une petite étude très théoriques des moyens aériens des deux pays promoteurs de la zone d'exclusion aérienne (UK et France). Ces deux pays disposent en effet de capacités militaires inégalées en Europe et leur forces additionnées représentent encore plusieurs centaines d'appareils de combat.
Photos armée de l'air et RAF. (cliquez sur la photo)