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22 mai 2020

Annonce du retrait des États-Unis du traité ciel ouvert (Open Skies)




Les États-Unis notifieront aujourd’hui aux dépositaires du traité (Gouvernements du Canada et de la Hongrie) et à tous États parties, leur décision de se retirer du traité Open Skies. Leur décision prendra effet dans six mois.

Signé le 24 mars 1992, le traité Ciel ouvert autorise chaque État à effectuer des vols de reconnaissance sur court préavis et sans armes au-dessus de l'ensemble des territoires des autres pour collecter des données sur les forces et activités militaires. Ce mécanisme qui visait à renforcer la confiance entre les états de la zone euratlantique est entré en application le 1er janvier 2002. Il couvre globalement une zone de Vancouver à Vladivostok.

Les avions d'observation utilisés doivent être équipés de capteurs qui permettent d’observer et d'identifier les équipements militaires importants, tels que l'artillerie, les avions de chasse et les véhicules blindés. Bien que les satellites puissent fournir des informations plus détaillées, les 34 États parties au traité n'ont pas tous ces capacités. Chaque pays utilise les avions qu’il souhaite mais ceux-ci doivent passer une inspection pré-vol avant la mission.

La déclaration du Département d’état évoque les points suivants pour le retrait américain. La Russie a refusé l'accès aux vols d'observation dans un couloir de 10 kilomètres le long de sa frontière avec les régions géorgiennes sous contrôle de la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. La désignation par la Russie d'un aérodrome de ravitaillement en Crimée, n’a pas pu être accepté par les USA qui ne reconnaissent pas l’annexion de cette partie du territoire ukrainien. La Russie a également restreint les vols au-dessus de Kaliningrad, malgré le fait que cette enclave soit devenue le lieu d'une importante concentration de matériels militaires, y compris des missiles à courte portée nucléaire. En 2019, la Russie a refusé de manière injustifiée un vol d'observation commun aux États-Unis et au Canada au cours d'un important exercice militaire russe.

Les USA avaient envisagé de quitter le traité à la suite d’une interdiction du gouvernement russe, d’autoriser un vol le 14 avril 2014. Plus de 1 500 vols ont été effectués en vertu du traité, et le retrait de ce mécanisme est un coup dur pour la sécurité de l’Europe.selon le Département d'état, cette décision pourrait être reconsidérée si la Russie revient au plein respect du Traité. 

PHOTO : avion TU-154M LK - 1 au-dessus du territoire américain
Ministry of Defence of the Russian Federation 

1 avr. 2019

L'Inde lance un missile contre un de ses satellites en orbite basse

photo site https://www.livefistdefence.com


L’Inde a annoncé avoir détruit un satellite en orbite terrestre basse en utilisant un missile antisatellite (ASAT) de conception nationale. Le Premier ministre Narendra Modi a déclaré que tous les objectifs de la mission avait été atteints. La "Mission Shakti" de la DRDO a pour objectif de défendre les ressources spatiales de l’Inde tout en annonçant ne pas vouloir se lancer dans une course aux armements spatiaux.Selon le dirigeant, les objectifs de temps et de précision définis avant la mission ont été atteints. Le missile intercepteur à trois étages et deux propulseurs puissants a parcouru 300 kilomètres en seulement trois minutes.

La DRDO (Defence Research and Development Organization1) déclarait il y a dix ans, qu'une arme antisatellite était à portée de l'Inde. L' intercepteur a été développé à partir du missile Prithvi Defence Vehicle (PDV) conçu pour la défense antimissile balistique du pays.

L'Inde n’a pas précisé quel satellite avait été touché, mais les experts et les observateurs supposent qu’il pourrait s'agir du Microsat-R de DRDO. Celui-ci a été lancé le 24 janvier par la fusée PSLV-C44 et placé sur une orbite à 274 km d'altitude.

Cette mission fait entrer l'Inde dans un club de quatre nations puissances spatiales qui pourraient se lancer dans une guerre des étoiles Les États-Unis, la Russie et la Chine étaient avant l’Inde les seuls pays à disposer cette capacité.

En l'absence de traités régissant l'utilisation de l'ASAT, l'Inde n'enfreint aucune convention internationale mais l’utilisation de ce type d'arme est considérée comme une nouvelle frontière au même titre que les essais nucléaires de l’Inde en 1998.

1 Agence gouvernementale indienne responsable du développement de technologies militaires

7 sept. 2011


L'Argentine lance un programme de réarmement sur cinq ans

Aujourd'hui les forces armées argentine font l'actualité car pour la première fois, deux officiers de l'armée vont se marier. Il s'agit d'un lieutenant-colonel et un capitaine, qui ont annoncé à leurs supérieurs leur désir de s'unir. La possibilité de mariages entre personnes du même sexe a été votée par le Congrès, en juillet de l'année dernière.

Plus sérieusement, le ministère de la Défense de l'Argentine a annoncé récemment l'augmentation du budget de la défense nationale au cours des cinq prochaines années afin de reconstruire des capacités érodées par plusieurs années de désinvestissement.

Selon Jane's, l'augmentation du budget serait de 0,1 du PIB par an, le portant de 0,8% a 1.3 % , atteignant 9,2 milliards en 2016. L'armée Argentine a été l'une des mieux équipés du continent dès les années 1950 et a développé ses propres avions de combat. Plus récemment, elle a été confrontée à une chute vertigineuse des dépenses surtout après la défaite militaire des Malouines en Argentine.

L'objectif du gouvernement est de consacrer une bonne partie de ces moyens à l'achat de matériels de fabrication nationale. Il s'agit en particulier de l'acquisition maximum de 40 chasseurs légers/ avion d'entrainement AT63 Pampa, du développement de radar longue portée 3D national et la modernisation des Pucara.

Dans le domaine terrestre, le plan sera centré sur la modernisation des chars de combat TAM, la réactivation de certains programmes de missiles antichars. Etc... Pour la marine, on évoque la remise à niveau des frégates type Meko 360, des corvettes meko 140, des sous-marins et l'achat de nouveaux patrouilleurs hauturiers.

L'analyste et directeur de la revue de Défense et de Sécurité du Mercosur, Ricardo Burzaco, estime que l'annonce met en exergue la détermination de l'Argentine à améliorer l'état actuel des forces de sécurité mais que cela ne représentera pas une augmentation réelle des capacités militaires du pays. Une des questions à éclaircir est le remplacement des chasseurs Mirage et A4 skyhawk.
L'objectif défendu par la présidente Cristina Fernandez vise à renforcer la surveillance des espaces terrestre, maritime et aérienne au nord de l'Argentine, où le trafic de drogue fait des ravages. Cette prise de conscience devrait sans doute sauver les forces armées d'une désagrégation quasi inéluctable qui commençait à être perceptible notamment dans l'armée de l'air.

Coopération régionale sur fond de course aux armements

Sur le continent une nouvelle course aux armement a été initiée par des pays comme le Brésil, le Chili, la Colombie et le Venezuela. Bien que les budgets consentis soient importants, ils sont très largement inférieurs a ceux des grandes puissances. Ainsi, le total des dépenses militaires françaises s’élevait quant à lui à 63,8 Mds de $, soit 12 Mds de plus que l’ensemble des États sud-américains réunis selon le site unasur. fr.Le gouvernement a dit clairement que l'Argentine essaiera toujours de résoudre les divergences par des négociations diplomatiques et l'usage de la force ne sera jamais une option. L'UNASUR, ce nouveau forum de coopération régionale est un lieu qui permettra de régler les différents qui persistent dans cette région.


7 avr. 2010

la commission des affaires étrangères et de la défense du sénat adopte à l’unanimité le projet de loi sur l’élimination des armes à sous-munitions.

Lors de sa réunion du 6 avril 2010, tenue en présence du ministre de la défense, M. Hervé Morin, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, présidée par M. Josselin de Rohan (UMP, Morbihan), a examiné le projet de loi tendant à l'élimination des armes à sous-munitions.

Ce projet de loi vise à transcrire dans le droit français les dispositions de la convention sur les armes à sous-munitions signée à Oslo le 3 décembre 2008.
La France a déjà retiré du service les armes prohibées. Elle pourrait avoir achevé la mise en conformité de sa législation interne avant le 1er août 2010, date d’entrée en vigueur de la convention d’Oslo qu’elle est le 20ème Etat à avoir ratifiée.
Avec l’accord du gouvernement, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a adopté à l’unanimité plusieurs amendements présentés par Mme Joëlle Garriaud-Maylam et visant à préciser la définition des armes interdites ainsi que les délais de destruction.
La commission a également décidé d’élargir les attributions de la Commission nationale pour l’élimination des mines antipersonnel (CNEMA), organe indépendant où siègent des parlementaires et des représentants de la société civile, afin de lui confier le suivi de l’application par la France de la convention sur les armes à sous-munitions.
Source: Communiqué du Sénat

2 avr. 2010

Projet de loi sur la piraterie
le Sénat vient de mettre en ligne un rapport très détaillé concernant le "Projet de loi relatif à la lutte contre la piraterie et à l'exercice des pouvoirs de police de l'État en mer".
disponible sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/rap/l09-369/l09-369.html