15 déc. 2020

Réception de six K8-W par la Force Aérienne Nationale Angolaise (FANA)

La Force Aérienne Nationale Angolaise (FANA) a officiellement reçu le lundi 14 décembre, le deuxième lot de six appareils de formation et d’entrainement K8-W, acquis auprès de la Chine par la société d’importation d’armement Simportex. Les six premiers avions de ce nouveau modèle, arrivés en janvier/février, ont déjà effectué 1 265 vols pour un total de 1 770 heures. L'accord avec Simportex comprenait également la livraison de deux avions de transport militaire de type MA-60, entre autres équipements de soutien.

le K8
Photo Jornal de Angola Edições Novembro

Le K-8 est un avion d'entraînement intermédiaire biplace et un avion d'attaque léger conçu conjointement par Aircraft Manufacturing Factory (AMF), Pakistan Aeronautical Complex, Kamra et China Nanchang Aircraft Manufacturing Company (CNMC). Il mesure 11, 60 mètres de long, 9, 63 m d'envergure. Il est équipé du réacteur ukrainien Ivchenko-Progress AI-25TLK de 16.9 kN de poussée. Le K8 est doté de deux sièges éjectables chinois de type TY-7A et dispose d’une autonomie de 1900 kilomètres à une vitesse maximale de 800 km/h.

La cérémonie de livraison des avions a eu lieu au Régiment Aérien de Chasseurs-Bombardiers (RACB) de Catumbela (entre Lobito et Benguela) et a coïncidé avec la fin de stage de six pilotes instructeurs angolais formés par des spécialistes chinois. Le régiment utilisera ces appareils qui pourront être armés de deux bombes à fragmentation, ou quatre bombes d'entraînement aérien, deux missiles air-air et un canon de 23 mm. La FANA utilise le K-8 comme avion de formation au sein de l’Académie la force aérienne (AFAN) qui se trouve aussi à Catumbela. Ce type d’appareil est nécessaire pour la formation des futurs pilotes de Su-30K/KN.

Photo agence de presse Angop

S'exprimant lors de l'événement, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants de la patrie, João Ernesto dos Santos, a déclaré qu'il s'agissait d'un « investissement énorme » et justifié par la nécessité de renforcer le système de sécurité et de défense du pays. Le représentant général de CATIC en Angola, Yuan Mu, a promis que la société chinoise spécialisée dans la fourniture d'une solution intégrée pour l'aviation militaire garantirait l'exploitation et la maintenance des avions déjà livrés.

 

Photo agence de presse Angop

 

16 août 2020

Que se passe-t-il au Mozambique ?- Le nouvel eldorado gazier d’Afrique australe en grand danger !

carte (c) Petroleum Economist 

Les médias occidentaux s’intéressent depuis quelques mois à la République du Mozambique, ce pays de 30 millions d’habitants baigné par l’océan indien. C’est que depuis trois ans le pays fait face à une insurrection armée dans la province de Cabo Delgado. Le pays ancienne province portugaise est habituée à ce type d’instabilité en raison de la guerre civile qui opposa la FRELIMO à la RENAMO soutenue par l’Afrique du sud. Malgré l’accord de paix de 1994, il y avait eu de nombreuses résurgences du conflit qui a affaibli l’état mozambicain et permis l’émergence de nouvelles menaces. Il subsiste ainsi une certaine instabilité dans le centre du pays liée aux éléments résiduels de la RENAMO.

Le pays régulièrement balayé par les ouragans dont Idai en 2019 est en proie aux difficultés économique et au sous-développement. L’état se trouve aussi dans une situation financière très délicate et souffre d’un manque de crédibilité vis-à-vis des autorités internationales. Une rébellion s’est développée dans la province de Cabo Delgado au nord-est du pays qui a pour capitale la ville de Pemba. Frontalière de la Tanzanie elle compte 2,5 millions d’habitants répartis sur 17 districts. Si le Mozambique est majoritairement chrétien près de 18% de sa population est musulmane ; ce taux atteint les 58% dans la province avec un chômage élevé et un sous-développement socio-économique sévère. 

Un nouveau foyer d’instabilité

Le groupe Ansar al-Sunnah , est  une organisation religieuse, qui est apparue dans la province de Cabo Delgado en 2015, puis s'est militarisée. En octobre 2017, le groupe mène sa première attaque contre le port de Mocímboa da Praia. Il attaque trois postes de police et s’empare d’armes et de munitions. Son objectif est d’harceler les forces de sécurité et civiles dans le but ultime serait d'établir un état islamique dans la province.

Le 4 juin 2019, la propagande de l'Etat islamique revendique pour la première fois une opération armée au Mozambique. De nombreuses attaques sont perpétrées, détruisant l’infrastructure étatique qui existait, incendiant les maisons des particuliers et volant le bétail. En décembre 2018, le bilan s’établissait déjà à 90 morts et un millier de maisons incendiées.

 Cette semaine, les shebabs comme les ont baptisés la population locale ont capturé la ville de Mocímboa de Praia. Il s’agit de leur quatrième attaque contre le chef-lieu du district. 2 bases militaires près de la ville ont également été capturées. Mocímboa da Praia, ville d'origine d'une grande partie des chefs rebelles, est aussi une zone très stratégique pour les jihadistes, à une soixantaine de kilomètres seulement de sites de gaz naturels dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars. C’est une prise symbolique pour le mouvement islamiste qui souhaite en faire sa capitale.

Selon des médias locaux, les combattants islamistes ont débordé l’armée du Mozambique qui avait déployé ses forces spéciales appuysé par des mercenaires sud-africains. Les Forces Armées de défense du Mozambique (FADM ) auraient manqué de de munitions et le soutien aérien étaient trop loin pour arriver à temps. Le ministre de la Défense a déclaré « L’ennemi s'est infiltré dans plusieurs quartiers, habillé en civil et bénéficiant de diverses complicités, attaquant la ville de l'intérieur, provoquant la destruction, le pillage et le meurtre de citoyens sans défense, avec des manœuvres de sabotage et des attaques contre les moyens de secours navals à partir du port ». En juillet déjà une attaque avait coûté la vie à plusieurs soldats. 

Les insurgés utilisent les recettes habituelles de la guérilla. Très mobiles, ils disposent maintenant de nombreuses armées récupérées, de drones et utiliseraient la population civile comme boucliers humains. Les attaques ciblent tant les civils que les forces de l’ordre.  Plus de 210000 habitants ont fui la zone des combats. Il y aurait actuellement une vingtaine d’attaques par mois. 

Les projets gaziers au Mozambique

Le Mozambique attise les appétits économiques du monde entier en raison de son potentiel de développement futur. Le principal projet vise à exploiter les gigantesques réserves de gaz découvertes au large des côtes du pays. Les djihadistes menacent désormais le projet gazier et les infrastructures liées à ce gigantesque projet qui se trouvent dans la province de Cabo Delgado.

Le 27 juin huit ouvriers d’une société sous-traitante du pétrolier français ont été tués dans une embuscade. Une double attaque contre le groupe pétrolier américain Anadarko avait eu lieu en février 2019. Les sociétés pétrolières habituées à évoluer dans des environnements difficiles ont renforcé leur sécurité et font appel à des sociétés privées en complément des FDS locales. 

L’intervention des Forças Armadas de Defesa de Moçambique (FADM)

L’intervention des forces de sécurité mozambicaine a été depuis le début de cette insurrection trop faible par rapport à la menace croissante de ces groupes. L'État mozambicain a initialement considéré ces violences comme une menace à l'ordre public impliquant initialement la police de la République du Mozambique. Si les forces de sécurité ont réussi à conduire quelques opérations, détruisant des campements d’insurgés ; elles n’ont jamais pu porter de coups suffisamment sévères.  

Les FADM sont un outil obsolète fragilisée par les confrontations récentes avec la RENAMO. Les FADM ne semblent donc pas en mesure de circonscrire cette insurrection alimentée sans doute par des financements extérieurs. Elles parviennent difficilement à contrôler les grands axes de circulation, Comme la plupart des armées engagées dans des opérations de contre-insurrection les FADM sont maintenant accusées de commettre de nombreux abus soumettant les populations au racket et commettant des actes de violence contre celles-ci. Les militaires mozambicains issus pour la majorité du sud du pays ne sont pas familiers de cette région. 

L’action des sociétés de sécurité privées

Le recours aux private military company (PMC) a été rapidement envisagé en raison des difficultés des FADM à régler le problème.  Le groupe russe Wagner est intervenu en 2019 à la demande des autorités du Mozambique en échange de potentiels contrats gaziers. La compagnie aurait déployé 200 opérateurs disposant d’équipements sophistiqués, dont des hélicoptères d’attaque MI-24 et de transport MI-171Sh. Ils ont d’abord opéré le long de la frontière tanzanienne avant de le faire à l’intérieur de la province. L’arrivée des russes aurait créé un appel d’air et des volontaires de plusieurs pays africains auraient rejoint le Mozambique particulièrement de Somalie. L’action russe aurait plutôt mis de l’huile sur le feu et aggravé la situation dans la province. Plusieurs russes ont été tués dans plusieurs embuscades et les relations avec les FADM se sont rapidement dégradées. Les mercenaires russes ont semblé ne pas être réellement adapté à la menace et aux conditions d’opération particulièrement dures de la région. Ils se sont retirés il y a plusieurs mois. 

Frontier Service Group une société basée à Hong-Kong a fourni une paire de Gazelle anciennement de l’ALAT. Début avril, une d’entre elle (ZU-ROJ) a été abattue par les insurgés.  

La société Dyck Advisory Group (DAG) fournit des services aériens au profit des FDS. La société a perdu un hélicoptère lors de l'une de ses premières sorties, mais a depuis lors été crédité d'avoir dissuadé une avance des insurgés sur Pemba et d'avoir soutenu les efforts des forces gouvernementales pour reprendre Macomia, fin mai et Mocímboa da Praia, fin juin. DAG a perdu un ULM Bat Hawk, près de Miangalewa en juin. Jusqu'à présent, l'efficacité des hélicoptères est entravée par la nécessité de faire le plein à Pemba au sud de la zone de conflit et à 185 km de Mocímboa da Praia. L’appui aérien a fait défaut lors de la bataille de Mocímboa de Praia. Une autre option de ravitaillement est la base militaire de Mueda, à 94 km de Mocímboa da Praia. Les hélicoptères de combat du DAG sont accusés de pertes civiles, en particulier dans la bataille de Macomia. 

La société OAM international a aussi fourni des prestations au profit du gouvernement du Mozambique. Divers aéronefs mis en œuvre par les PMC ont été observés au Mozambique. Il s’agit notamment d’un UH-1 Huey, un Cessna Caravan, un Bell Long Ranger, un Diamond DA 42 et un ULM de reconnaissance CADG Helix. Erik Prince, bien connu dans le domaine des compagnies de sécurité est en lice pour « pacifier » la province de Cabo Delgado.

La réaction de la SADC 

L’organisation de l’Afrique australe s’est déjà réunie pour évoquer la situation au Mozambique. Un sommet réunira demain, les chefs d’état. Des experts de l'Institut sud-africain d'études de sécurité (ISS) militent pour une « intervention urgente » de la SADC et de l'Union africaine pour mettre fin à cette situation. La Tanzanie est prête à renforcer son contrôle de la frontière. Jusqu’à présent, le gouvernement de Maputo préférerait une intervention de troupes du Zimbabwe mais pas de la SADC.

Toute la stabilité de la région est menacée et l’Afrique du Sud qui est la grande puissance économique africaine pourrait être la prochaine cible. La menace terroriste est déjà présente dans le pays.  Le 23 juillet, la police a fait une descente près de Johannesburg et cinq terroristes présumés de l'Etat islamique ont été arrêtés. Les armes et le véhicule saisis lors du raid semblent relier cette cellule de l'Etat islamique aux fusillades du Nouvel An à Melville et Mary Fitzgerald Square, et à l'attaque d'une mosquée à Verulum près de Durban en 2018.

En conclusion, le terrorisme islamiste tente de poursuivre sa descente dans l’est du continent africain. Il s’appuie comme souvent une population musulmane qui a été négligée par le pouvoir central. Ansar al Sunna utilise le ressentiment de la population locale envers le pouvoir central accusé de corruption.  Il est urgent pour les états de la région (SADC), d’agir car l'insurrection de Sunnah Wal Jamaah monte régulièrement en gamme au niveau militaire et deviendra un adversaire toujours plus redoutable dans les mois à venir.


21 juil. 2020

L'armée de l'air angolaise a reçu un Daher Kodiak 100



Un Kodiak portant les couleurs de la Forca Area Nacional de Angola (Force aérienne Angolaise) a été vu à l'aéroport de Monchengladbach en Allemagne le 23 juin avant sa livraison. L'avion était temporairement immatriculé D-FSST. Le ou les appareils acquis par l’Angola seront mis en œuvre au profit du Centre pour la sécurité publique récemment créé en décembre 2019. Le CISP (Centro Integrado de Segurança Publica, Centre pour la sécurité publique) doit répondre aux problèmes de sécurité publique, catastrophes et coordonner les réponses entre la police et les agences de sécurité à travers le pays. Il porte le matricule R-756 des appareils de reconnaissance.  



L’appareil angolais (numéro de série 100-0252) a été exporté des États-Unis en 2018. Il a été photographié à Bonn en octobre 2019. SST Flugtechnik a modifié l’appareil pour qu’il puisse accomplir des tâches de cartographie. Le système de mission est équipé d’un scanner de cartographie stabilisé et une porte coulissante automatique dans le milieu du fuselage. Une console operateur est installée à l’intérieur de l’appareil qui dispose de moyens de communications satellitaires.

Daher, constructeur de la famille des TBM, a acquis en 2019, l’Américain Quest, fabricant du Kodiak 100, installé à Sandpoint dans l’Idaho. 20 Kodiak 100 Série II ont été livrés en 2019 par le constructeur. Le Kodiak 100 Series II est un avion non pressurisé de 10 places qui a une masse maximale au décollage de 3 290 kg et une charge utile de 1 603 kg. Propulsé par un turbopropulseur Pratt & Whitney PT6A-34 de 750 ch, il a une vitesse de croisière de 339 km/h et l'autonomie de 1 861 km.  Il est équipé de l’avionique Garmin G1000 NXi. L'avion de dix places a été conçu pour les opérations de décollage et d'atterrissage courts et de flottement, ce qui, selon son constructeur, le rend idéal pour une utilisation en Afrique. Sa robustesse lui permet de réaliser des opérations très diversifiées : commerciales, missions gouvernementales, évacuation médicale, plate-forme de parachutisme.

D'autres pays d'Afrique utilisent le Kodiak pour des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR), y compris le Botswana, qui a reçu un Kodiak en 2016 pour des activités anti-braconnage.







19 juin 2020

Le livre blanc de la Force Aérienne thaïlandaise


AU-23 Peacemaker de la Royal Thai Air Force (c) RTAF 

Traditionnel  allié  militaire  des  États-Unis  en  Asie  du  sud-est,  la  Thaïlande est l’un des pays qui dépense beaucoup pour sa défense. Malgré cela  son  appareil militaire  est  vieillissant.  L’armée  de l’air  a  rendu  public son livre blanc en début d’année 2020 et le programme est ambitieux  entre  nouvelles  acquisitions  et  modernisation  de  l’existant.  Le  programme prévoit le remplacement des chasseurs F-16, des L-39 , la  modernisation  des  systèmes  de  guet  aérien,   l’acquisition  d’avions  de  transport, d’hélicoptères VIP et de drones.
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23 mai 2020

La Force aérienne angolaise a reçu ses premiers avions d’entrainement K8



La Force aérienne nationale d'Angola (FANA) aurait reçu six avions d’entrainement K-8W Karakorum. Les numéros de série I-61 et I-62 et I-65 ont été identifiés selon les informations relayées sur les médias sociaux.

LeK-8 est un avion d'entraînement intermédiaire biplace et un avion d'attaque léger conçu conjointement par Aircraft Manufacturing Factory (AMF), Pakistan Aeronautical Complex, Kamra et China Nanchang Aircraft Manufacturing Company (CNMC). 

Le FANA aurait payé 52 millions de dollars à la société chinoise AVIC pour la commande initiale, comprenant, les appareils (8), des pièces de rechange, la logistique et la formation des instructeurs / techniciens.

Le FANA utilisera le K-8 comme avion de formation au sein de l’Académie la force aérienne (AFAN) qui se trouve à Catumbela près de Lobito. Ce type d’appareil est nécessaire pour la formation des futurs pilotes de Su-30K/KN. Cet avion pourrait aussi servir d'avion d'attaque léger et compléter la flotte de L-39C ou de Super-Tucano. L’appareil d’une masse maximale de 4 468 kg, peut voler jusqu’à 800 km /h, avec une autonomie de 1560 km et un plafond de 13 600 m.

Photo/CATIC via Alan Warnes 

22 mai 2020

Annonce du retrait des États-Unis du traité ciel ouvert (Open Skies)




Les États-Unis notifieront aujourd’hui aux dépositaires du traité (Gouvernements du Canada et de la Hongrie) et à tous États parties, leur décision de se retirer du traité Open Skies. Leur décision prendra effet dans six mois.

Signé le 24 mars 1992, le traité Ciel ouvert autorise chaque État à effectuer des vols de reconnaissance sur court préavis et sans armes au-dessus de l'ensemble des territoires des autres pour collecter des données sur les forces et activités militaires. Ce mécanisme qui visait à renforcer la confiance entre les états de la zone euratlantique est entré en application le 1er janvier 2002. Il couvre globalement une zone de Vancouver à Vladivostok.

Les avions d'observation utilisés doivent être équipés de capteurs qui permettent d’observer et d'identifier les équipements militaires importants, tels que l'artillerie, les avions de chasse et les véhicules blindés. Bien que les satellites puissent fournir des informations plus détaillées, les 34 États parties au traité n'ont pas tous ces capacités. Chaque pays utilise les avions qu’il souhaite mais ceux-ci doivent passer une inspection pré-vol avant la mission.

La déclaration du Département d’état évoque les points suivants pour le retrait américain. La Russie a refusé l'accès aux vols d'observation dans un couloir de 10 kilomètres le long de sa frontière avec les régions géorgiennes sous contrôle de la Russie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. La désignation par la Russie d'un aérodrome de ravitaillement en Crimée, n’a pas pu être accepté par les USA qui ne reconnaissent pas l’annexion de cette partie du territoire ukrainien. La Russie a également restreint les vols au-dessus de Kaliningrad, malgré le fait que cette enclave soit devenue le lieu d'une importante concentration de matériels militaires, y compris des missiles à courte portée nucléaire. En 2019, la Russie a refusé de manière injustifiée un vol d'observation commun aux États-Unis et au Canada au cours d'un important exercice militaire russe.

Les USA avaient envisagé de quitter le traité à la suite d’une interdiction du gouvernement russe, d’autoriser un vol le 14 avril 2014. Plus de 1 500 vols ont été effectués en vertu du traité, et le retrait de ce mécanisme est un coup dur pour la sécurité de l’Europe.selon le Département d'état, cette décision pourrait être reconsidérée si la Russie revient au plein respect du Traité. 

PHOTO : avion TU-154M LK - 1 au-dessus du territoire américain
Ministry of Defence of the Russian Federation 

20 mai 2020

Le Sénégal a réceptionné ses premiers avions d’entrainement coréens KT-1.




Le Sénégal a pris livraison de ses deux premiers appareils biplaces de formation KT-1S construit par la société Korea Aerospace Industries (KAI). En 2016, le pays d’Afrique de l’ouest a passé une commande de quatre appareils d’entrainement.Les deux appareils ont été livres le 3 avril selon la firme sud-coréenne pour pouvoir participer à la fête nationale sénégalaise. Les deux derniers appareils seront livrés avant le mois d’octobre 2020. Il est à noter qu’il s’agit de la première exportation de matériel militaire de la Corée en Afrique.

Le KT-1 est équipé du turbopropulseur  PT6A-62 de Pratt & Whitney Canada développant 950 ch et offrant une vitesse de pointe de 648 km/h. La formation des pilotes et mécaniciens a été conduite en Corée. Le KT-1 est un avion de formation mais peut être configuré pour des missions d'attaque légère et désigné KA-1. Sous cette forme, il est équipé de nacelles, de bombes, de roquettes et de missiles Sidewinder AIM-9.

Le Sénégal est engagé depuis plusieurs années dans la reconstruction de son Armée de l’air. Le nouveau chef d’état-major général des armées, le général Birane Diop en est d’ailleurs membre. En 2018, le Sénégal avait commandé quatre avions L-39NG auprès de la république Tchèque. Ceux-ci seront équipés de missiles Sidewinder AIM-9L pour une capacité air-air et disposeront de cinq points d’emport pour de l’armement. En 2014, la France avait fait don de avions d’entrainement quatre Epsilon au Sénégal puis deux autres en mai 2019.

Au-delà de ses appareils d’entrainement et d’appui au sol, l’armée de l’air dispose de d’un Casa 235 et d’un Fokker F-27. Un Casa 212 assure les missions de surveillance maritime. Pour remplacer certains appareils anciens, un Casa CN-235 et un NC-212i sont en commande.
 

24 oct. 2019

16ème édition du Salon arms and security Kiev 2019



Questions défense s’est rendu à Kiev où se tenait la seizième édition du salon de l'armement Arms and Security 2019. L’évènement qui s’est déroulé du 8 au 11 octobre au Centre international des expositions a réuni environ 370 exposants, dont 48 étrangers de 16 pays différents, Des entreprises des États-Unis, de Pologne, du Danemark, de Finlande, de Belgique, de Biélorussie, d'Autriche, de République tchèque, de Turquie, d'Allemagne, d'Italie et de Lettonie. , Croatie, Israël, Chine, Kazakhstan étaient présentes. Des pavillons nationaux avaient été installés par les États-Unis (9 entreprises), la Pologne (6 entreprises), la Turquie (14 entreprises) et la République tchèque (3 entreprises). Le salon s’est tenu la semaine précédant le jour des défenseurs de l’Ukraine, qui est célébré le 14 octobre depuis 2015.

Côté ukrainien, 36 sociétés appartenant au « conglomérat » de défense étatique Ukroboronprom, 23 sociétés de la "Ligue des sociétés de défense de l'Ukraine", 2 sociétés de l'Agence spatiale nationale et 130 autres entreprises publiques et privées ont participé à la foire.

Selon l’agence de presse Ukrinform, le conglomérat Ukroboronprom, avec ses 36 sociétés présentaient 135 types de technologies et d’armes au salon. Ceux-ci comprennent des véhicules blindés, le missile antinavire "Neptune", le radar 90K6E. Six nouveaux développements du groupe étaient présentés. De nombreux exposants dans le domaine de la sécurité, incendie, sécurité civile ont participé à cette exposition.

Près de 24000 visiteurs ont arpenté les allées du salon. Les nations les plus représentées étaient le Turquie, la Pologne, la Grande Bretagne, la Lituanie, la Chine, l’Allemagne, les États-Unis et les émirats arabes unis.

L’Ukraine reste un pays en guerre après la perte de la Crimée et à l'émergence d'un mouvement séparatiste armé à l'est soutenu par la Russie. Dans ce contexte, l'Ukraine a poursuivi ces dernières, deux objectifs de sécurité essentiels : renforcer ses relations avec les pays occidentaux, en vue de l'adhésion à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et moderniser son armée pour éviter toute nouvelle perte de territoire et rétablir la dissuasion contre la Russie.  Les États-Unis restent un appui vital pour l’Ukraine, fournissant selon les président de l’armement non létal ou létal depuis la prise de fonction de l’administration Trump.

L’Ukraine dispose pour des raisons historiques d’une industrie de défense très développée. Elle est active notamment dans le domaine des véhicules blindés, de l’artillerie, des systèmes de radiolocalisation, les radars et la défense aérienne. La construction navale était un poste important, l’aéronautique et les armements de haute précision. Motor-Sich est l’un des plus grands fabricants de turbines et moteurs d’avions.

Jusqu’à très récemment, les industries de défense russes et ukrainiennes étaient encore très interdépendantes. De nombreux produits intégraient des composants de l’autre pays. Ainsi le véhicule blindé BTR4 qui était à l’origine avec 45 % d’équipements russes est maintenant à 85% ukrainiens les 15 % provenant de partenaires étrangers.

En 2017, le pays a adopté un programme de modernisation de sa BTID, en éradiquant pour l’ensemble des productions tout composant russe. La perte de la Crimée a amené l’Ukraine à recréer certaines usines en profitant pour adopter les standards OTAN.

Le 20 septembre, la ministre des Finances, Oksana Markarova, a présenté le projet de budget pour la défense et la sécurité, d'un montant de 245 milliards UAH (soit 9,89 milliards USD). Il s’agit d’une augmentation de 16% par rapport à 2019 et cela représente 21% de l'ensemble des dépenses publiques prévues pour 2020. Dans un contexte de guerre larvée, il s’agit pour le pays de compenser les pertes et de doter les unités militaires et de police récemment créées de nouveaux équipements.

Kiev ne peut assumer seul le développement de certains armements très sophistiqués ; ainsi de nouvelles coopérations ont été lancées avec des pays de son environnement. On peut citer un accord sur le développement de véhicules avec la Jordanie. La Turquie semble un important partenaire car l’Ukraine lui a acheté des équipements donc récemment des drones tactiques armés Bayaktar TB2 et des micro bombes MAM-L de Roketsan.

Le président Volodymyr Zelensky a visité le salon le 9 octobre, Le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, le ministre de la Défense, Andriy Zahorodniuk, et le chef de l'état-major des forces armées ukrainiennes, Ruslan Khomchak, ont assisté à la cérémonie d'ouverture.

Il y a une dernière caractéristique du secteur de l’armement ukrainien ; il s’agit de son niveau très élevé de corruption.  Ceci n’est pas sans créer de problème avec ses alliés les plus proches notamment les américains

Voici quelques productions repérées dans les allées du salon

Dans le domaine des drones terrestres, Infocom a dévoilé son drone terrestre (UGV) Scorpion.
L'UGV à chenilles a été conçu pour participer à des missions de de reconnaissance tactique, constituant dans ce cadre une plate-forme de tir multifonctionnel mobile. Le Scorpion est équipé d’une mitrailleuse RPK de 7,62 mm et de deux lance-roquettes RPG. Différents niveaux d’autonomie sont proposés, notamment « follow me », le suivi de waypoint ainsi que le retour à la base.

La compagnie Ukrainian company Roboneers a présenté son nouveau drone terrestre Camel et une version améliorée de l’Ironclad lors de ce salon. Le drone Ironclad de 1500 kg a été modifié pour intégrer une mitrailleuse de 12,7 mm téléopérée. Le véhicule embarque 400 cartouches de munitions. Il dispose d’une vision de jour et de nuit, ainsi qu'une imagerie thermique à 360 degrés. Il dispose maintenant d’un nouveau système de refroidissement afin de permettre son utilisation par temps chaud.

Le drone Camel est une plateforme 4×4 de 500 kg qui peut transporter 400 kg de charge. Il peut opérer jusqu’à 11 heures et 130 kms de distance en mode hybride ; deux   heures avec l’énergie de ses seules batteries.  Cet UGV se déplace à une vitesse maximale de 20km/h.

"SpetsTehnoEksport présentait le véhicule polyvalent sans pilote "Phantom" qui est l’un des développements les plus avancés.  Multifonctionnels et capables d'accomplir des tâches qui ne sont maintenant effectuées que par des soldats et mettent leur vie en danger. Le Phantom est un mini transporteur blindé télécommandé. Les systèmes d’observation de jour et de nuit permettent de tirer à plus de 1 km. Sa portée opérationnelle peut aller jusqu'à 20 km, il est exploité au moyen d'un canal radio sécurisé ou d'un câble à fibres optiques de 5 km de long.

Une offre étoffée de radars

L'Ukraine est l'un des dix pays au monde engagés dans le développement et la production de radar. Dans le domaine de l’artillerie, on peut citer le radar de contre batterie 1L220E produit par Iskra. Selon le constructeur, il permet la détection de tir d’artillerie, de mortier, de missile dès le départ du premier coup.

Dans le domaine de la surveillance de l’espace aérien, la même société avait modernisé le radar soviétique ST-68U en modèle 36D6-M. L'un des derniers développements de l’entreprise est le radar 80K6T haute précision, qui a été présenté pour la première fois en 2017, capable de fonctionner même sous fort brouillage.  Cette année Iskra présentait un exemple de son radar de surveillance 3D 90K6E conçu pour détecter des cibles volant à basse, moyenne et haute altitude. Ce radar, facilement déplaçable, détecte les cibles jusqu’à 500 km et peut suivre plus de 300 pistes. Il effectue 12 rotations par minute, permettant une actualisation toutes les 5 secondes. Le radar secondaire mobile Trasa-M figure aussi au catalogue de l’entreprise.

De nombreuses sociétés locales fournissent drone, systèmes anti drones et appareils de vision nocturne. On peut citer Archer qui produit des caméras, binoculaire et des lunettes.  

Les véhicules terrestres

L’Ukraine produit de nombreux véhicules blindés hérités de l’époque soviétique. Le produit phare dans le domaine des blindés est le char de combat Oplot qui est une évolution du char T80. L’industrie locale propose la modernisation de tous les types de blindés depuis le T55. Outre le BTR4, de multiples versions du BTR3 sont proposées. La firme NPO Practika propose le véhicule de combat blindé Otaman 8x8 qui est basé sur le véhicule blindé BTR-60.

Les entreprises du secteur proposent depuis quelques années des modèles de MRAP à partir de plateformes d’origine asiatiques, américaines ou européennes. NPO Practika propose le MRAP Kozak, construit sur le châssis Iveco Daily et le Kozak 5 conçu pour les forces de police et les groupes d’intervention.  KrAZ lié au fabricant Streit propose le Spartan dont plus de cinquante exemplaires sont en service au sein des forces armées ou de la garde nationale.

Dans la catégorie des “nouveautés”, on peut citer le Bars 8 produit par la société Bogdan qui est un constructeur historique de bus et de camion d’Ukraine.  Dévoilé en 2015, Bars-8 qui est construit autour du châssis du Dodge Ram a passé avec succès les tests du ministère de la Défense en avril 2016. Les forces armées ukrainiennes ont reçu en septembre, leurs premiers Bars-8MMK (mobile mortar complex) équipés de mortiers de 120 mm.


Ukranian Armor présentait son MRAP Sokil et le Varta-Novator 4×4 en service au sein de la garde nationale d’Ukraine.  Cette société s’est créé très rapidement au moment des évènements de la place Maidan.

Le module de combat Taipan est une nouvelle tourelle télé-opérée offrant une grande précision et une puissance de feu importante, pouvant être facilement intégrée à des véhicules blindés à roues ou à chenilles. De construction ukrainienne, le taipan est équipé d’un double canon de 23 mm, pouvant engager les cibles jusqu’à 1800 mètres. Il peut être équipé d’une mitrailleuse de 7.62 mm,12.7 mm. Un lance-grenade automatique de 30 mm peut être installé sur la structure.
Le module, d’un poids minimum de la tourelle de 350 kg, peut être installé sur des structures fortifiées comme des checkpoints et contrôlés à distance.

Les missiles terrestres et anti navires

Les entreprises ukrainiennes travaillent à l’amélioration des missiles et roquettes. Le Vilkha-M, version améliorée du BM-30 Smerch de 300 mm a subi avec succès une série de tests selon le ministère de la défense.

Le bureau de conception Yuzhnoye a révélé qu’il mettait au point un nouveau missile air-sol supersonique, appelé « Bliskavka » (foudre/éclair). Une maquette à l'échelle du Bliskavka était présentée lors de l'exposition. Selon ses développeurs, ses performances seraient supérieures à celles du missile russe Kh-31. Il aura une vitesse supérieure à Mach 3.5 et pourra être d’une tête de guidage pour attaquer les navires, antiradar pour les missions SEAD ou électro-optique. 

Missile antinavire Neptune

Le constat a été fait que la marine ukrainienne n’était pas en mesure de défendre les côtes et de repousser un éventuel débarquement russe en raison de la puissance de la flotte de la mer Noire. La solution de batteries côtières de missile est donc désormais privilégiée par le pays. Le missile Neptune a été développé dans ce cadre-là. Lancé depuis la terre, il a une masse au décollage de 750 kg, une portée de 5 à 290 kms, à une hauteur comprise en 10 et 16 mètres. Sa tête militaire de 150 kg lui permet de s’attaquer aux navires de surface jusqu’à 5000 tonnes. Le missile a été construit avec l’expérience que le pays détient déjà dans le domaine des missiles, ainsi le booster du Neptune est celui du missile sol-air S125 encore en production. Le bataillon Neptune à deux batteries de tir disposera de 72 missiles dont 24 montés sur les lanceurs USPU-360.

La modernisation des hélicoptères et avions russes 
Le secteur aérospatial ukrainien a la capacité d’assurer la maintenance des hélicoptères russes. Un hélicoptère Mil Mi-17 et Mi-2 entièrement révisés et modernisés par des entreprises ukrainiennes étaient en exposition. L’entreprise Motor-Sich et Aviakon plant, ont toutes deux une expérience approfondie des machines russes.

Le cœur de ma modernisation du Mi-17 est l’installation du turbomoteur V3-117VMA-SBM1 série 5, qui offre une durée de vie supérieure de 30% à celle du modèle précédent et une consommation de carburant réduite. La conception de ce turboréacteur/turbopropulseur est pourtant ancienne, sa mise au point datant de 1972.

Nouvelle version modernisée localement du Mi8

Le Mi-8MSB-W exposé lors du salon, était présenté par Motor-Sich en coopération avec le groupe Ukroboronprom. La propulsion et l'avionique de l'hélicoptère ont été modernisés et numérisés. L’appareil est multi-rôle avec des roquettes non guidées de 80 mm, des canons mais également les missiles de production nationale Barrier-V. 

Une évolution du Mi-2

La société Motor-Sich est intéressée par une coopération le constructeur d’hélicoptères polonais PZL Swidnik car le fabricant polonais dispose de la documentation de production complète et dispose aussi des autorisations requises pour modifier les hélicoptères Mi-2.

Le Mi-2 ukrainien motorisé avec le moteurs AI-450M, dispose d’une puissance de 465 CV, d’une consommation de carburant inférieure de 27%. L’hélicoptère peut recevoir des roquettes de 80 mm en pod extérieur ou une mitrailleuse de 7.62mm. Motor-Sich souhaite proposer ses hélicoptères Mi-2MSB et MSB-2 sur les marchés d'exportation, principalement en Asie et en Afrique, où une quantité importante de Mi-2 sont toujours en service actif.
La société Radionix est en mesure de moderniser les avions Mikoyan MiG-29, Sukhoi Su-27 et Su-30.  Il ne s’agit pas seulement de quelques modifications de cockpits pour les rendre compatibles avec l’OTAN. Les modifications doivent permettre de moderniser l’avion, la portée du radar et celles des missiles en parfaite autonomie par rapport aux fournisseurs russes.

Radionix propose trois options de mise à niveau: un nouveau radar, appelé Esmerelda, qui remplacerait le modèle Phazotron N019 installé sur le MiG-29 et le NIIP N001 sur le Su-27. Un système de guerre électronique de nouvelle génération, l’Omut-KM peut être monté sur ces appareils à l’intérieur où dans un module externe. L’entreprise propose de nouveaux autodirecteurs pouvant être adaptées aux missiles air-air Vympel R-27 (AA-10).

Les productions étrangères

Les productions polonaises

WB Electronics un des leaders du secteur de la défense en Pologne était présente.  Cette firme qui emploie 800 personnes dont la moitié dans la recherche et le développement présentait plusieurs équipements dont le tourelleau IBA-M.

Les producteurs turcs étaient nombreux. Kale Group and Baykar Technologies exposaient le drone tactique armé Baykar déjà acquis à 12 exemplaires par l’Ukraine. De nombreuses maquettes étaient exposés sur le stand du constructeur naval turc STM.

Spetstechnoexport et la compagnie Turque Aselsan ont signé un accord de 6 million de dollars pour la fourniture de radios VHF au ministère de la défense ukrainienne. Le contrat signé fait parti d'un accord-cadre conclu entre les deux sociétés pour la fourniture d'équipements de radiocommunication turcs à l'Ukraine, conclu en 2016. Cet accord est mis en œuvre dans le cadre du mécanisme d'obligation de compensation entre les sociétés car la production de systèmes de communication radio turcs est effectuée en Ukraine.

En conclusion

L’Ukraine ne produit pas l’ensemble de ses équipements de défense. Elle a aussi à cœur de se rapprocher des pays occidentaux en faisant notamment l’acquisition de certains équipements.


Le pays a ainsi signé un important contrat en 2018 avec Airbus Helicopter. 21 H 225 en configuration de sauvetage et de transport suite au défaut de l'opérateur canadien CHC et des hélicoptères neufs : 10 H145 (11 millions d'euros par appareil) et 24 H125 (près de 5 millions par appareil). Le contrat prévoit également la mise en place d'une formation locale et d’un centre de maintenance (soit 160 millions environ sur le montant total). Le prix unitaire des Super Puma est de 15,6 millions d'euros.  Un des hélicoptères moyens H225 était exposé au salon de Kiev.

L’Ukraine a aussi acheter récemment des missiles Javelin auprès des États-Unis. La commande approuvée par le Département d’état sans le cadre d’une vente FMS a porté sur 10 postes de tir (Javelin Command Launch Units) et 150 missiles pour un coût ne devant pas excéder 39.2 millions de dollars.
photos questions.defense


23 oct. 2019

Premier atterrissage de 2 Tupolev 160 en Afrique


Deux Tupolev 160M2 russes se sont posés aujourd'hui sur la base aérienne de Waterkloof à Tshwane. C'est la première fois que des appareils de ce type se posent sur le continent africain dans un rare déploiement de coopération entre les forces de défense des deux pays.

Les deux bombardiers, lourds supersoniques ont été escortés par des avions de combat  Gripen et Hawk de l'armée de l'air sud-africaine. Leur l'arrivée  a été reportée de plus de 24 heures en raison de problèmes techniques. Les deux bombardiers avaient été précédés par l’arrivée d'un Ilyushin Il62 et d'un avion cargo AN 124.  Les bombardiers qui ont atteint l' Afrique du Sud, après un ravitaillement en vol, témoigne de la capacité stratégique de l'armée russe a déployer des aéronefs loin de ses bases. Le groupe aérien a décollé  de la base aérienne d'Engels (Russie) et a survolé la mer Noire, l'Iran, la mer d'Oman, l'océan Indien et le canal du Mozambique jusqu'à Waterkloof.

Leur atterrissage a coïncidé avec le début du sommet Russie-Afrique à Sotchi auquel participe le président sud-africain Cyril Ramaphosa. Ce type de déploiement diplomatique a déjà été effectué en Amérique du Sud avec trois visites au Venezuela en 2003, 2008 et 2018.

Dans les années 80, dans un contexte de guerre froide et d'apartheid, des avions TU-95/142  opéraient depuis l'Angola et  effectuaient  des reconnaissances vers la sud-ouest africain et les côtes sud-africaines. Les temps ont bien changé.

Dans le cadre de la coopération avec l'Afrique du Sud, la Russie participera fin novembre à l'exercice naval Mosi avec les marines chinoise et sud-africaine. Une conférence de planification a récemment eu lieu au siège de la flotte de la marine sud africaine à Simon’s Town.
photo Jacques Nelles The citizen