29 févr. 2012





Arrivée des premiers F16A/B MLU au Pakistan
Le Pakistan vient de recevoir ses premiers appareils F16A/B modernisés. La Pakistan Air Force a signé en octobre 2010, un contrat avec l’entreprise turque TAI (Turkish Aerospace Industries) pour mettre à niveau l'ensemble de ses F-16 Block 15 achetés dans le cadre du programme PEACE II entre 1982 et 83. TAI a initié le chantier de modernisation structurelle et de l'avionique du F-16 et le projet devrait être terminé d'ici à septembre 2014.



Une cérémonie de réception de ces appareils a eu lieu sur la base aérienne de Shahbaz, en présence de l’air marshal Waseemud Din (Deputy Chief of the Air Staff), ainsi que de responsables de la Force de l'air pakistanaise,US et turcs. Voir le (document de l'armée de l'air pakistanaise).

Il semble que les Etats-Unis modernisent aussi une partie des chasseurs pakistanais et il y quelques semaine, le Pakistan recevait deux appareils modernisés en provenance d d'outre atlantique. 45 appareils seraient concernés par le chantier global de modernisation.

Le package MLU comprend de nouveaux radars APG-69, des systèmes de communication, de guerre électronique et le système de liaisons de données L16. le kit Falcon Star permet de moderniser la structure de l'appareil car la majorité des pièces les plus anciennes sont remplaçées .



Au moment ou l'Inde finalise son contrat pour le Rafale, le Pakistan est plus que jamais à la recherche d'appreils de combat aux capacités sophistiquées.


19 févr. 2012


Exercice de grande envergure de la marine indienne TROPEX 2012

Le grand exercice annuel de la flotte navale conjointe baptisé "TROPEX 2012» a commencé mardi 06 février dans la baie du Bengale, dans l'état ​d'Andhra Pradesh. Theatre Level Readiness and Operational Exercise (TROPEX) est l'exercice de la flotte de l'Est.

Le ministre de la Défense Mr AK Antony a inauguré les exercices annuels de la flotte navale et a passé une nuit a bord du porte-avions INS Viraat. Accompagné par le Chef d'état-major de la marine, l'amiral Verma Nirmal, il a visité la frégate furtive INS Shivalik qui a procédé a des tirs de missiles et de roquettes.

Quelque 40 navires et sous-marins et 13 aéronefs dont des drones ont participé à l'exercice selon le communiqué le communiqué de la marine. Les unités des garde côtes indiens et 18 avions de l'Indian Air Force prendront part également à l'exercice. Des tirs de missiles anti aériens ainsi que le lancement d'un missile Brahmos, supersonique ont fait partie des démonstrations.

Le ministre de la Défense a également assisté à une démonstration des hélicoptères Seakings, Chetak ainsi que desl Sea Harrier de l'INS Viraat. Les MARCOS ( Commandos marines) ont effectué un atterrissage de précision sur le pont d'envol du porte avions.

Durant l'exercice, deux flottes, dont les navires sont reliées en réseau ont été dispersés sur une vaste zone de l'océan indien. Ils ont opéré dans une ambiance électromagnétique dense. Des nouvelles plates formes, des capteurs, des systèmes de communication et des tactiques ont été testes en vue d'optimiser les capacités de la flotte. L’interopérabilité avec l’armée de l'air et ses aéronefs a été testé.


source Livefist

16 févr. 2012


L' Équateur a reçu officiellement ses chasseurs Atlas Cheetah

Le président de l'Equateur, Mr Rafael Correa, a pris part à la cérémonie de remise des 12 chasseurs Cheetah à la ‘Fuerza Aérea Ecuatoriana’ le 14 février sur la base aérienne de Taura, ou seront basés ces avions.

Le ministre de la Défense, Javier Ponce, le Commandant de la Forçe Aérienne, le Brigadeiro Leonardo Barreiro Muñoz, ont participé à cette cérémonie où trois Cheetah ont réalisé un vol de démonstration.


Le Cheetah est un avion militaire développé par Atlas Aircraft Corporation en Afrique du Sud. C'est en fait une variante entièrement modernisée du Dassault Mirage III, apparue au milieu des années 1980. L'appareil a été en service au sein de la force aérienne sud-africaine de 1992 à 2008.

Le 23 Septembre 2009, le ministère équatorien de la Défense a annoncé que l'Équateur souhaitait acquérir 10 Cheetah C et 2 Cheetah D ex-SAAF pour remplacer la flotte vieillissante de Mirage F.1JA. Les trois premiers avions arrivés en Équateur sur Avril 2011.

L'équateur utilise depuis de nombreuses années des mirages et ses dérives israéliens et sud-africains. Le pays utilise encore le Kfir, des mirage 3 donnés par le Vénézuela. Il s'agit de la première arrivée de matériels depuis l'introduction des Su-30MK du Venezuela en décembre 2006.

Les appareils d'origine sud-africaine ont des équipements high-tech comme un radar numérique qui a des capacité air-air, air-sol.

photo / forteJor Br


8 févr. 2012



Montée en puissance de la composante amphibie chilienne

L'ancien transport de chalands de débarquement Foudre acheté par le Chili auprès de la Marine nationale a quitté le port de Toulon le 26 janvier 2012. Rebaptisé Sargento Aldea, le bâtiment, embarque l'ex-chaland de débarquement d'infanterie et de chars (CDIC) Rapière, ainsi que deux chalands de transport de matériel (ex-CTM 19 et CTM 24). Le bâtiment devait être initialement transféré en avril 2012, mais les choses ont été plus rapide. Du personnel supplémentaire de la marine chilienne est venu au début de Janvier, pour suivre une formation .

Profitant de l'arrivée de ce matériel récent, la marine chilienne est en train de renouveler quelques uns des matériels de ses forces embarquées. Le Chili a ainsi acquis deux super Puma auprès de la compagnie de transport spécialisée CHC.

Il s'agit des deux hélicoptères de transport as332L sont actuellement basé à Stavanger, en Norvège. Les machines immatriculées G-BKZG et G-PUME ont plus de 32.076 heures de vol et son en train de subir d'importants travaux de remise en état en Grande Bretagne et une mise en peinture grise. Selon son site CHC dispose d'une flotte de plus de 250 appareils et met en vente les appareils les plus anciens.



L'Infanterie de Marine chilienne est en négociation pour l'acquisition de 12 véhicules blindés amphibies AAV-7, qui seront pris sur les excédents des US marines. La transaction porterait sur dix véhicules rang,un véhicule de dépannage et un PC.

Il y a une volonté de reconstituer la brigade amphibie qui avait dans son inventaire des LVTP5 jusqu'en 1984. Le LVTP-7, admis en service actif en 1972, d'une masse de 29,1 tonnes est rapidement devenu le standard des unités amphibies. Les fusiliers marins chiliens disposent de véhicules Panhard et ont évalué il y a quelques années le Stryker US.

Un jaguar à bord du TCD
Le blog Modo Charlie annonce que l' Armée de L'air française a donné un appareil Jaguar biplace au musée national aéronautique et de l'espace du Chili. L'appareil a été embarqué à bord du TCD.

photos
-AAV7 GICAT.info
-AS332L CHC- Archive internet

5 févr. 2012


Situation en Somalie


Les opérations de l'armée kényanes se poursuivent en Somalie. Vendredi, le porte parole de l'armée Kenyane a révélé que la KDF(Kenya defence force) avait mené un raid aérien qui avait porté un coup important aux milices Al-Shabaab . Ce raid a été mené par deux hélicoptères d'attaque aux abords du village de Dalayat, province du bas Juba.
Selon le Col Oguna : « ils planifiaient d'attaquer nos troupes stationnées dans la ville de Badhadhe. neuf camions et autant de véhicules 4x4 armés ont été détruits». Le même colonel a déclaré que les villes occupées par Al-Shabaab sont utilisées comme zone de transit pour faire entrer des explosifs au Kenya.

Le major Emmanuel Chirchir porte parole de l'armée Kenyane et très actif sur facebook a déclaré que plus de 100 combattants d'Al Shabaab avaient été tués dans l'attaque, sans aucune perte. Dans ce combat des communiqués, Sheikh Abdiasis Abu Musab, porte parole d'Al Shabaab's a déclaré que le Kenya n'avait ni détruit ni même attaqué aucun point d'appui, c'est de la propagande" a-t'il déclaré.

Le communiqué du conseil de paix et de sécurité l'UA du 5 Janvier, approuve l'augmentation du niveau des troupes l'AMISOM à une force pouvant aller jusqu'à 17 731 personnels qui comprendra aussi les forces kenyanes sous double commandement.
M. Hague, ministre des affaires étrangères britannique qui est arrivé au Kenya mercredi, a ajouté que la Grande-Bretagne soutiendra l'offensive diplomatique en cours au Conseil de sécurité des Nations Unies pour que les forces du Kenya se joignent officiellement aux Forces de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

Retrait supposé des éléments Al shabaab
Selon, Somalie Report, reprenant des informations en provenance de la région du Lower Juba ; il semble que les combattants des milices islamiques ont déserté les iles Kudhaa à 70 kilomètres au sud-ouest de Kismayo, au moment ou les troupes kenyanes, celles du TFG et des milices pro-gouvernement partant de Ras Kamboni avancent vers le nord.

Selon radio RBC, les forces Kenyane de Raskamboni ont pris le contrôle de la ville stratégique de Badhadhe dans la région de Juba inférieur alors qu'Al Shabaab renforce ses forces à Afmadow pour mieux défendre Kismayo.

Attentat au Kenya
Trois personnes ont été tuées et une victime est dans un état critique à l'Hôpital général de Garissa à la suite d'une fusillade survenue vendredi soir à l'hôtel Jubba à Garissa. Cette attaque dans une ville du nord-est du Kenya est attribuée à des membres du groupe islamiste.

Visite de nombreuses personnalités
La communauté internationale a montré un regain d'intérêt sur ​​la Somalie à la suite amélioration de la sécurité dans le pays qui a été en guerre depuis le renversement de Siad Barre en 1991. Le 19 Août 2011, le premier ministre turc Erdogan avait ouvert la voie en effectuant une première visite en Somalie.

Cette semaine selon le Sunday Nation,le secrétaire britannique des Affaires étrangères William Hague, a effectué une première visite à Mogadiscio , une première depuis 1992. Matt Baugh, le premier ambassadeur de Grande-Bretagne accrédité en Somalie depuis 21 ans l'accompagnait. Le ministre britannique a rencontré le président, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, et celui a accepté de participer à une conférence sur la Somalie qui se déroulera à Londres le 23 février . L'ambassadeur Baugh sera basé au Kenya jusqu'à ce que les conditions de sécurité permettent l'ouverture d'une ambassade en Somalie.

Retour de l'envoyé des nations unies
Le 24 Janvier 2012 – l'envoyé des nations unies pour la Somalie, Augustine P. Mahiga, a officiellement déménagé ses bureaux dan la capitale somalienne, Mogadiscio,en provenance du Kenya ou le bureau a été installé pendant 17 ans.

Conclusion
Le chef du renseignement américain a déclaré mardi que l'opération militaire du Kenya a contribué à éroder le contrôle d'Al-Shabaab dans le sud de la Somalie, Les insurgés islamistes ont été affaiblis par des divisions internes "et la diminution soutien local» en partie en raison de la pression militaire du Kenya, de l'Éthiopie, et des forces de l'AMISOM.

Certains observateurs estiment que la capture de Badhadhe ce jeudi est le gain le plus important du territoire jusqu'à présent par le Kenya - et d'une grande importance politique. Les mois à venir seront cruciaux pour la Somalie.



photo AMISOM 2012/ caricature trouvé sur internet

Liens internet
AMISOM
-Média monitoring


30 janv. 2012


brève

Entrée de troupes éthiopiennes en Somalie

Depuis plusieurs semaines, la tension monte en Somalie, l'union africaine cherche à renforcer l'AMISOM et le Kenya est installé durablement au sud du pays. L'Éthiopie le puissant voisin rentre à nouveau dans le jeu.

Selon le blog du journal le Monde, plusieurs centaines de soldats éthiopiens lourdement armés et circulant à bord de véhicules blindés et de chars d'assaut ont franchi la frontière somalienne, venant renforcer les troupes déjà présentes depuis novembre dans le pays, ont affirmé lundi 30 janvier des témoins.

De nombreux médias ont repris cette information

Selon le site Garowe online , Les troupes éthiopiennes sont entrées par la ville frontière de Dolow et ont été repérés dans Luq situé dans la région de Gedo. Au même moment et selon les mêmes sources, les miliciens shebab ont interdit les activités du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lui ordonnant d'arrêter ses opérations de secours d'urgence dans les régions qu'il contrôle.

Les responsables de l'Union africaine ont demandé il y a quelque semaines au Conseil de sécurité d'augmenter le nombre maximum de soldats de l'AMISOM pouvant être déployés. Une nouvelle résolution porterait ce nombre de 12.000 à 17 731. L'Union africaine a aussi besoin d'une aide financière plus importante pour cette force dont l’efficacité contre les militants shebab commence à s'améliorer.

photo ministère de la défense Ethiopie
Vidéo




21 janv. 2012


photo ministère de la défense Portugal


Les opérations aériennes dans la lutte contre les piraterie au large des côtes de Somalie

Depuis 2007, la Somalie fait parler d'elle pour l'insécurité qui règne le long de ses côtes et par les violents combats qui opposent le gouvernement de transition (TFG) , l'AMISOM et les milices shebabs.
La communauté internationale a pris conscience du danger que représentaient ces pirates pour le commerce mondial. Plusieurs gouvernements ont décidé de déployer des forces navales dès la fin de l'année 2008 dans le golfe d'Aden, le bassin de Somalie et le sud de la mer d'Arabie.

La lutte contre la piraterie, une priorité politique du moment

Trois forces navales coalisées, de nombreux intervenants indépendants


L'Europe déploie depuis décembre 2008, une force aéronavale baptisée Task Force 465 dans le cadre de l'opération Atalanta ou EUNAVFOR Somalia avec pour mission prioritaire la protection des convois du programme alimentaire mondial (PAM) et de soutien à l' African Union Mission to Somalia (AMISOM).

L'OTAN s'intéresse depuis la fin 2008, à la lutte contre la piraterie et a lancé successivement l'opération Allied Protector puis l'opération Ocean Shield. L'OTAN déploie actuellement la Task Force 508 qui agit en priorité dans le golfe d'Aden dans ce que l'on baptise l'IRTC (international recognized transit corridor).





Les États-Unis ont organisé une task force sous le commandement de la cinquième flotte dont le quartier général se situe à Bahreïn. La TF151 , composée de bâtiments américains ou britannique associe des alliés traditionnels des USA comme le Pakistan, l'Indonésie, la Thaïlande,.. La 5ème flotte américaine soutient les bâtiments à la mer en assurant de nombreux ravitaillements.

La Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, l'Iran déploient eux aussi de nombreux bâtiments de guerre dans cette zone vitale pour l'économie mondiale. Ils assurent en général la protection de convois de navires marchands qui transitent dans le golfe d'Aden au sein de l' IRTC. Ils agissent sous commandement national mais en coordination avec les autres forces militaires.


photo du pétrolier iranien Kharg impliqué dans la lutte contre les pirates/photo question.defense

Le volet aérien
Bien que les opérations navales soient les importantes, le volet aérien de ces opérations est crucial. L'immensité de la zone d'action (plus vaste que l'Europe), impose aux forces anti-piraterie de faire appel à plusieurs types d'aéronefs.



A bord du Galicia/ photo question defense

La lutte anti-piraterie repose idéalement sur le triptyque, avion de patrouille maritime, hélicoptère, navire de surface.

1. Les avions de patrouille maritime

photo CASA 235 espagnol/questions defense


Ces avions à long rayon d'action sont les yeux des forces anti-piraterie car Ils disposent de capteurs haute résolution, de radars permettant de couvrir les vastes zones maritimes ou aucun navire de guerre n'évolue.

Traditionnellement, plusieurs pays déploient des avions de patrouille maritime dans la corne de l' Afrique ou dans la zone de la mer d'Arabie. Ces appareils comme la Task Force 150 sont opérationnels depuis les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre aux États-Unis.
Outre la France qui dispose d'une base importante à Djibouti ; les États-Unis, l'Espagne, le Japon, l'Allemagne déploient des appareils sous commandement national ou en coalition.
Il s'agit principalement de P3 Orion pour les États-Unis, le Japon et l'Allemagne. Le Japon en déploie en permanence deux qui survolent quasi quotidiennement les eaux du Golfe d'Aden.

La France utilise ses Bréguets Atlantique ou Falcon 50 principalement depuis Djibouti ou les Seychelles. L'Espagne a déployé pour la première fois en 2002 un P3 Orion mais aussi des Casa 235 équipés du FITS (voir photo).

Dans le cadre de l'opération Atalanta, plusieurs pays ont déployé des moyens supplémentaires. Singapour a dépéché un Fokker 50 qui a opéré dans le golfe d'Aden pendant plusieurs mois. La Suède a engagé dans le courant de l'année 2010, un avion Bombardier Dash 8 Q-300 des gardes côtes qui a rendu des grands services.

La relève a été assurée à compter d'Avril 2010, par un avion de patrouille portugais basé à Victoria aux Seychelles. Cette ile de l'océan indien est devenu une plateforme pour les moyens aériens de nombreux pays. En 2011, un autre P3 portugais a assuré la même mission dans le cadre de l'opération de l' OTAN Ocean Shield. Le détachement aérien de l'escadrille 601 “Lobos”, comprenant un aéronef modernisé au standard et 53 personnels de la force aérienne déployés pour trois mois.

Plusieurs nations nordiques ont récemment fourni des avions de patrouille. Il s'agit du Danemark qui a déployé un des trois avions Boeing Challenger ayant un rayon d’action de 7.500 km et une autonomie de neuf heures de vol environ. La Norvège en a fait de même avec un avion de surveillance maritime, P3 Orion, pour une durée de trois mois,dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN.

Recours aux ressources civiles.
En raison , du nombre limité d'appareils de ce type disponibles en Europe, ou du manque de ressources de certains états, le Luxembourg a pris la décision de contracter l'entreprise civile CAE Aviation pour mener des missions de reconnaissance. Cette société dispose d'une flotte d'avion adaptée à ce type de mission avec des équipages constitués pour partie d'anciens pilotes militaires.

2. Les hélicoptères embarqués
La plupart des bâtiments agissant dans le cadre de la lutte anti-piraterie embarquent un ou plusieurs hélicoptères. La majorité d'entre eux sont des appareils de lutte anti-sous-marine tels que les hélicoptères de la famille Lynx. Citons le Lynx Mk.95 portugais, le Super Lynx Mk.90B danois.

Lynx danois de la frégate Esbern Snare/ photo questions.defense

Le SH60 /S70 et ses variantes sont aussi déployés sur plusieurs bâtiments ainsi que les AB 212 sur des navires italiens ou grecs. Les navires indiens embarquent les Chetaks et les pétroliers ravitailleurs français des alouettes III.

Plusieurs nations comme l'Espagne ont engagé des hélicoptères lourds. L'Iran dont les unités navales patrouillent dans les eaux du golfe d'Aden dispose du pétrolier ravitailleur Kharg ; celui-ci est équipé de deux hangars et peut embarquer jusqu'à trois hélicoptères lourds ASH-3D Sea King. La marine russe utilise ses hélicoptères Kamov
la chine qui a déjà dépêché six task forces dans les eaux somalienne utilise principalement le Z8 Harbin mais a déjà déployé des hélicoptères lourds Z8 sur un bâtiment amphibie

Les hélicoptères interviennent dans le cas où une attaque est en cours, après contact radio avec le navire civil. Ils ont servi en plusieurs occasions à débarquer des équipes de visite ou des forces spéciales pour reprendre un bâtiment. Ce moyen aérien est aussi utilisé pour stopper un skiff (embarcation légère des pirates) par des tirs de semonce avec des mitrailleuses ou des tireurs d'élite. Les pirates se sont montrés en plusieurs occasions menaçant et ont effectué des tirs aux armes légères contre les hélicoptères.

3. un renfort occasionnel : l' Awacs

Engagé pour épauler les moyens maritimes engagés dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante , l’appareil a également été utilisé pour participer à l’entraînement des Mirage 2000 C et D de l’escadron de chasse 3/11 « Corse » des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).
Grâce aux informations recueillies par son système d’identification et à ses capacités de retransmission des images vers les navires, l’AWACS a apporté une véritable plus-value au dispositif général. Il a effectué des missions quotidiennes dans le golfe d’Aden et dans le bassin soma lien, en coordination avec les bâtiments à la mer, les moyens aériens de reconnaissance visuelle présents dans la zone (Falcon 50 français, Merlin luxembourgeois,Casa CN 235 espagnol, P-3C Orion américain, japonais et australien) mais également avec les garde-côtes seychellois.

Selon le ministère de la défense, au cours des 15 missions réalisées, l’AWACS a détecté plus d’une dizaine d’embarcations utilisées par les pirates, permettant d’en intercepter six, de capturer 23 pirates et de libérer sept otages seychellois.
Ces résultats sont à mettre au crédit de l’expérience commune acquise par les équipages de l’armée de l’air, des avions de patrouille maritime et des bâtiments de la Marine nationale lors de plusieurs opérations aéromaritimes menées conjointement, telles que Lévrier et Carib Royale (lutte contre le narcotrafic en Méditerranée et aux Antilles). Ils sont un bel exemple de coopération interarmées et interalliés.

Les moyens aériens des puissances régionales
Les pays bordant cette zone maritime dangereuse sont en train de prendre conscience des dangers que courent leur pêcheurs et les autres usagers.

L'Inde
L'inde qui déploie régulièrement des unités navales envoie aussi son aviation navale patrouiller dans ces zones. Des avions de lutte anti-sous-marine TU 142 sont intervenus en plusieurs occasions pour repérer et suivre les activités des groupes de pirates au large des côtes indiennes.

Les Seychelles
Le petit archipel des Seychelles est au cœur de la zone dangereuse. Les moyens d'intervention de ce pays sont en train de monter en puissance en raison de l'aide fournie par de nombreux pays.
l'Espagne a promis lors d'une visite du ministre de la défense espagnole d'assurer la formation à la surveillance aérienne des zones maritimes. L'inde a donné plusieurs patrouilleurs et moyens aériens dont un dornier DO28 et deux hélicoptères Chetak.


En conclusion, la lutte contre la piraterie maritime est un effort de longue haleine et qui nécessiterait des moyens aériens et navals en nombre largement supérieur. Une étude de l'organisation maritime internationale estime qu'il faudrait au moins 18 appareils de patrouille maritime pour quadriller cette zone vaste comme l'Europe.

15 janv. 2012

Panorama des forces sous-marines du monde

En cliquant sur l'image ci-dessous, vous aurez accès à un document PDF qui essaie de récapituler les forces sous-marines océaniques du monde.



14 janv. 2012

Revue Défense Nationale



Je reproduis ici l'article d'olivier Kempf qui aborde la problématique du débat stratégique en France. La revue de la défense nationale est un outil indispensable à la vulgarisation des questions de défense et à l'émergence d'un débat autour de ces questions. en cette année de campagne électorale, au moment ou les moyens financiers vont se raréfier pour nos armées, je vais essayer sur ce blog de contribuer au débat sur notre outil de défense.
La Revue Défense Nationale aujourd'hui
Par Olivier Kempf le lundi 9 janvier
Un commentaire récent sous-entend que la Revue Défense Nationale (RDN pour les intimes) contribue peu au débat stratégique. Quand je compare à ce qui se fait ailleurs, je trouve qu'elle n'a pas à rougir, et surtout, ce sont rarement ceux qui se mettent à l'ouvrage qui la critiquent. Mais il est vrai que le "consommateur" est roi. Toutefois, il me semblait intéressant de mettre en ligne (ci-dessous) le dernier édito du rédacteur en chef : ça vous permettra au moins de connaître les développements, mais aussi les difficultés de la revue.

Quant à moi, j'y reste attaché car j'étais un jeune inconnu, il y a dix ans, lorsqu'elle m'a donné la chance de publier mes premiers articles. Essayez de publier quelque chose chez Hérodote, Politique Étrangère, la Revue Internationale et Stratégique ou autres revues "prestigieuses" : makach oualou., faut être du sérail (je loue ici l'ouverture d'esprit de Joseph Horentin qui, à la tête de DSI, fait également accueil aux jeunes plumes). En ce sens, la revue sert réellement l'esprit de défense. Elle mérite donc un petit coup de main.

Je demande à chaque blogueur de défense de relayer ce billet sur son propre média (blog, facebook, twitter...) : merci d'avance à vous.

Au moment où s’échangent encore des vœux pour une année qui commence avec son lot de rendez-vous politiques et de défis stratégiques, il est sans doute utile de rappeler à quoi sert la Revue Défense Nationale aujourd’hui.

Comme par le passé et depuis plus de 70 ans, elle est par nature l’organe d’expression du Comité d’études de défense nationale (CEDN). Elle assure « la diffusion d’idées nouvelles sur les grandes questions nationales et internationales qu’elle aborde sous l’angle de la sécurité et de la défense », selon l’heureuse formule de Paul-Marie de La Gorce, le seul de ses directeurs qui n’aura pas été un militaire mais un journaliste.

De façon plus récente, elle se déploie dans différentes formules, papier et numérique, sous forme d’une revue périodique ou de cahiers thématiques, et en différentes langues, l’anglais depuis 2006, le russe depuis 2011. Elle alimente une Tribune hebdomadaire sur son site (www.defnat.com) et produit un ouvrage par an sur un thème central (la Chine en 2011 ; l’Alliance atlantique en 2012). Voilà pour son profil.

Ses ambitions sont grandes mais ses moyens comptés.

En 2012, la RDN lance une édition en langue arabe vers la sphère arabophone du Moyen-Orient et du Maghreb avec un premier numéro en février, consolide son édition russe avec trois numéros et étoffe son édition anglaise avec un Best of 2011 et un Quarterly.

Elle réactive l’animation de son Comité d’études auquel elle convie ses abonnés. En devenant membres titulaires, ils seront invités à nos prochaines manifestations.

Pour tenir son rôle officieux d’animateur du débat stratégique français et ne pas être contraint de réduire sa voilure par le gros temps financier qui affecte toutes les publications, la RDN lance une grande campagne d’abonnements 2012. Pour chaque nouvel abonnement, le parrain qui l’aura suscité recevra un crédit de 10 articles électroniques (d’une valeur de 20 €). C’est 1 000 abonnés supplémentaires que nous cherchons pour renforcer notre diffusion. Nous demandons à tous nos abonnés leur concours pour les trouver.

Pour conclure, voici un extrait de la réflexion du général Le Borgne, consacré au soldat Montaigne, qui sera disponible prochainement pour nos abonnés dans la « Tribune » de notre site Internet : « Il n’est occupation plaisante comme la militaire ». Voilà, en peu de mots, deux choses dites. Le métier des armes est un métier charmant et, à la question que pose le polémologue, « pourquoi les hommes font-ils la guerre ? », la réponse est donnée : parce qu’ils aiment ça. Cette perspicacité de l’auteur des Essais, qui n’est pas pour surprendre, doit nous inciter à chercher en son œuvre ce qu’il pense de notre bizarre activité. Ce grand bavard en a tant dit sur tous sujets que l’on ne devrait pas être déçu sur celui-ci…

CA2 Jean Dufourcq, rédacteur en chef

7 janv. 2012



De nouveaux blindés pour l'armée brésilienne

L’approche des grandes échéances sportives majeures, les achats importants des autres pays de la région amènent les forces armées et de sécurité brésiliennes à moderniser leurs outils.

Arrivée des derniers Léopards au Brésil
Ces jours-ci l'armée brésilienne vient de recevoir en provenance d'Allemagne le dernier lot de chars léopard 1A5BR acquis en Décembre 2006. Le contrat portait sur 250 chars, 19 véhicules soutien, des simulateurs portables, 4 cabines de simulation statiques,du matériel de communication, de formation, et de maintenance. Parmi eux, 30 chars sont utilisés comme réserve de pièces détachées 20 ayant été complètement démantelés en Allemagne et 10 le seront au Brésil.

Le véhicules désigné VBCC (Viatura Blindada Carro de Combate) recevra quelques modifications, par KMW, y compris l'intégration des communications tactiques de la compagnie Land Systems Elbit système C4I et un nouveau système d'extinction d'incendie.

Dans le lot figurent donc quatre véhicules du génie de combat (VBE Eng), 4 véhicules poseurs de ponts (VBE L Pnt),et 7 véhicules de dépannage (VBE Soc) et 4 pour l'auto-école . Les 19 véhicules spécialisés, de soutien au combat, et livrés, ont été préparés par la division Rheinmetall Land système avant leurs livraisons.

Les chars et de véhicules de soutien sont répartis entre les 1er, 3 ème, 4 ème et 5 ème régiments de chars (RCC) et le Centre de formation blindée général Walter Pires (CIBLDGWP), les unités de maintenance (4°, 5° et 10° bataillon logistique) et les 5 ème et 12 ème bataillons du génie blindé de combat.

La valeur de l'achat et le montant des modifications s'élève à 124 millions d'euros. Récemment, la firme KMW a été contractée pour fournir durant cinq ans le soutien logistique de ces blindés. Les travaux seront effectués par la filiale KMW du Brésil par un processus de transfert de technologie . Le contrat couvre également le soutien des simulateurs Léopard, achetés dans le passé auprès de la Belgique.

Rénovation de 150 M113
Au même moment, BAE Systems a finalisé un accord avec l'armée brésilienne pour la remise à niveau de 150 véhicules blindés M113 pour une valeur de 41,9 millions de dollars.
Les véhicules de l'armée brésilienne seront mis à la configuration M113B M113A2 Mk1. les châssis des véhicules, des trappes et la rampe seront réutilisés tandis que tous les autres composants, y compris les moteurs, les transmissions et les systèmes de refroidissement seront remplacés ou mis à niveau .

La société va également transférer les technologies et former l'armée dans le maintien en condition et la modernisation de ces véhicules. En vertu du contrat, les travaux seront exécutés dans les installations de l'armée brésilienne de Curitiba, et devraient être achevée en novembre 2014.

Livraison d'un nouveau lot de Piranha IIIC 8x8
Le centre de réparation du Corps des fusiliers Marins brésiliens a reçu trois véhicules blindés Piranha IIIC 8x8. Avec les nouvelles acquisitions, la Marine a un total de 18 véhicules sur les 30 unités prévues pour la livraison jusqu'en 2014.

Il s'agit en particulier de la version de commandement dont chaque véhicule a la capacité de faire fonctionner jusqu'à six réseaux radios. Ces dispositifs permettent aux véhicules de communiquer avec des aéronefs , les forces amphibies débarquées et les bâtiments de la marine.

Un petit point sur l'artillerie sol-air brésilienne
L'artillerie sol-air de l'armée de terre brésilienne a acquis récemment 36 véhicules blindés antiaériens Guépard, ,d'occasion pour un montant de 30 millions d'euros. Voici les images d'une démonstration effectuée par la firme Krauss-Maffei Wegmann.

Cliquez sur la photo pour accéder à la vidéo

Avec quelques centaines de millions d’euros, le Brésil se dote de plusieurs dizaines de blindés qui viendront avantageusement remplacer les matériels d'un autre âge qui équipait encore ses forces armées.

photo piranha infodefensa.com et forte.Jor.br et armée brésilienne