26 nov. 2011

Les élections en RDC approchent , derniers préparatifs

Pour la deuxième fois depuis la chute de Mobutu Sese Seko, la République démocratique du Congo (RDC) doit élire, le 28 novembre, son président ainsi que sa prochaine Assemblée nationale. La tension monte en RDC à quelques jours du scrutin.

Vendredi dernier, une tentative de coup d'état aurait été déjoué. Selon les quotidiens Le Potentiel et La Prospérité , un coup d' Etat contre le président de la République démocratique du Congo (RDC) et contre certaines institutions du pays a été déjoué avant sa mise en exécution.

Les journaux qui citent des "sources fiables", annoncent que les présumés auteurs du coup seraient des ex-soldats des Forces armées zaïroises de l'ancien président Joseph Mobutu, et de la DSP (Division spéciale présidentielle).

Selon le blog Congo Forum "On nous sert « le complot de Brazzaville » au rythme d’une fois tous les deux ou trois mois et cela commence à bien faire ! Il est à noter que cela se décline en deux versions : celle qui insinue que les autorité de Brazza font preuve d’une complicité coupable, et celle qui tresse une couronne de fleurs à leur coopération fraternelle. On est aujourd’hui dans le second cas et Sassou Nguesso est un brave type."

Nombreux problèmes logistiques
Le déploiement du matériel électoral ne repose pas que sur un ballet aérien. Une fois transféré des 15 centres régionaux aux 200 centres locaux, le matériel doit rejoindre plus de 16.000 centres de vote répartis dans un pays plus vaste que l'Europe de l'Ouest. Lors du précédent scrutin en 2006, plus d'un tiers du matériel avait dû être acheminé en hélicoptères vers des grands dépôts, puis en camions, à vélo, voire en pirogue vers les bureaux», se souvient un agent des Nations unies au Congo. Or, selon un document confidentiel de la Ceni, seuls 14% des bulletins avaient été livrés à bon port lundi dernier.

Mobilisation de moyens aériens importants
La Monusco apportera 43 hélicoptères
l’Afrique du Sud, 4 hélicoptères et 3 avions
L’Angola, 5 hélicoptères
Les Forces armées de la RDC, 5 hélicoptères et deux avions
Les prestataires contractuels de la Ceni, 4 hélicoptères et 15 avions


Aide des Nations Unies
La mission onusienne aura recours à ses sous-contractants pour acheminer du matériel électoral dans les trois cent quatre-vingt-douze sites à accès difficile que la Ceni a identifiés. Il faudrait entre trois à cinq jours pour accéder à chacun de ces sites accéder. «Au-delà de son mandat et des actions qui sont prises, la Monusco a consenti à fournir à la Ceni pour le déploiement du matériel, du carburant. En d’autres termes, tous les camions, tous les avions, affectés au déploiement logistique du matériel seront fournis en carburant par la Monusco», a déclaré un porte-parole

Selon la Monusco, Six bataillons de la PNC ont été formés et un total de15000 personnels de la police ont été formés ou recyclés.


Implication sud-africaine
Selon radio Okapi: Tous les bulletins de vote commandés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en Afrique du Sud sont déjà arrivés. Les derniers lots ont été acheminés par l’armée sud-africaine mardi 22 novembre dans la soirée.

Selon les mêmes sources, Soixante-dix militaires de l’armée sud-africaine sont arrivés, mercredi 23 novembre, à Lubumbashi, capitale du Katanga pour appuyer la sécurisation des élections présidentielle et législatives prévues le lundi 28 novembre 2011. Selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni/Lubumbashi) qui livre cette information, d’autres militaires devraient arriver le jeudi 24 novembre dans la même province. Selon leur plan de déploiement, vingt militaires seront affectés à Kolwezi, vingt autres à Kamina et trente à Lubumbashi. Ces militaires appuieront aussi la Ceni dans le déploiement des matériels électoraux dans les parties les moins accessibles de la province du Katanga.

Don des états-unis
Les États-Unis ont officiellement remis, mardi 15 novembre à Kinshasa, un don d’équipement de protection à la Police nationale congolaise (PNC) pour la sécurisation des élections en République démocratique du Congo (RDC). Le lot constitué des garnitures des bras, d’épaules et des jambes est destiné aux unités de la police d’intervention rapide (PIR). Il est évalué à 500 000 $US, déclare l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en RDC, James Entwistle.


Risque de dérapage
L'ONU a déjà tiré la sonnette d'alarme et entre le 1er novembre 2010 et le 30 septembre 2011, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH**) a documenté 188 violations des droits de l’homme apparemment liées au processus électoral. Ces violations portent le plus souvent atteinte à la liberté d’expression des individus, au droit à l’intégrité physique et au droit à la liberté et à la sécurité de la personne, ainsi qu’au droit de réunion pacifique. Des exemples de violences et d’atteintes à l’ordre public par des militants des partis politiques ont également été constatés.(doc UN)

Selon, l'opposition (UDPS), A la veille des élections du 28 novembre, le Bureau Central de Campagne a constate avec regret que la Commission Electorale Nationale Indépendante, « CENI » ne promeut pas un processus électoral transparent et équitable. Au contraire, la CENI, avec la complicité du pouvoir en place, favorise et entretient des manœuvres frauduleuses pour fausser le jeu électoral.


Quelques centaines d'observateurs pour le Congo
La SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) promet d’envoyer deux cent cinquante observateurs électoraux en RDC pour les élections présidentielle et législatives du 28 novembre.

Mission de l'Union Européenne
L’Union européenne a envoyé une mission d’observation de 146 personnes. Selon,la députée Mariya Nedelcheva qui dirige la mission d’observation de l’Union européenne, Les données recueillies par la mission européenne seront vérifiées sur place et renvoyées à Kinshasa où sera basée son équipe de 10 experts. Le nombre réduit des observateurs européens, par rapport au nombre d’électeurs, sera compensé par leur grande expérience», a-t-elle indiqué.

Le Centre Carter annonce que l’ancien président de la Zambie Rupiah Banda et le vice-président du programme de paix dudit centre Dr John Stremlau seront en RDC à la tête d’une importante délégation de 70 observateurs internationaux des élections venus de 27 nations.

Le bon déroulement de la consultation n'est pas assuré compte tenu du nombre d'observateurs, des problèmes d'acheminements et des risques de fraudes pendant le déroulement du scrutin. De nombreux autres scrutins vont se dérouler en Afrique au cours des prochains mois

28 novembre 2011 : législatives + sénatoriales Égypte
11 décembre 2011 : législatives Côte d’Ivoire
17 Décembre 2011 (report du 23 avril 2011) législatives Gabon (risque report en 2012, boycott de l’opposition)
29 décembre 2011 : Législatives Guinée Conakry (report de Novembre 2011)
26 Février 2012 : présidentielle Sénégal

Ces élections sont autant de RDV délicats pour la communauté internationale , l'Union Africaine car les ressortissants européens sont encore souvent pris pour cible. S i ce n'est pas le cas, les moyens de l'union européenne que représentent les BG 1500 devraient être mis en alerte et prépositionnés pour éviter les menaces à l'encontre des citoyens européens.

12 nov. 2011


Interruption des publications pour quelques jours de repos..

6 nov. 2011


Afflux de blessés libyens dans des hôpitaux occidentaux et...

les nouvelles autorités libyennes évacuent actuellement un grand nombre de blessés dans des pays d'accueil arabes, occidentaux et en Iran.

L'évacuation des blessés et les soins à l'étranger des 3.000 combattants est pris en charge par la Libye sur un fond spécial de quelque 150 millions de dollars. Il s'agit d'une partie des avoirs gelés du régime Kadhafi. Quelque 2.000 combattants ont été emmenés en Tunisie, tandis que d'autres ont été envoyés en Allemagne, en Grande-Bretagne, en France, en Autriche, au Portugal, en Turquie ou en Jordanie. La liste comprend aussi les Pays-bas, l'Espagne, l'Italie et le Maroc.

France
Dans le cadre du soutien que la France apporte aux nouvelles autorités libyennes, la France a déployé des équipes dans le pays pour soigner les blessés de guerre en renforçant les capacités des hôpitaux libyens. Selon le ministère des affaires étrangères, la France dépêche également à Misrata et en Tunisie, où se trouvent actuellement de nombreux blessés libyens, une équipe médicale qui aura pour mission d'orienter les blessés en fonction des pathologies.

Portugal
Le 30 octobre, un C130 de la force aérienne portugaise a évacué 20 nationaux libyens victimes de la guerre civile. Ceux ci vont être pris en charge par divers hôpitaux militaires de Lisbonne (Estrela et Lumiar). Le ministre de la défense et le CEMA a assisté à l'arrivée des blessés au terminal militaire de Lisbonne. Selon le site de la force aérienne, cette initiative à caractère humanitaire, résulte d'un accord signé entre le ministère de la défense nationale, des affaires étrangères et du CNT. Les blessés resteront 30 jours au Portugal.

Danemark

Le Danemark va de son côté traiter 50 blessés Libyens, les blessés rejoindront aussi le pays par avion C130 médicalisé et seront répartis dans les hôpitaux de Copenhague, Aarhus et Odense.

États-Unis
Un appareil C-17 du 172nd Airlift Wing a transporté aux États-Unis un premier groupe de blessés après un vol de 13 heures depuis la Libye. Selon le communiqué du département d'état: Répondant à une demande du Conseil national de transition libyen (CNT)", les Etats-Unis vont prendre en charge "24 combattants gravement blessés à l'hôpital Spaulding de Boston", dans le Massachusetts. "Six autres cas critiques" sont transférés en Allemagne pour être soigné sur des bases américaines, ajoute le communiqué.

Pays Bas
Les Pays-Bas ont accepté de prendre en charge une quarantaine de blessés. Les patients seront d'abord reçus par l'Hôpital d'Utrecht (urgence), après quoi ils seront transférés vers d'autres hôpitaux néerlandais.

Allemagne
Selon le Figaro, Le ministre allemand de l'Économie, Philipp Rösler, avait proposé l'aide de l'Allemagne pour soigner 150 blessés libyens lors d'une visite la semaine dernière à Tripoli.

Au delà de la Tunisie, le Maroc est aussi très actif ; plus d'une centaine de blessés sont déjà en cours de traitement dans ce pays. Un diplomate marocain a précisé que "SM le Roi prendra en charge tous les frais d'hospitalisation des blessés libyens", assurant que "cet acte fraternel envers le peuple libyen est à la fois une expression de félicitations et de soutien constant que le Royaume ne cesse de témoigner à l'égard de la Libye sœur à plus d'un égard".

Iran
Selon le blog Atlas Info.fr, l’Iran est disposé à soutenir le peuple libyen dans différents domaines, notamment dans celui de la santé, a affirmé, vendredi soir à Benghazi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salihi.

Le chef de la diplomatie iranienne a indiqué, dans une déclaration à la presse, à l’issue d’un entretien avec le président du Conseil national de transition libyen, Mustapha Abdeljelil, et d’autres responsables du CNT, que quelque 72 blessés libyens seront admis pour des soins dans les hôpitaux iraniens.

En conclusion, de nombreux états montrent leur solidarité avec le peuple libyen. Certains espèrent peut être tirer quelque avantage à défaut d'avoir contribué à la chute de l'ancien régime.

photo ministère de la défense néerlandais

photo: emfa.pt

4 nov. 2011


Des nouvelles de l'offensive du Kenya
Il semble que les troupes kényanes se rapprochent de la ville de Kismayo qui est maintenant en état de siège. Les miliciens d'al-Shabaab seraient en train d'organiser la défense de la cité. Comme évoqué sur le blog ligne de défense, les ânes sont devenus des cibles prioritaires car ils forment l'épine dorsale de la logistique des groupes islamistes en période de forte pluies.

Le blocus de kismayo
Selon le blog, Le courant: Un appel commun au soutien international a été lancé le 31 octobre par le Kenya et la Somalie afin d’organiser le blocus du port de Kismayo, fief des islamistes shebabs à 250 km de la frontière kényane.

La réponse du département d’état
Lors d'un point de presse au département d'état , le porte parole a répondu la question de savoir si les USA participeraient au blocus de ce port.

Réponse officielle Nous sommes conscients de la demande en provenance du Kenya et de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) D'imposer un blocus à Kismayo. Les blocus sont généralement difficiles à appliquer et peuvent avoir des conséquences inattendues au milieu d'une crise humanitaire. Cette proposition doit être discutée avec les partenaires internationaux, en particulier l'Union africaine , le Conseil de sécurité de l'ONU et soigneusement considéré dans le contexte de la stratégie globale pour rétablir la paix et la stabilité en Somalie.

Soutien du sénateur US Mark Kirk

Le sénateur républicain Mark Kirk de l'Illinois est intervenu devant le sénat et a demandé le soutien des USA et des ses alliés dont l'OTAN. L'élu américain annonce 4000 soldats Kényans engagés dans cette bataille.

Lien vidéo

Une armée qui s'initie aux réseaux sociaux
Le porte parole de l'armée, kényane donne régulièrement sur twitter ( #operationlindanchi)

des informations et commente les actions kényanes Il nous annonce ainsi que les étrangers qui combattent au sein d'al-Shabaab seraient en train d'évacuer la Somalie en direction du Yémen à partir des villes de Marka et Barawe. Il demande aux navires croisant dans cette zone d'être très vigilant et a annoncé hier la destruction de plusieurs embarcations par la marine kényane.

PHOTO : beegeagle.wordpress.com

2 nov. 2011


Avancée des troupes kényanes vers Kismayo
Selon le journal kényan La Nation, les forces de défense du Kenya avancent en sol somalien vers le canal de Burgavo en direction de la ville portuaire de Kismayo. Les forces terrestres reçoivent le soutien de la marine et de la Kenya Air Force qui assure des vols de reconnaissance. Le génie de l'armée de terre construit des ponts pour faciliter l'avance des troupes motorisées car le réseau routier est quasi inexistant. Le journal rapporte que huit miliciens Al-Shabaab ont été blessés près de la ville de Bilis Qooqani lors d'affrontements récents.
Des avions de transport ravitaillent les milices
Les Kenya Defence Forces annoncent que deux avions transportant de l'armement ont atterri, ce mardi, à Baidoa, ville contrôlée par Al-Shabaab.

Selon le New York times, des sources militaires de la région pensent que les appareils proviendrait de l'Érythrée. Ce pays est accusé régulièrement de ravitailler les milices Al Shabab. En 2009 le conseil de sécurité a imposé un embargo l'enjoignant de “cessez d'armer, d’entraîner et d'équiper ces groupes armés.” L'Érythrée a réfuté ces informations arguant vouloir la paix et la stabilité en Somalie. L'idée d'un embargo aérien a été évoqué à plusieurs reprises pour interdire le ravitaillement des groupes armés.

le premier ministre somalien a rencontré à Nairobi des responsables kényans et évoqué avec eux l'intervention armée, et les pertes civiles liés au bombardement d'un camps de réfugiés. Lors d'une conférence de presse, le premier ministre somalien a rappelé qu'il y avait un besoin urgent de soutien de la part des grands pays donateurs. Les besoins humanitaires sont très importants pour les provinces du sud de la Somalie. Une aide massive ne peut se concevoir dans cette région sans l'établissement d'une sécurité effective. Les Kényans rappèlent que la mission de leur pays ne doit pas être vu comme un effort solitaire mais comme une contribution d'un effort plus vaste pour rétablir la paix en Somalie.

Des renforts de l'EASF


La brigade Est des forces africaines en attente (Eastern African Standby Force) a indiqué vouloir dépêcher en Somalie plus de 100 militaires dont des officiers, du personnel médical, des formateurs, des équipements logistiques en soutien à l'AMISOM .

vidéo


vidéo 2

Lien avec la résolution des nations Unies

31 oct. 2011



La marine kényane pourrait se joindre a la bataille de Kismayo

Citant des sources militaires, le journal Kenyen La Nation, annonce que l'attaque prévue sur Kismayo, le grand port maritime et bastion d'Al-Shabaab va certainement impliquer la Marine.

Carte des opérations


Depuis quelques jours, de nombreux pays de la corne de l’Afrique apportent leur soutien au Kenya dans sa bataille contre les milices islamistes.

Vidéo des dernières opérations

29 oct. 2011



Troisième semaine de l'offensive kényane en Somalie

L’opération militaire kényane, baptisée Linda Nchi (« Protéger le Kenya »),qui a officiellement pour objectif d’établir une zone tampon de 100 kms rentre dans sa troisième semaine. La situation devient de plus en plus délicate pour les Kényans dans ce pays où les USA, les Éthiopiens se sont cassés les dents. Selon leur commandement, les soldats kényans ont "totalement libéré" la province somalienne frontalière de Gedo et conquis plusieurs localités dans celle, voisine, du Bas Juba.

Opposition de principe du TFG
Selon l'agence chinoise Xinhua, le gouvernement somalien a réitéré mercredi son opposition à l'incursion kényane en Somalie pour lutter contre les militants islamistes. Lors d'une conférence de presse conjointe, le président somalien Cheikh Sharif Cheikh Ahmed, le Premier ministre Abdelweli Mohamed Ali, et le ministre de la Défense Hussein Arab Isse, ont réaffirmé la position du gouvernement somalien qui s'oppose à la présence des troupes kényanes dans le pays. Le ministre de la sécurité intérieure, George Saitoti a déclaré vendredi que le Kenya avait pour seule ambition de protéger ses frontières mais pas d'annexer la Somalie.

Le rôle des états-Unis
Les USA ont démenti toute implication directe dans les opérations en cours contre les groupes somalien Al-Shabaab. L'ambassadeur américain au Kenya Mr Scott Gration (général de division de l' USAF en retraite)a déclaré vendredi que son pays assurait un soutien au Kenya pour assurer sa sécurité intérieure. Nous n'avons pas d'opérations militaire à l'extérieur des frontières du Kenya.Les états-unis ont fourni au mois de juin du matériel à l'AMISOM a hauteur de 45 millions de dollars.

Selon le site du département d'état, Les USA confirment qu'ils disposent en Éthiopie de drones Reaper non armés basés dans la ville d'Arba Minch. Selon le site du Washington Post : "L'USAF a investi des millions de dollars pour moderniser cet aérodrome , où il a construit une petite annexe pour abriter une flotte de drones qui peuvent être équipés de missiles Hellfire et des bombes guidées. Les Reapers ont commencé leurs missions de reconnaissance cette année, au dessus de la Somalie voisine."

Le Washington Post évoque une constellation de petites bases américaines qui hébergeraient des drones dans cette région du monde. Si le déploiement de drones au Seychelles est a été rendu public dans le cadre de la lutte contre la piraterie, certains autres ont été tenus secrets.

Des opérations relativement modestes
Après deux semaines, l'armée kenyane, dont la progression est gênée par de fortes pluies, semble avoir consolidé les positions acquises. Le seul combat au sol à ce jour a eu lieu à l'initiative des shebab, qui ont attaqué une colonne kenyane jeudi. L'armée kenyane y a perdu son premier soldat et revendiqué avoir tué neuf combattants shebab. RFI précise que l'hélicoptère qui s'est écrasé est un Harbin Z-9 de fabrication chinoise.



Selon RFI, "les militaires kenyans progressent en direction de la ville somalienne d’Afmadow, où se masseraient les Shebabs, après avoir réquisitionné de nombreux véhicules pour y transporter leurs partisans. L’objectif principal pourrait être la ville portuaire de Kismayo, à 120 km plus au sud, qui sert de quartier général aux islamistes et par où leur parviennent d’importantes rentrées financières."
Le bilan est plus lourd du côté des civils kényans, puisque cinq ont été tués dans une série d'attentats perpétrés lundi, jeudi et vendredi à Nairobi puis dans le nord-est du pays frontalier avec la Somalie, près de Mandera et à Garissa.



Le Kenya a enfin annoncé samedi la tenue d'un sommet régional d'Afrique de l'Est le 15 novembre, sous les auspices de l'IGAD (Initiative intergouvernementale pour le développement, qui réunit Ouganda, Éthiopie, Djibouti, Kenya, Soudan et Somalie). Ce sommet devrait décider de renforcer de plusieurs milliers d'hommes l'AMISOM, a indiqué le ministre kényan de la Défense Yusuf Haji.

Le mot du CEMA kenyan
"Quand le gouvernement et la population du Kenya estimeront qu'ils sont suffisamment en sécurité, nous nous retirerons", a déclaré le général Julius Karangi, chef des forces armées kényanes, dressant un premier bilan de l'opération devant la presse à Nairobi. "Il n'y a pas de limite de temps", a-t-il ajouté.
photos internet, médias kényans
vidéo général Karangi

26 oct. 2011

Contrat d'avion de combat indien, prochaine étape le 04 novembre


Le blog indien Livefist annonce que les deux finalistes, Dassault et Eurofighter, sont conviés à venir au ministère de la Défense indienne le 4 Novembre pour l'authentification et l'ouverture des offres commerciales dans le cadre du contrat MMRCA. Les représentants des deux entreprises auront besoin d'authentifier les enveloppes confidentielles scellées contenant leurs offres, avant qu'elles soient ouvertes pour la comparaison finale.

Selon la presse indienne, la soumission la plus basse peut devenir le gagnant. Néanmoins, ce calcul inclut, les coûts associés en termes de pièces de rechange, le soutien sur deux ans, ainsi que le coût de possession pour 6000 h. de vol ou 40 années. Le ministère de la Défense a approuvé début octobre, les propositions de compensation des deux industriels.

Selon le journal Time Of India, la force aérienne indienne est susceptible d'acquérir 63 appareils supplémentaires au delà des 126 Premiers exemplaires, ce qui porterait le projet bien au-delà des 20 milliards de dollars.

23 oct. 2011



Offensive du Kenya en Somalie

Le Kenya vient de lancer une importante opération militaire en territoire somalien, impliquant plusieurs milliers d'hommes. Il s'agit de la plus importante opération pour une armée qui, depuis des décennies, n'a connu aucun engagement à l'exception d' opérations de maintien de la paix. La situation en Somalie dégénère depuis de nombreuses années. Une série d'enlèvements de touristes étrangers et des travailleurs humanitaires ont ramené ce pays aux premières pages de nos journaux. Les milices Shebabs sont très affaiblies depuis quelques mois par la famine qui sévit dans le sud somalien et l'action conjointe du TFG et de l'AMISOM. C'est le moment qu'a choisi le Kenya pour lancer une offensive inédite.

Les préparatifs
Les médias ont rapporté que de long convois de camions militaires de différents bataillons en provenance des villes de Moyale, Kiunga, Mandera et Garissa avant la lancement de l'offensive le 16 octobre 2011.
L'avancée des unités kenyanes
Selon Associated Press, le Kenya engagerait deux bataillons, Chaque bataillon d'un effectif de 800 soldats, est appuyé par des blindés, des hélicoptères d'attaque et de l'artillerie. Les états-unis utiliseraient des drones Predator et Reaper en soutien Les troupes se sont enfoncées en Somalie sur plusieurs axes répartis le long de la frontière. Elle se sont emparés de la ville d'Oddo et de cinq autres villes.
Selon des officiels de l'armée kenyane et des habitants, la progression continue vers la ville de Burgavo conjointement avec celles du TFG (gouvernement de transition somalien), épaulés par les milices locales alliées. "Les forces de défense kenyanes ont aussi effectué des bombardements aériens dans la région de Munarani, à 10 km d'Oddo, touchant le centre de commandement des Shebabs", a déclaré un officiel.
Selon le Monde, les troupes kényanes semblent avoir progressé vers Bulo Hadj, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, à mi-chemin entre la frontière et le port de Kismayo, source importante de recettes des Shebabs.
A l'intérieur du pays, une autre partie du contingent Kenyan cherchait toujours, depuis Qoqani à une centaine de km à l'intérieur du pays, à avancer sur la ville Afmadow contrôlée par les milices islamistes. Le port de Kismayo, donnera sans doute lieu a une féroce bataille car ce port est vital pour les insurgés somaliens. Il semble que désormais, les opérations kényanes soient entravées par les intempéries.



Selon certains médias, un drone américain a tué 44 combattants Shebab près de Ras Kamboni. Cette implication américaine n'est pas encore confirmée pour le moment, mais des informations diffusées plus tôt affirmaient que les États-Unis n'avaient pas été informés de l'opération de l'armée kényane.

Action contre les camps de pirates
Le porte-parole militaire kenyan, le major Emmanuel Chirchir déclaré jeudi que Ras Kamboni a été saisi par les troupes qui sont entrées en Somalie, Ras Kamboni était un refuge pour les pirates qui attaquent des navires dans l'océan Indien. On y trouvait aussi des camps d'entraînement pour le groupe terroriste Al-Qaïda.

Guerre de l'information
L'armée kenyane a mis en garde contre la propagande des Shebabs qui prétend avoir tué quelque 70 soldats de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom) lors d'une bataille jeudi. La seule perte concédée par le Kenya est le crash dimanche dernier, d'un hélicoptère qui aurait couté la vie à 5 militaires.

Surveillance renforcée au Kenya
Une importante communauté somalienne vit au Kenya et la police est particulièrement vigilante. Elle a d'ailleurs lancé une vaste opération de contrôle des résidents somaliens. L'ambassade américaine à Nairobi a mis en garde samedi contre le risque d'attaques terroristes imminentes contre des étrangers au Kenya. Elle fait état d'informations crédibles sur une menace imminente d'attaques terroristes contre d'importantes installations et zones du Kenya, où les étrangers ont l'habitude de se réunir.

Soutien international
Selon Le Monde, l'offensive Kenyane, qui a été décidée en étroite collaboration avec les États-Unis et les pays de la région, ressemble donc à une poussée finale pour tenterd'infliger aux islamistes une défaite décisive
Les six pays de l'IGAD ont promis un soutien complet pour l'offensive militaire du Kenya contre Al-Qaïda. Le ministre des Affaires étrangères éthiopien Hailemariam Dessalegn a déclaré que son pays envisage de se joindre à la campagne militaire en cours . Il a déclaré qu'il était "grand temps" qu'une réponse régionale soit organisée face aux provocations d'Al-Shabab. En 2006,l'Ethiopie avait occupé une grande partie du territoire somalien avant de se retirer .

Liens
vidéo

Sources
Journaux: Daily nation, Le Monde , Washington Post, CTV photos : AFP photo/Tony karumba

22 oct. 2011



Le gouvernement australien continue la modernisation de sa défense

Achat possible de C27J
Le gouvernement fédéral a confirmé qu'il avait pris contact avec Alenia pour l'achat possible de 10 avions de transport tactique C-27J pour la RAAF. La Phase 2 du projet Air 8000 Battlefield Airlifter (BFA) vise à remplacer une capacité de transport aérien tactique abandonnée depuis la retraite des caribous en Décembre 2009.

Les C-130 Hercules H et J mis en œuvre par le 37SQN de Richmond remplissent cette mission depuis quelques années. Ces appareils sont beaucoup trop lourds et ne peuvent pas utiliser des pistes trop courtes. Les C-27J pourraient être acquis dans le cadre de la procédure américaine Foreign Military Sales qui reste favorable à l'acheteur. Le C-27J a aussi l'avantage de partager le même moteur et des éléments de l'avionique du C-130J.

La demande formelle ne signifie pas le C-27J a été sélectionnée pour satisfaire à l'exigence de la phase de l'air 8000. Le C295 d'Airbus est le principal rival du C27 de Boeing. "L'information demandée renseignera gouvernement sur la capacité de l'appareil, les coûts et le calendrier associé à ce projet.

Le favori de la RAAF
La RAAF est semble privilégier de longue date le C27 qui semble plus robuste et résistant que l'appareil européen C295. La réponse est attendue pour Février 2012, après quoi «un examen attentif de toutes les options seront ensuite procéder."
La déclaration a également pour la première fois officiellement reconnu que la Défense est en train de travailler sur des l'élaboration d'options pour conserver la flotte de C-130H au-delà de sa retraite prévue en 2013 et ce jusqu'en 2016.

Lien internet:

Livraison des Super Hornet
Quatre nouveaux Boeing F/A-18FSuper Hornet ont rejoint la base de la RAAF d' Amberley aujourd'hui, complétant la livraison des 24 appareils commandés par la force aérienne australienne.
Le Group Captain Steve Robertson, commandant de la 82ème Escadre a déclaré "Le Super Hornet offre un progrès majeur dans la capacité de la RAAF et l'ensemble des Forces de défense : "Les F/A-18Fdispose d'un des radars les plus avancés du monde , assurant à nos forces un net avantage à la fois dans la technologie et la capacité,de conduire des opérations aériennes, terrestres ou maritimes. Le Super Hornet de la RAAF donne la capacité de mener le combat air-air, des frappes sur des cibles terrestres et maritimes, et de supprimer les défenses aériennes ennemies et d' assurer des missions de reconnaissance.

Transformation en Growler
La RAAF pourrait bientôt transformer 12 de ses Super Hornet en avions de guerre électronique Growler. Les avions américains de ce type récemment mis en service ont paralysé les communications du régime libyen et les systèmes de missiles sol-air. Certains appareils sont pré-cablés pour recevoir l'équipement de guerre électronique.
A cause de ces succès le gouvernement envisage de dépenser 300 millions de dollars pour transformer 12 de ces appareils, le Growler n'aurait aucun équivalent dans la région avant l'arrivée du JSF prévue en 2018.

Défense anti-aérienne
Mise en chantier du premier navire de la classe Hobart (Air Warfare destroyer)

L'Australie a lancé le programme SEA 4000 Air Warfare Destroyer dont l'objectif est le remplacement des destroyers de defense antiaérienne par un système moderne qui peut fournir une couverture étendue et s'intégrer avec l'US Navy ou d'autres partenaires en coalition.

La Royal Australian Navy a sélectionné le navire de type F100 de conception espagnole comme plateforme de base pour ses nouveaux navires. La classe Hobart offrira une défense aérienne pour des navires d'escorte, les forces terrestres ou des infrastructures dans les zones côtières,pour l'auto-protection contre les missiles et les avions. Le système de combat Aegis, est construit autour du radar éprouvé AN/ SPY 1D(V), couplé au missile antiaérien SM-2, capable d'engager des avions ennemis et des missiles à des distances au-delà de 150 km. la construction du premier bâtiment a commencé.

Lien internet


photos MOD Au