8 avr. 2012

La force en attente de la CEDEAO peut'elle intervenir au Mali




La situation au Mali a beaucoup évolué ces derniers jours. L'armée malienne peut-elle s'en sortir face à cette crise ? Rien n’est moins sûr même si la situation politique s’améliore avec le retour à Bamako du président de l’assemblée nationale qui assurera l’intérim du pouvoir.Les quinze pays qui constituent la CEDEAO* disposent comme l’ensemble des sous-régions d’Afrique d’une force civile et militaire baptisée Force en attente de la CEDEAO (FAC). Il s’agit de contingents multidisciplinaires, civils et militaires stationnées dans leurs pays d'origine et prêts à être déployés rapidement, si nécessaire.

Il s’agit de la une formalisation de l'ECOMOG (ECOWAS Monitoring Group) qui était déjà intervenue au Libéria et en Sierra Léone dans les années 1990. Cette force a été un précurseur dans la mise en place d'un mécanisme régional de paix et de sécurité. Le 6 avril, selon l’agence(Xinhua), les chefs d’état-major des pays de la CEDEAO ont élaboré un "mandat" pour l’intervention de la force militaire de la communauté au Mali, à l’issue d’une réunion d’urgence à Abidjan.


Organigramme : ministère des affaires étrangères
La CEDEAO dispose théoriquement d’un groupement interarmes (GTIA) de 2770 hommes, réservoir de force permettant d’adapter l’engagement aux besoins.

Ce GTIA que l’on pourrait comparer à Un BG de l’UE est composé :
- d’un état major permanent à Abuja (Nigeria).
- d’un bataillon Ouest sous commandement sénégalais
- d’un bataillon Est sous commandement nigérian
- d’un bataillon logistique sous commandement malien.
Au sein de cette unité on trouve aussi des éléments du génie, des hélicoptères légers et EVASAN. Cette structure est néanmoins très théorique notamment en raison de l’effondrement de l’armée malienne, de l’engagement Niger, des problèmes de l’armée du Burkina … et du manque de préparation des forces en général sur le continent.
La CEDAO insiste sur "le strict respect de l'intégrité territoriale" du Mali et pour "parer à toute éventualité" étudie le déploiement de sa force militaire forte d'au moins 2.000 hommes.D’après abidjan.net

La Cedeao n’a jamais montré son efficacité sauf une fois dans le cas du Liberia. Elle a 2 000 hommes et il lui faudra au moins un mois pour préparer l’offensive. D’ici là, il sera déjà trop tard », fait remarquer Philippe Hugon, chercheur à l’Iris.
Le rôle de l’Europe et de la FranceUne telle opération nécessite d’importants moyens logistiques que seules grandes puissances peuvent fournir pour équiper les 3000 hommes prévus. La France par la voix de son ministre de la Coopération, a promis son aide matérielle mais a exclu toute intervention de ses soldats.Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que Paris pourrait fournir un soutien logistique pour le déploiement de deux bataillons de 3.000 hommes au Mali.
Ci-joint une étude très théorique qui met en valeur les moyens aériens dont disposent désormais les pays africains. Il ya désormais en Afrique des états qui disposent de moyens récents et capables de conduire des actions militaires. Limitée au potentiel aérien , elle démontre que la région progresse dans ce domaine avec la remise en état de nombreux aéronefs au Nigeria et l’acquisition d’appareils adaptés pour les plus petits états. Le seul problème reste le financement d’une campagne militaire qui ne peut se faire sur les budgets courants.
L’aide des pays européens ou des USA, devra se concentrer sur la logistique ainsi que les transports stratégiques qui ne pourront être fourni que par ces grands pays.
Pays de la CEDAO
*BENIN, BURKINA FASO,CAP VERT ,COTE D’IVOIRE, GAMBIE, GHANA , GUINEE, GUINEE BISSAU, LIBERIA, MALI, NIGER, NIGERIA, SENEGAL,SIERRA LEONE, TOGO

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